La nation fantôme de The Besnard Lakes…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Julien Bouchard

Excuse my french

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En choisissant pour titre de son second elpee, « Excuse my french », Julien Bouchard voulait peut-être s’excuser d’avoir opté (définitivement ?) pour la langue de de Molière, afin d’interpréter ses chansons. Faut dire que sur son premier opus, elles étaient alternativement écrites en français ou en anglais. Pourtant, sa musique est demeurée fondamentalement anglo-saxonne. Influencée, probablement par Sparklehorse, Elliott Smith ou encore Lemonheads. A contrario, un morceau comme « Tu m’entraînes » épouse, malgré la présence d’un synthé, un format grunge. Parmi les 10 plages de cet opus, on épinglera encore l’excellent et bien électrique « Le sens de la fête », le dépouillé « Château de sable », « Ton ombre est ma lumière », une piste enrichie d’une intervention à la trompette et puis une compo qui véhicule des accents prog. En l’occurrence « En nous », surtout lorsque la guitare talonne la voix. Enfin, Eddy La Gooyatsch (un chanteur nancéen) apporte son concours à « Même pas là », une plage qui met bien exergue de chatoyantes tonalités de gratte, dont une traitée en slide.

Quant aux inflexions vocales, elles sont très susceptibles de rappeler Etienne Daho. Elégance, mélancolie et poésie sont les maîtres mots de cet LP fondamentalement pop/rock, malgré le recours à la langue française…


 

Julien Bouchard

Songs from La Chambre

Écrit par

Julien Bouchard a déployé ses ailes, délaissé un peu son groupe Coco Business Plan pour sortir son premier album solo. Sa voix légère (parfois peut-être un rien trop fluette) se pose sur ses propres arrangements avec une délicatesse assez remarquable. Cet auteur-compositeur-interprète ne se contente pourtant pas de cette recette, dans l’esprit de ses multiples casquettes. Il explore tout ce qui est à la mesure de son talent, sans jamais essayer d’aller au-delà, sans jamais choisir la facilité. Tantôt en français, tantôt en anglais, Julien Bouchard ne joue jamais deux fois la même partition. Chaque morceau semble avoir ses propres inspirations, son propre univers. Et il sait faire mouche à l’aide de ses textes poétiques, ses refrains efficaces, ses airs mélodieux. Tout est finement dosé. Et comme il se doit, tels de vieux briscards, il se fend d’un titre plus radiophonique, plus ‘grand public’, en gravant ses « 100 regrets ». Une manière intelligente d’entraîner les dix autres titres dans son sillage.

Qu’on permette toutefois de regretter que Shakespeare l’emporte sur Molière au niveau de la langue. Si « Fear » sort grandi de ce choix, en plongeant dans un univers quasi-mystique, c’est un peu moins le cas des « Handguns » et « Always » dont le style aurait été davantage servi par les douces intonations du chanteur. Preuve en est le très beau « Prendre du temps » qui se révèle quelque peu cinématographique ; une piste pas déplaisante, peut-être un peu mielleuse, mais qui colle bien à la musique de Julien Bouchard.