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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

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Kent (Sweden)

Hagnesta hill

Avant d'entrer en studio, pour enregistrer son quatrième album, la formation suédoise disposait de 38 nouvelles chansons. Elle n'en a cependant retenu que treize pour figurer sur ce " Hagnesta hill ". Il faut donc supposer que ce sont les meilleures. C'est en tout cas une certitude pour le single " Music non stop ", titre que vous avez certainement déjà eu l'occasion d'écouter ou d'entendre sur l'une ou l'autre station radiophonique. Ou pour les standards de britpop/rock électriques, mélodiques et hymniques tels que " The king is dead ", " Rollecoaster " ou " Revolt III ". Des morceaux, il est vrai, aussi percutants que ceux qui figuraient déjà sur le précédent opus, " Isola ". Une œuvre qui bénéficiait déjà du concours de Zed à la production et au mixing. Et si le reste du disque se révèle aussi intéressant, il se démarque davantage du carcan Radiohead/House of Love au sein duquel bon nombre de détracteurs les avaient déjà enfermés. Plus rock que pop, ces compositions épousent même parfois un profil progressif. Tracé voici près de trente ans par Peter Gabriel, lorsqu'il officiait encore au sein de Genesis. A l'instar de " Heavenly junkies " ou de " Stay with me ". Ou encore éveillent, à travers l'irrésistible " Just like money ", le souvenir de classiques de la fin des seventies, tels que " Rebel rebel " et " Jean genie " de Bowie ou encore " My sharona " du météorique Knack. Enfin, si " Stay with me " se veut aussi tendre qu'une ballade de Travis, " Stop me june (little ego) ", nous précipite dans un univers atmosphérique lancinant, légèrement cuivré, proche d'un David Sylvian qui aurait eu la bonne idée de faire un boeuf avec l'ex trompettiste de James. Un James dont on retrouve, d'ailleurs, certaines intonations sur " Just like money ". Probablement un des albums de l'année...

 

Kent (Sweden)

Isola

De Kent, vous ne connaissez probablement que le hit single doublé d’un clip flamboyant, " If you were here ". Pourtant, le quintette suédois vient d’enregistrer son troisième album, " Isola ". Ce qui explique sans doute pourquoi en Scandinavie, ils sont aussi populaires que les Cardigans et les Wannadies. Si pas plus ! Leur nouvel opus devrait normalement leur permettre d’asseoir leur réputation à travers le monde. Joakim Berg, le chanteur, a d’ailleurs reçu le concours du vocaliste de Baby Chaos, Chris Gordon, question de parfaire la prononciation de son anglais. Dans la lignée britpop des Radiohead, Mansun, Marion et consorts, Kent ne lésine pas sur l’électricité des guitares, mais accorde un soin tout particulier aux arrangements, et tout particulièrement aux instruments à cordes, évoquant d’une manière plus rafraîchissante un zeste de mélancolie fraîchement pressé, servi avec de la glace pilée et une tranche de mélodie parfaite…

 

Kent (Sweden)

C’est en Suède que ça se passe!

De Kent, vous ne connaissez probablement que le hit single, doublé d’un clip flamboyant, « If you were here ». Pourtant, le quintette suédois est très populaire dans son pays et vient d’enregistrer son troisième album, « Isola ». Juste avant de partir en tournée et de participer à la plupart des festivals de cet été, en Europe. Comme celui du Pukkelpop. A l’issue de leur excellent set, nous avons rencontré un des deux compositeurs, Martin Sköld, bassiste également, flanqué, non pas du chanteur (NDR : l’autre lyriciste), mais du claviériste Markus Mustonen…

Pour enregistrer votre dernier album, Chris Gordon, le chanteur de Baby Chaos, vous a donné un coup de main. Vous le connaissiez depuis longtemps ?

M.S. : Joakim (NDR : le chanteur), l’avait déjà rencontré, et apparemment, le courant était bien passé entre eux. Il l’a aidé à parfaire son anglais. Il n’est pas toujours facile de bien saisir la signification de ce que tu écris, lorsque tu ne maîtrises pas parfaitement une langue étrangère. Il s’est donc occupé de vérifier les lyrics et de les adapter en quelque sorte, en fonction du contexte. Je pense qu’au fil du temps, ils se sont même mis à composer des chansons ensemble…

Vous aimez Baby Chaos ?

M.S. : Pas vraiment, nous n’avons jamais écouté la moindre de leurs chansons…

Avez-vous l’intention de réenregistrer vos deux premiers albums en anglais ? Eventuellement avec le concours de Chris Gordon ?

M.M. : Non, ces chansons sont trop anciennes. Nous préférons nous concentrer sur de nouvelles …
M.S. :
Nous devrions enregistrer un nouvel album au printemps prochain, car nous avons énormément de titres disponibles, qui n’ont pas encore été enregistrés.
M.M. : Et peut-être, également, un deuxième dans la foulée, dès l’automne 99.

Toujours sous la houlette de Chris Gordon ?

M.S. : Pourquoi pas !
M.M. : C’est vraiment un chouette gars !

Est-ce que ABBA est demeuré un groupe mythique pour vous ?

M.S. : Bien sûr ! Et puis, c’est la formation suédoise la plus célèbre.
M.M. : Un jour, nous avons même eu la chance de les croiser dans un restaurant, et puis de rencontrer l’un d’entre eux…
M.S. : Aujourd’hui, ils se consacrent à la musique folk suédoise.

Paraît que louer leur studio coûte la peau des fesses. Si vous disposiez d’assez de fric, vous y séjourneriez ?

M.M. : Je l’achèterais !
M.S. : Non, nous le prendrions plutôt en location…
M.M. : Leur studio se trouve à Stockholm. Mais, lorsque nous enregistrons, nous préférons nous rendre à l’étranger. M’enfin, j’ai déjà visité les studios d’ABBA, et je reconnais qu’ils sont remarquables ; c’est probablement le plus performant de Suède…

A ce propos, votre dernier album, vous l’avez enregistré en Belgique. Dans les studios « Galaxy » de Mol très exactement. Apparemment, c’est votre producteur, Zad, qui vous l’avait recommandé. Avait-il des raisons particulières pour opérer ce choix ?

M.S. : En fait, il avait travaillé en compagnie d’autres groupes, dans le passé. Il connaissait tout particulièrement les lieux, et puis, au départ, nous souhaitions nous rendre à Berlin, là oµ la plupart des disques de Bowie avaient été enregistrés. On voulait retrouver cette atmosphère toute particulière, qu’il est toujours, jusqu’à présent, le seul à concevoir. Malheureusement, ces studios étaient en pleine phase de rénovation. Nous avons demandé conseil ; et puis Zad, nous a aiguillés sur celui de ‘Galaxy’, nous précisant, que c’était le meilleur endroit qu’il connaissait, pour y avoir déjà travaillé. Finalement, c’est vrai, c’est un endroit idéal pour bosser.

Vous avez ainsi pu rencontrer Luc Van Acker, le propriétaire de ces studios. Votre rencontre a donc dû être très conviviale ?

M.M. : Absolument. Il est même ici (NDR : au Pukkelpop). Nous avons mangé ensemble ; et puis, nous lui avons dédicacé une de nos chansons.

Bowie, c’est un mythe pour vous ?

M.S. : Nous apprécions tout particulièrement tout ce qu’il a sorti entre 1972 et 1976.

Comment expliquez-vous que le clip consacré au single « If you were here » est passé si souvent  sur MTV ?

M.M. : Je suppose qu’ils appréciaient la chanson, et puis également le clip. C’est une question de chance. Nous étions probablement dans un bon jour, lorsque nous leur avons remis la cassette…

Pas d’autres explications ?

M.S. : Non, personnellement, je n’en ai pas. Vous devriez leur demander.
M.M. : La meilleure explication ? C’est une bonne chanson !

Pas facile quand même de s’y imposer. Beaucoup de groupes américains n’y sont même jamais passés !

M.M. : Nous étions en Finlande, pour une tournée, lorsque nous avons vu le clip diffusé, pour la toute première fois, sur MTV. Du coup, on s’est foutu une bonne cuite. Mais, c’est vrai que c’était assez surprenant.

Comment expliquez-vous qu’il y ait une telle prolifération de groupes scandinaves qui s’exportent aussi bien, et notamment, suédois ?

M.S. : Je suppose que c’est parce que l’environnement musical est idéal. Il y a aussi beaucoup de monde qui est prêt à aider les groupes. Suffisamment de salles pour répéter qui ne coûtent pas tellement cher. Le gouvernement apporte également son aide d’une manière substantielle, et surtout financière. Il est assez facile de lancer une formation et de se faire payer en retour. Je pense que c’est notre tour maintenant …

Chez vous, vous êtes devenus célèbres. Pas trop de problèmes, lorsque vous souhaitez sortir et prendre un bain de foule ?

M.S. : Non, en Suède, en général, le public te laisse tranquille, respecte ta vie privée…
M.M. : Ici, ce n’est pas un problème, car personne ne nous connaît.

Je suppose que vous n’aimez pas trop les comparaisons. Mais parmi toutes celles que nous avons pu lire dans les différents articles ou bios consacrés au groupe, celles relatives à Radiohead, Mansun et à l’ensemble australien Church, nous semblent les moins absurdes. Une réaction ? Avez-vous des atomes crochus avec la scène australienne ?

M.M. : En général, nous n’aimons pas trop la musique australienne. Nick Cave, quand même. Mais pas ce que faisait INXS.
M.S. : Si je me souviens bien, The Church avait commis une excellente chanson, « Under the milky way ». C’était déjà, il y a longtemps. Mais la musique australienne ne me tente pas plus que ça.
M.M. : Radiohead est un de nos groupes préférés. Mansun, je ne connais que le nom. Je n’ai jamais écouté leurs disques. Mais  Radiohead et The Church sont de bons groupes (NDR : et certainement de bonnes comparaisons)…

(Version originale de l’article paru dans le n° 66 du magazine Mofo de septembre 1998)

Merci à Jean-Baptiste Ducrotois