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Wiz Khalifa

Jam For The Ladies

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Son précédent séjour en Belgique, Wiz Khalifa s’en souviendra longtemps. Il est en effet l’un des derniers artistes à s’être produit sur une scène du Pukkelpop 2011, avant l’événement désastreux qui a frappé le festival. Et ce nouveau passage sur les planches belges, il est fort à parier que le jeune rappeur s’en rappellera également longtemps, mais pour des raisons autrement plus réjouissantes. Car c’est une foule déchaînée et hautement enthousiaste qui a accueilli l’artiste ce vendredi 18 novembre, dans la grande salle de l’Ancienne Belgique.

Depuis sa signature sur le label Atlantic, le nom du rappeur de Pittsburg est sur toutes les lèvres. La sortie du single « Black & Yellow » et de « Rolling Papers », son troisième LP, ont contribué à alimenter un buzz aujourd’hui devenu considérable. Pour preuve, une AB complète depuis quelques mois déjà. Pourtant, quelques minutes avant le show du bonhomme, l’assistance est encore clairsemée. Sur les coups de 21h, le DJ prend place derrière ses manettes. Pas de vrai show ‘live’ donc. Ce qui n’empêchera pas le public de hurler à plein poumons à chaque onomatopée et scratch du gars. Dans les gradins, une jeune fille s’accroche à son panneau ‘I Love You Wiz Khalifa’ ou un truc du genre. Justement, le Wiz s’amène tranquille sur scène, sous un sweatshirt rose et déballe instantanément « When I’m Gone ». Premier morceau, premier tube. Et des tubes, il va en pleuvoir ce soir. Les filles ne maîtrisent plus leurs cordes vocales tandis que les mecs lèvent les bras comme un seul homme. Wiz Khalifa est accueilli comme le messie. Accompagné de Chevy Woods, qui assurait également la première partie de la soirée, le rappeur remercie d’entrée de jeu ses fans de leur présence et leur balancent des « Cabin Fever », « Gang Bang » et autres « In The Cut » qui font vibrer les murs de la salle.

Cameron Thomaz, alias Wiz Khalifa, sait comment faire hurler les filles. D’abord en sweat, le jeune homme se retrouve bientôt en chemise avant de finir torse nu en milieu de parcours. Mais c’est lorsqu’il s’adonne à quelques pas de danse suggestifs que la gente féminine fait plus particulièrement péter les décibels. Repris à plein poumons par les fans, « Taylor Gang » voit l’apparition sur scène de trois mecs sortis de nulle part. Ils ne chantent pas, ne rappent pas, ne dansent pas vraiment. Bref, ils ne servent à rien, sinon à jouer aux poseurs en trois minutes chrono. Un ‘Bros before hos’ scénique tout à fait dispensable.

La dernière partie du concert est consacrée aux derniers tubes du rappeur qui enchaîne coup sur coup « On My Level », « No Sleep », avant que « Roll Up » et « Black & Yellow » ne ferment la danse. Wiz et ses potes ne s’éclipsent que l’espace de quelques secondes avant de balancer un dernier morceau et tirer leur révérence. Le moins que l’on puisse dire c’est que le rappeur a laissé une bonne partie du public sans voix. Au propre plus qu’au figuré.

Organisation : Live Nation.

Khali

Khali

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A l'écoute de cette réédition du premier album de Khali, projet parallèle de deux membres de Time Machine, groupe phare de la scène prog metal italienne, impossible de ne pas penser au monumental "Operation Mindcrime" de Queensrÿche. La démarche est très semblable, mais le résultat n'est évidemment pas à la hauteur du classique des classiques. Néanmoins, Khali possède de nombreuses qualités et a accouché d'un concept-album tout à fait intéressant. L'influence de Queensrÿche est évidente, mais fort heureusement cette impression est passagère, et nos Italiens s'éloignent bien souvent des sentiers battus. Les compos sont à la fois techniques et mélodiques, et il convient de saluer particulièrement le travail vocal qui a incontestablement fait l'objet d'un long travail. La force de Khali est aussi de ne pas être tombé dans la facilité qui aurait consisté à recycler certaines ‘chutes’ des différents albums de Time Machine. Plus mélancolique et expérimental, ce projet en forme d'échappée arrive à surprendre là où on s'y attend le moins. Les amateurs de power-prog auraient bien tort de ne pas s'accorder ce petit plaisir parfaitement ficelé.