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King Creosote

Astronaut Meets Appleman

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Kenny Anderson, aka King Creosote, est né en Ecosse. Ses deux frères –Ian (Pip Dylan) et Gordon (Lone Pigeon, The Aliens)– sont également considérés comme des surdoués, dans l’univers de la musique. Depuis plus de 20 ans, il sème des pépites au cœur d’un sillon d’une inaltérable qualité. Et ce nouvel exercice d’orpaillage en recèle 10. Dix morceaux de folk/pop illuminés par une voix capable de vous flanquer des frissons partout. Classiques, ils intègrent  une instrumentation celtique plus traditionnelle, comme la cornemuse et la harpe.

Enregistrés sur l’île écossaise de Mull, les compositions de cet opus recèlent ce feeling infinitésimal, capable de vous entraîner dans un autre monde. Des exemples ? « Melin Wynt », caractérisé par sa mélodie céleste. « Surface », souligné de chœurs et magnifié par la cornemuse. Ou encore « You Just Want », reflet d’une humble ambition. « Astronaut Meets Appleman » est une œuvre vraiment convaincante qui enrichit pourtant une discographie plus que pléthorique.

 

King Creosote

From Scotland with love

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En quinze ans de carrière, King Creosote a quasiment publié le même nombre d’albums. Mais ce « From Scotland with love » devrait enfin consacrer cet artiste. D’ailleurs si ce n’est pas le cas, je jette définitivement l’éponge et me consacre à la musique de stade. Car, je le dis et le répète, « From Scotland with  love » est un œuvre parfaite de bout en bout. Mais paradoxalement, Kenny Anderson (NDR : encore un barbu !) alias King Creosote, pourrait atteindre cet objectif, grâce à cette B.O. d’un documentaire réalisé par Virginia Heath, consacré à l’Ecosse via les Jeux du Commonwealth.

Les onze pistes de ce long playing sont aussi accrocheuses les uns que les autres. Des titres pop/folk/rock qui font mouche à chaque fois. Le disque s’ouvre par un véritable hymne pour les marins qui ont le vague à l’âme, une ballade folk dépeignant sa ville portuaire natale de Fife. « Cargill » réchauffe l’atmosphère. L’instrumentation est luxuriante et le remarquable crescendo évoque instinctivement Arcade Fire voire The Decemberist. « Largs » est imprimé sur un tempo plus enlevé. Et finalement, on pourrait mettre en exergue toutes les plages du long playing, tant elles rivalisent d’excellence. Néanmoins, j’épinglerai encore « For One Night Only », réminiscent de Wilco ainsi que « Bluebell,  Cockleshell, 123 » et « Pauper’s Dough », deux pistes magnifiées par des chœurs…

« From Scotland with love » constitue clairement l’album le plus abouti de King Creosote, mais surtout, un des meilleurs parus en 2014, tous styles confondus.

 

King Creosote

Flick The Vs

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De retour sur le label Domino après avoir passé trois années loin du circuit mainstream, King Creosote publie déjà son 40ème album depuis 1998. Malgré cette nouvelle livraison réussie, le prolifique Kenny Anderson ne rencontrera probablement jamais le succès qu’il mérite. Quel dommage de voir semblable compositeur confiné dans l’étroite de son Ecosse natale. Mais peut-être le succès n’est-il pas vraiment son objectif. Car comment comprendre qu’un aussi bon album puisse être emballé dans une pochette médiévale aussi immonde ?

Une nouvelle fois, en commettant ce « Flick the Vs », King Creosote parvient facilement à faire rimer quantité avec (grande) qualité. Ce nouvel opus recèle une pléiade de morceaux magnifiques. A l’instar de « Bombshell », son effort précédent. Si le chanteur possède une voix d’ange mélancolique et bouleversante, la musique de King Créosote est totalement indéfinissable. Faut dire que Kenny Anderson prend un malin plaisir à brouiller les pistes. Son folk est très alternatif. Et le qualificatif est faible. En fait, en injectant de la pop, et de l’électro minimaliste, mais surtout une sensibilité mélodique unique en son genre, il compose du King Creosote, tout simplement.

L’album s’ouvre en fanfare par deux titres de plus de 5 minutes : « No One Had It Better », caractérisé par son crescendo électro rock et le recours au vocodeur ; et surtout « Two Frocks At A Wedding », une chanson pop empreinte d’une grande délicatesse. Des morceaux qui permettent d’entrer directement dans l’univers hanté du songwriter écossais. Aucun titre ne ressemble à un autre. Un parfait modèle pour le folk moderne ! Le format classique de « Camel Swapped For Wives » convient tout autant que le plus enjoué « Rims ». Kenny Anderson est accordéoniste de formation mais jongle avec un tas d’instruments. Néanmoins l’accordéon lui permet d’accentuer l’aspect mélancolique et langoureux de ses chansons.

La créativité de Kenny Anderson est intarissable. Et ce « Flick the Vs’ » en est une nouvelle démonstration. Une chose est sûre, il nous entraîne très haut dans la galaxie pop.

Inclinez-vous donc devant le Roi Creosote ! D’ailleurs si sa majesté me le permet, je passerai encore quelques temps en sa compagnie. La famille royale Anderson surpasse en tout cas de loin celle des Windsor. En effet le frère de Kenny n’est autre que Lone Pigeon, le cerveau allumé du Beta Band, qui a également embrassé une carrière en solitaire.

 

King Creosote

Rocket DIY

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Parachutage diachronique. Kenny Anderson, alias King Creosote, remue les unités sonores d’un genre élémentaire: le folk. Chez lui, la tendance est toute britannique. Autrement dit, Dylan a la main coincée dans sa gratte. Ici, la musique tourne à la folie, la démence démesurée, la démesure démentielle. En prise direct avec l’univers de Nick Drake, le folk de King Creosote n’alimente pas la rubrique ‘new weird’. King Creoste touche au baroque. Au sens noble du terme, il superpose les couches, amoncelle les notes et s’abandonne dans l’abondance de trois accords primaires. Sans relâche, il les tient, les serre jusqu’à en retirer l’essence ultime. Après l’initial « Kenny and Beth’s Musakal Boat Rides », ce deuxième disque est propice aux nuits banches. « Rocket DIY » est un soleil perché dans les étoiles, un puit de lumière plongé dans l’obscurité. La créativité excentrique du bonhomme tend pourtant à faire oublier la richesse mélodique qui se trame en filigrane de ces 12 titres faussement désabusés. Les trouvailles électroniques côtoient l’inventivité. La rencontre naturelle : aucune préméditation auxiliaire. Croisée quelques mois plus tôt sur le dernier album de Magnétophone sous le titre « a sad Ha Ha », la chanson « Circled my demise » retrouve toute sa simplicité, une candeur limpide, rafraîchissante. Haute volée d’innocence, de pureté, « Rocket DIY » se plante devant les discographies de Badly Drawn Boy, Nick Drake, Elliott Smith, Syd Barrett et autres Sebadoh. Et attend patiemment sa place dans la discothèque idéale de tous les amateurs du genre.

King Creosote

Kenny and Beth´s musakal boat rides

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King Creosote nous vient de Fife, en Ecosse. Depuis 1995, il a enregistré un tas de chansons qu'il a gravé sur CDR. Des disques parus chez Bad Jazz, Fence et Domino ; mais extrêmement difficiles à se procurer. " Kenny and Beth's musakal boat rides " constitue, en quelque sorte, une compile de son ancien répertoire. Et il faut avouer que les 13 chansons réunies sur cet elpee, et qu'il interprète flanqué de son quintette, ne manquent pas de charme. Sculptées dans un folk/pop alternatif, et légèrement teintées de psychédélisme, elles peuvent se révéler tantôt contagieuses, allègres, tantôt ténébreuses, spectrales. Balayée de bruitages post industriels, " Space " aurait même pu figurer au répertoire d'un 16th Horsepower. Accordéon, drums feutrés, percus et guitare acoustique (NDR : jouée le plus souvent en picking) forgent l'ossature de l'instrumentation. Sans oublier la voix de Kenny. Bien timbrée, chaleureuse, elle épouse même parfois les inflexions de Mark Chadwick (Levellers). Mais au sein de cet espace sonore, les samples inventifs, les bruitages et les oscillations du clavier nous entraînent dans un monde visionnaire, surréaliste, mais au lyrisme empreint de mélancolie. James Yorkston et Pip Dylan, deux potes à Kenny, sont venus lui filer un coup de main, sur l'excellente ballade " Lavender moon ". Mais, j'ai surtout flashé sur " Lonepigeon's wine glass finale ", une plage soulignée par un orgue qu'on croirait emprunté à Eyeless in Gaza ". " Pulling up creels " et ses samples en boucle décalés par le rythme. " Harpers's dough " et ses harmonies vocales dignes de Peter Paul & Mary. Et surtout " So forlorn ", qui nonobstant son riff de guitare obsessionnel, me rappelle James. Même la voix de Kenny est ici aussi sinusoïdale que celle de Tim Booth. A la croisée des chemins de Syd Barrett, des Nits et de Chris Knox, cet opus a vraiment tout pour plaire…