Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

logo_musiczine

Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (1 Items)

Krokus

Hoodoo

Écrit par

Paru en 1982, le sixième album de Krokus, « One Vice At A Time », figure toujours en bonne place dans mon top 20 personnel des meilleurs albums de hard rock de tous les temps. Imaginez donc ce mélange d’excitation et d’inquiétude qui m’étreint à l’heure de découvrir enfin ce « Hoodoo », enregistré en 2010 par le line-up mythique de 1982.

Krokus, dont les 15 opus précédents ont été certifié disques de platine dans son Helvétie natale, n’a jamais vraiment cessé de tourner depuis sa formation en 1976. Le line-up du début des eighties, considéré comme ‘classique’ s’était cependant disloqué, peu après la sortie de « Headhunter », en 1984. Plus de deux décennies plus tard, fin 2007, les cinq musiciens décident de se réunir pour participer à un show de la télévision suisse célébrant les plus grands succès de la musique helvétique (Die Grössten Schweizer Hits) où ils interprètent quelques-uns des titres qui ont fait leur gloire. Cette rencontre amicale semble si bien tenir la route que le groupe annonce, quelques mois (et quelques concerts) plus tard, son intention d’enregistrer un nouvel elpee. Pour beaucoup de fans (dont votre serviteur), revoir les noms de Marc Storace (chant), Chris Von Rohr (basse), Fernando Von Arb (guitare), Mark Kohler (guitare) et Freddy Steady (batterie) figurer sur une même pochette en 2010 tient carrément du rêve éveillé.

Il ne faut guère écouter plus de 3 secondes du titre d’ouverture « Drive it in » pour que toutes les inquiétudes concernant le bien fondé de cette reformation soient balayées. Oui, le Krokus des grands jours est bel et bien de retour. Les vingt-cinq années de séparation ont été plus que bénéfiques au cinq Helvètes qui, faisant fi de leurs petites rancunes passées, semblent vouloir donner le meilleur d’eux-mêmes pour la gloire du rock’n’roll. Tous les ingrédients qui ont fait le succès de la formation helvétique au début des années quatre vingt sont à nouveau réunis : le hard rock aux riffs simples et efficaces, les mélodies imparables, les refrains immédiats mémorisés dès la première écoute et surtout, la voix géniale de Marc Storace, l’un des rares vocalistes rock à pouvoir concurrencer le grand Bon Scott sur son propre terrain. Comme c’était le cas dans les eighties, le groupe passe tour à tour de titres calqués sur le schéma cher au hard rock d’AC/DC (« Keep Me Rolling », « Rock’n’Roll handshake », « Shot Of Love ») à des titres beaucoup plus personnels (« Hoodoo Woman », « Ride Into The Sun ») voire même parfois à la limite du heavy métal (« Firestar »).

Après le « American Woman » des Guess Who en 1982 et le « Balroom Blitz » de Sweet en 1985, Krokus se fend une nouvelle fois d’une reprise d’un classique du rock : le « Born To Be Wild » de Steppenwolf, certes déjà repris des milliers de fois, mais toujours aussi efficace.

C’est Chris Von Rohr en personne qui produit « Hoodoo ». Il faut dire que le gaillard bénéficie d’une solide expérience des studios puisqu’il était, entre autres, derrières les manettes lors des enregistrements successifs des cinq premiers elpees de l’autre gloire du hard rock suisse : Gotthard.

Au top de sa forme, Krokus impose « Hoodoo » comme le parfait successeur de ses quatre meilleurs opus : « Hardware », « Metal Rendez-vous », « One Vice At A Time » et « Headhunter ». A l’instar de celle d’AC/DC, la musique du combo suisse n’a pas pris une ride. Un retour aussi réussi qu’inattendu !