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Lansbury

That creepy hope on love

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Cette formation espagnole, de Gijon pour être plus précis, pratique une forme de slowcore dans la lignée de Low voire de Codéine. La plupart des compositions de ce premier opus adoptent, en tout cas, un profil aussi tourmenté. Avec plus ou moins d’activité électrique, qu’alimente régulièrement des claviers fluides, tourbillonnants, parfois même ‘floydiens’ (« Animals » ?). Vous ne serez donc pas surpris que certains fragments atteignent six, sept voire huit minutes. Les deux morceaux sculptés dans une lo fi proche de Lambchop (« Singsong for the goodtimes » et « Your starlette lingerie ») constituant les exceptions qui confirment la règle. Si toutes les chansons baignent dans la mélancolie douce, elles ne parviennent que trop rarement à atteindre l’intensité émotionnelle d’un Red House Painters. A cause de la trame mélodique beaucoup trop linéaire. Pourtant le groupe possède un potentiel indéniable ; et il le démontre tout au long du morceau final, « The birthday boy », une plage psychotique au cours de laquelle les guitares finissent par se lâcher. Et puis de l’hypnotique « A luscious moment », un morceau fouetté littéralement par des cordes de guitare incisives, vivifiantes. En outre, Lansbury peut compter sur la présence d’un excellent vocaliste : Javier Otero, dont le baryton est très proche de Stuart Staples (Tindersticks). Pour enregistrer cet elpee, la formation a également reçu le concours de Nacho Alvarez (Manta Ray), ainsi que de la chanteuse Conchi. Cette dernière sur un seul track : « Dragon ». Et il faut reconnaître que ses inflexions sinusoïdales (Kristin Hersh ?) apportent du relief à la chanson. Dommage d’ailleurs qu’elle n’échange pas davantage de duo avec Javier.