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Denver ou DNVR ?

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Larry Garner

Once upon the blues

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Larry est un des bluesmen contemporains les plus populaires. Un vrai songwriter qui écrit, avec aisance, de petites perles issues de sa Louisiane paresseuse. L'atmosphère est en effet très détendue, avec l'orgue qui entoure le refrain pour ouvrir "Where blues turn black". Larry hausse le ton et fait parler sa guitare dans une superbe "Slower traffic keeps right". Lui, l'homme de Baton Rouge, s'envole alors vers le South Side de Chicago, avec le très Muddy Waters "A real gambling woman". Le Japonais Seiji Yugushi est à l'harmo et le brillant Ernest Williamson, au piano. Même recette, mais sur un tempo enlevé pour " Won't tell your mama ". Plus funk, le vibrant " Tant was her dance " est une invitation à se remuer sur la piste de danse. Tout au long du lent et majestueux "I ain't the one", il explique à sa copine sadomasochiste, qu'il n'est pas de ce bord, mais tout simplement un bluesman de passage. Un grand classique du blues ! C'est avec une certaine colère, manifestée à travers les cordes, qu'il affronte "Virus blues", ces mêmes virus qui s'attaquent à son ordinateur. Un blues très an 2000. Le blues pur, lent, électrique, intense et dramatique, revient une nouvelle fois avec "If she tells you no", une chanson qui traite, encore et toujours, de ces relations sentimentales tendues qui font le blues. Typiquement Garner, "The muddy river" est ce type de petite ballade qui marque la différence. Sa voix nasillarde fait merveille face au piano de Williamson. Il referme cet album au cœur du Delta, pour y interpréter "Nothing but life", en duo avec Yugushi. Bon album!