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Laurence Jones

Take me high

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Britannique, Laurence Jones est un jeune chanteur/guitariste qui manifestement est parvenu à faire son trou, dans l’univers du blues. Il a d’ailleurs décroché, lors des ‘British Blues Awards’ le titre de ‘Jeune artiste de l’année’, en 2014 et 2015. A ce jour, il compte trois elpes à son actif. Tout parus chez Ruf ("Temptation", "What’s it gonna be" et "Take me high"). Sans oublier sa participation au ‘Blues Caravan 2014’, accomplie en compagnie d’Albert Castiglia et Christina Skjolberg. Et immortalisée depuis. Pour mettre en forme son dernier long playing, il a reçu le concours du célèbre producteur insulaire Mike Vernon. Ce dernier avait déjà été approché, dans le passé ; mais sans aboutir à un accord. Et puis, celui qui a porté sur les épaules, la vague du blues anglais des sixties, a enfin accepté de se mettre au service d’une étoile montante. L’objectif était de rencontrer le caractère live d’une performance en club. Pour la circonstance, Laurence était entouré de son backing group habituel : le bassiste Roger Inniss, le batteur Phil Wilson et le claviériste Bob Fridzema. Laurence signe neuf titres de ce long playing. 

Blues/rock, "Got no place to go" est une piste idéale pour la formule trio. La voix est affirmée. Jones s’autorise son premier envol sur ses cordes. Et il n’est pas banal. Les sonorités sont extrêmement trafiquées, dans un style susceptible de rappeler Jimi Hendrix. "Something’s changed" vire au R&B. La gratte libère à nouveau des tonalités étranges, aigues ; mais elles restent bien maîtrisées. La voix est autoritaire. Nerveux, "Live it up" élève le tempo. Tapissé par l’orgue Hammond, le morceau réserve d’excellents échanges vocaux entre Jones et Reuben Richards, un chanteur anglais de couleur noire, notoire dans l’univers de la soul. Des accords de gratte acérés introduisent "Addicted to your love", un blues rocker qui ne manque pas de charme. Et si les cordes déjantées lorgnent vers Hendrix, la voix semble plutôt hantée par Paul Rodgers, le chanteur de Free. Une voix mûre qui domine également la ballade "I will". L’orgue sert toujours bien de toile de fond. Et chargée de feeling, la guitare prend un billet de sortie. "Thinking about tomorrow" est une autre jolie ballade. Jones injecte une fameuse dose d’émotion dans son solo, dans un style réminiscent d’un autre maître de la première époque, Eric Clapton. "Take me high" évolue encore sur un tempo indolent. Laurence semble d’ailleurs s’y sentir particulièrement à l’aise. Et sa voix devient progressivement dramatique. Le spectre du Free rôde manifestement tout au long de "Down & blue". La voix n’a jamais été aussi proche de celle de Rodgers ; en outre, les riffs plaqués sont manifestement empruntés à Paul Kossoff. Seul le solo est bien personnel. Les cordes sont déjantées. Mais bien maîtrisées, elles évoluent graduellement. R&b dynamique, "The price I pay" bénéficie de la participation d’un invité de prestige ; en l’occurrence Paul Jones (Blues Band, Manfred Mann). Cette plage me rappelle, quelque part, le "Superstition" de Stevie Wonder. Et paradoxalement, Jones achève l’album par une cover particulièrement énergique du "Higher ground" de Stevie, un r&b que chante impeccablement Reuben Richard, alors que Laurence se concentre sur ses cordes, les cisèle et se réserve un dernier envol, en se servant généreusement de son jeu de pédales, qu’il contrôle cependant parfaitement...

 

Laurence Jones

What's it gonna be

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Ce jeune Anglais constitue plus que jamais un grand espoir du blues rock international. Son premier opus, "Thunder in the sky", est paru en 2012. Ce qui a valu à Laurence d'être signé par Thomas Ruf, le patron du célèbre label blues allemand. Jones y publie "Temptation", enregistré en Louisiane, sous la houlette de Mike Zito, un disque qui bénéficie du concours de membres du Royal Southern Brotherhood et de Walter Trout! Récemment, il a participé aux sessions de l’elpee "Blues Caravan 2014 Live", en compagnie de Christina Skjolberg et d’Albert Castiglia. En mars dernier, il a représenté l'Angleterre à l'Euro blues Challenge de Bruxelles. Son nouvel opus, "What's it gonna be", a été enregistré chez lui. Pour la circonstance, il a reçu la collaboration de son backing group, soit le bassiste Roger Inniss et le drummer Miri Miettinen. C’est-à-dire sa section rythmique.

Le long playing s’ouvre par la plage éponyme. Un blues/rock formule trio sur mesure. Il permet déjà à Laurence de se réserver un solide envol sur ses cordes. La plage suivante, "Don't need no reason" me botte bien mieux. Le leader est davantage à l'attaque. Il s’autorise rapidement une sortie audacieuse assez ‘hendrixienne’. Les changements de tempo sont très bien assimilés. Laurence garde le même rythme sur "Evil", en injectant un soupçon d'agressivité dans la voix. Il élabore lentement mais sûrement son solo. Et la montée en puissance est vraiment épatante. Il maintient son attaque vocale sur "Touch your moonlight", un rockin' blues classique. Laurence et Sandi Thom, une jeune chanteuse écossaise (NDR : c’est la compagne de Joe Bonamassa !) se partagent le chant tout au long de "Don't look back", une ballade paisible. Caractérisé par ses accords de gratte empreints d’une grande sensibilité, "All I need" est une piste séduisante. De bon riffs inspirés par Jimi Hendrix voire Robin Trower alimentent le "Good morning blues" de Leadbelly, un blues/rock classique. Mr Jones force sa voix afin de rivaliser avec celle, tout à fait chatoyante, de Dana Fuchs, sur l’excellent "Can't get enough", un morceau signé par Mick Ralphs pour Bad Company. Pas facile de rivaliser avec cette chanteuse à caractère. Les accords de six cordes sont particulièrement fluides tout au long de "Set me free", un titre de pop/rock bluesy léger. L’elpee s’achève par "Stop moving the house", un rocker balisé par le piano de Julian Grudgings. Laurence Jones doit encore acquérir de la bouteille, avant d’enter dans la cour des grands.

 

Laurence Jones / Christina Skjolberg / Albert Castiglia

Blues Caravan 2014 – Live (Cd + Dvd)

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Et nous retrouvons ici la Blues Caravan du label Ruf en 2014, lors d’un concert enregistré à la salle ‘Harmonie’ de Bonn, en février. Cette tournée assurait la promotion de trois artistes, deux hommes, Laurence Jones et Albert Castiglia et une femme, Christina Skjolberg. Une représentation très internationale! Laurence Jones est un jeune espoir du blues anglais ; il n'a que 23 ans et a représenté son pays en mars, lors de l'Euro Blues Challenge qui s’est déroulé à Bruxelles. Albert Castiglia a 45 balais. Originaire de New York, il s’est établi à Miami. Jeune, jolie et blonde, Christina Skjolberg est norvégienne. Tous trois chantent et jouent de la guitare. Live, ce « Blues Caravan 2014 » est paru sous la forme d’un cd et d’un dvd. Mais les supports sont sensiblement différents. Ce qui fait leur intérêt. Les trois musicos avaient déjà enregistré pour le label allemand. Lors de ce concert, ils ont reçu le concours d’une section rythmique : Roger Inniss à la basse et Miri Miettinen à la batterie.

Toute l’équipe est sur les planches pour le morceau d’ouverture, "Join me on the Blues Caravan", un titre sculpté dans le pur funk. Gauchère, Christina adopte un jeu assez agressif sur sa gratte ; Laurence y révèle un toucher plus fluide, typiquement anglais. La voix d’Albert est la plus affirmée. Laurence est passée à l'orgue et Christina –grande, féline et séduisante– se réserve exclusivement la gratte lors des trois titres suivants issus de sa plume. La Scandinave semble hantée par Jimi Hendrix tout au long de "Come and get it", "Close the door" et "Hush". Laurence Jones reprend le leadership et la six cordes pour attaquer quatre titres. Tout d’abord "Wind me up", une plage qui met en exergue sa technique. Ensuite "Soul swamp river", un blues co-écrit en compagnie de Mike Zito (ex-Royal Southern Brotherhood). Et enfin "Fall from the sky" ainsi que le "All along the watchtower" de Bob Dylan, mais dans une version plus proche de celle de Jimi Hendrix. Place alors à Alberto Castiglia qui nous balance deux plages instrumentales, "Fat cat" et le "Freddie's boogie" de Freddie King, à l’aide de sa gratte particulièrement belliqueuse, avant de chanter un superbe blues lent, le "Bad Avenue" de feu Walter Williams (NDR : mieux connu sous le sobriquet de Lefty Dizz, il avait milité, au cours de ces dernières années d’existence, au sein des Houserockers du légendaire Hound Dog Taylor). Les trois artistes reviennent ensemble sur les planches pour participer à la jam finale qui épingle deux titres notoires : le "Cocaine" de JJ Cale et le "Sweet home Chicago" de Robert Johnson, une orgie de guitares à la clé. Les 14 plages du dvd sont ainsi décrites.

Le cd n’en recèle que onze, dont deux ne figurent pas sur le dvd, et pour lesquelles Castiglia est aux commandes. Il aborde son "Put some stank on it" et surtout une cover du "Sway" des Rolling Stones, une plage qui figurait sur l'album "Sticky fingers", gravé en 1971 ; Mick Taylor y signait une intervention bouleversante sur ses cordes. Celle de Castiglia n’est pas de la même veine, mais il ne s’en tire pas trop mal, quand même… 

Laurence Jones

Temptation

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Laurence Jones est un jeune chanteur/guitariste anglais. Pourtant, âgé à peine de 21 ans, son blues rock est inspiré par d’illustres gratteurs qui affichent de nombreuses années au compteur ou considérés aujourd’hui comme des légendes, à l’instar d’Eric Clapton, de Buddy Guy, Jimi Hendrix et Walter Trout. "Thunder in the sky", son premier elpee, était chargé de promesses. Depuis, l’artiste a pris de la bouteille. Il s’est énormément produit en ‘live’. Il a servi de supporting act pour le Royal Southern Brotherhood et côtoyé le Texan Mike Zito qu'il a réussi tout bonnement à impressionner. Le gamin a désormais tout dans les mains. Il a signé un contrat chez Ruf ; ce qui lui a permis d’enregistrer cet opus au sein du studio Dockside à Maurice, en Louisiane. Des sessions au cours desquelles il a bénéficié du concours de grosses pointures, dont Yonrico Scott, Charlie Wooton ainsi que la section rythmique du Royal Southern Brotherhood. En outre, Mike Zito s’est chargé de la mise en forme.

"Foolin' me" est une entrée en matière très musclée. Pour un si jeune gars, la voix de Laurence s’affirme naturellement. La guitare crache le feu au sein de cet univers manifestement rockin' blues. "Move on" adopte un même tempo. Le climat est torride. Solide, la voix domine l’ensemble soutenu par une section rythmique de grande classe. L’envol des cordes est particulièrement impressionnant. "Tomorrow is another day" baigne dans une ambiance plus cool, une compo qui flirte avec le R&B. Le grand Jumpin' Johnny Sansone est bien de la partie. Il rugit de plaisir sur son harmonica. Une piste au cours de laquelle on remarque le soin apporté par Zito à la production. Un grand moment ! Sur "Temptation", Jones me rappelle Walter Trout, dans un style proche d'Albert Collins. Les cordes sont dupliquées de manière à assurer des échanges brûlants. "Can't keep living like this" est un rock blues plutôt gouailleur à la limite du hard. Laurence se réserve le dobro et Mike Zito les cordes acoustiques tout au long de "Whisper in the wind", une tendre ballade. Le spectre de Jimi Hendrix plane sur "Fall from the sky", notamment lors de l’excellente finale, qui met en exergue les cordes. La voix de Jones est naturellement puissante, incisive même, tout au long du "My eyes keep me in trouble" de Hysear Don Walker, une parenthèse funk. "Southern breeze" constitue un autre sommet de l'opus. Très inspirée par le Sud, caractérisée par la présence d’une guitare slide, cette plage évolue dans un registre que ne renierait pas Zito. "Wind me up" nous plonge dans une ambiance digne des Allman Brothers, un blues puissant, irrigué par l'orgue de Lewis Stephens (NDR : un musicien qui bosse régulièrement en compagnie de Zito) et caractérisé par des guitares dédoublées. Blues lent, "Bad bad dream" est a nouveau hanté par Hendrix. En finale, "Soul swamp river" est dominé par l’harmo passionnel de Johnny Sansone, un titre coécrit par Mike Zito et Laurence Jones…