Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

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Lightning Dust

Nostalgia killer

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Situation paradoxale pour Lightning Dust, puisque malgré la séparation matrimoniale, le couple a décidé de continuer à bosser ensemble. Depuis la mi-2020, Amber Webber et Joshua Wells ont échangé des fichiers informatiques, pour finalement réaliser ce nouvel opus. Maintenant, effectivement, cette situation influe sur leurs compos qui reflètent la fin de leur aventure amoureuse. Les 12 plages de cet opus sont ainsi empreintes de mélancolie et de douleur, la voix confessionnelle et pourtant déchirante, parfois réduite à un murmure ou carrément angélique (« Fallen new », « Shadow of Verona »), d’Amber, accentuant cette impression. Encore que sur tout au long de « Rapids and rivers », elle emprunte les inflexions de Sinead O’Connor.

Régulièrement, Joshua vient densifier l’expression sonore de ses claviers (synthés, piano électrique, moog, etc.), de son drumming ou de sa guitare, quand il ne la rend pas plus atmosphérique. « Feel that » bénéficie du concours de deux collaborateurs, Meredith Bates au violon ainsi que Rob Butterfield, musicien de tournée, à la six cordes.            

Bien rock, « Only you » est également la piste la plus électrique. Une gratte toute en apesanteur plane tout au long de « 7 year war », une plage dont la montée en intensité semble inspirée de Patti Smith…

Lightning Dust

Fantasy

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Black Mountain n’en finit plus d’enfanter des sous-groupes de genres différents pour un résultat qu’on ne peut qu’encourager et surtout féliciter. Entre Pink Mountaintops, Blood Meridian et Lightning Dust –qui nous concerne ici– le groupe canadien est un vivier de projets en tous genres. Et ils tiennent tous la route ! Depuis 2007, Amber Webber et le batteur Joshua Wells développent chez Lighting Dust, une vision électro-folk légèrement gothique. Et le duo regorge de bonnes idées. En parvenant à mettre en son ses fantasmes musicaux, il vient d’atteindre son apogée ; car « Fantasy », leur 3ème essai, mélange réellement la lumière à la poussière… Entre beats crapuleux (« Loaded Gun ») et perversité noire quoique bouleversante (« Agatha »), Amber Webber parvient à transcender les compos de sa voix troublante…

 

Lightning Dust

Infinite Light

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Noyé dans les flux tourbillonnants du grand fleuve sonore 2009, le projet parallèle d’Amber Webber et Joshua Wells, membres de « Black Moutain », souffre de ne pas avoir cheminé dans le paysage médiatique de notre continent.

Un deuxième album en duo pour le groupe indé canadien qui offre pourtant un folk dépouillé d’une pureté bouleversante. Une poussière de poussière. Une poussière infinitésimale de lumière qui illumine un monde immobile et serein. Une nostalgie inerte peinte d’une ère post-Woodstock. Un tableau où se profile une cathédrale de sons architecturée par Joshua Wells et effleurée par les traits délicats d’Amber Webber. Un lieu rare et minimaliste suspendu au milieu du vide. Cette œuvre d’art est le fruit de la plume de Webber et de la musique de Wells. Quand lui désirait construire ‘un son plus doux et plus mélodique que « Black Mountain »’, elle rêvait ‘d’explorer un versant plus gothique’ : le résultat est soufflant !

Loin de l’univers électrique et propulsif de « Black Mountain », l’inertie grisante de Lightning Dust nous régale d’un album doux et rêveur où la voix de la belle Canadienne occupe tout l’espace. Une voix au bord de la crise de nerfs qui s’habille de cordes graciles (guitare acoustique, violon, violoncelle), de notes délicates de piano et d’une batterie léchée.

L’introspection s’exprime idéalement sur « Dreamer », morceau reposant sur une orchestration minimaliste aux rythmiques martelées et aux violons insistants. Ecrin idéal pour porter la voix fragile d’Amber Webber jusqu’aux cimes limpides d’un ‘drama-folk’ hautement émotif. Un chant tragique et sanglotant qui frissonne au corps et marbre de froidure les chairs de l’auditeur.

Un elpee 10 titres qui s’ouvre fragilement sur le piano disloqué d’Eno Brian et la voix chevrotante d’Amber Webber s’étirant sur de multiples mesures (« Antonia Jane ») puis s’éteint langoureusement sur un staccato de violon mélancolique qui effleure le mystique (« Take It Home »).

Un délicieux album sans comédie et sans emphase.