Winter adults only ?

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Wholes passe son chemin…

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Little Charlie

Skronky Tonk

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Californien, Charlie Baty est âgé de 63 ans. C’est en compagnie du chanteur/harmoniciste Rick Estrin que ce guitariste avait fondé Little Charlie & the Nightcats, en 1976. Un combo qui était devenu rapidement populaire. Baty y a sévi jusqu’en 2008. Il a ainsi participé à la confection des dix premiers elpees, tous publiés sur le label Alligator. Il décide alors de prendre une pause. Chris ‘Kid’ Andersen prend alors le relais, au sein d’un bakcing group que Rick Estrin baptise alors de The Nightcats.

En 2016, Charlie refait surface. En compagnie d’un nouveau groupe : l’Organ Grinder Swing. Et le style proposé est radicalement différent. Plus question de blues. Que ce soit aux accents empruntés à Chicago ou à la West Coast. Place au jazz. Le manouche. Celui popularisé par Django Reinhardt ; mais en y incorporant de l’orgue. On comprend mieux ainsi le patronyme choisi pour son nouveau combo. En fait l’Organ Grinder Swing se résume à deux musiciens : Lorenzo Farrell à l’orgue Hammond et J. Hansen à la batterie ainsi qu’aux percussions. En fait, Charlie réalise enfin son rêve en enregistrant un disque de jazz. Et il l’a réalisé en compagnie de la section rythmique des Nightcats ; en l’occurrence le bassiste Lorenzo Farrell, pour la circonstance essentiellement préposé aux claviers, et le drummer J Hansen. Influencé par Gene Krupa et Buddy Rich, ce dernier affiche une excellente technique. Le trio s’est enfermé aux studios Greaseland de Kid Andersen, à San José, pour concocter cet LP. Un disque recelant dix reprises et trois titres signés Baty!

C’est d’ailleurs son "Skronky Tonk" qui ouvre la plaque. Charlie étale toute sa technique et surtout son talent dans le registre jazz, alors que Farrell brille sur l’orgue. Manifestement, il a bien assimilé le Memphis Swing de Jimmy Smith et de Booker T. Vieux standard du jazz, "How high the moon" date de 1940. Lionel Hampton, Ella Fitzgerald, Benny Goodman et bien d’autres l’ont interprété. Baty se montre particulièrement à l’aise tout au long de cette version technique et sophistiquée. J Hansen ne l’est pas moins derrière ses fûts. Signé Jacob Bittencourt (NDR : c’est un compositeur brésilien), "Receita de Samba" véhicule les accents exotiques d’une samba. Tout comme "Um a Zero". "Nuages" constitue certainement un des morceaux les plus remarquables de Django Reinhardt. Tout au long de cette cover respectueuse et chargée de feeling, on y retrouve cette douceur naturelle. "Pennies from heaven" est un autre traditionnel issu des années 30. Bing Crosby, Billie Holiday, mais aussi Frank Sinatra, l’avaient inclus dans leur répertoire. Impeccablement adapté, ce morceau de jazz est manifestement contaminé par le blues. Baty s’autorise un nouvel exercice de style sur son "Gerontology". Fondateur du Modern Jazz Quartet, John Lewis était un pianiste de jazz. Cet Américain avait composé "Django", en hommage à son maître. Charlie nous en accorde une lecture lumineuse à la six cordes. Charlie Christian est un autre célèbre guitariste de jazz ; l’un des tous premiers gratteurs à avoir amplifié son instrument. La cover de son "Swing to Bop"est de toute bonne facture. Tout comme "Broadway", un autre classique, qui figurait au répertoire de Count Basie et son orchestre. "Cobalt Blues" constitue certainement la plage la plus blues de l’elpee. Signée Baty, elle permet à Farrell de tirer son épingle du jeu. Et on épinglera encore deux autres reprises ; celle du célèbre "Misty", pour lequel le pianiste Erroll Garner avait décroché un succès, et du "Flyin’ home" de Benny Goodman. Excellent dans le style !

 

Little Charlie

That´s big!

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Trente ans déjà que Little Charlie Baty et Rick Estrim font équipe ensemble. Et cela s'entend tout au long de ce voyage musical qui nous transporte de la Californie à Chicago en passant par le Texas. Ils y maîtrisent avec brio, swing, jump, blues et rockabilly. Si on ne tient pas compte de la collection "DeLuxe edition", les Nightcats ont déjà commis sept albums pour le label Alligator.

Le disque s'ouvre par "Real love". L'intro de Little Charlie Baty à la guitare est tapissée de courtes phrases aiguës, assassines. Rick Estrin pose sa voix nasillarde, avant d'expirer au creux de l'instrument chromatique. Atmosphère Nightcats garantie ! "Weekend off" aborde le West Coast swing. La guitare déborde de vitalité dans ce style jump. John Firmin et Rob Sudduth soufflent dans leur sax. Steve Lucky est assis derrière le piano. "Desperate man" épouse un jeu plus conventionnel. Frankie Randall à la basse et Joey Ventitelli aux percussions impriment le rythme. Les cordes suivent cette trame qui baigne dans les bayous. Rick est détendu à l'harmo. "Livin' good" revient au Chicago blues. Il sent bon le Westside. Le petit Charlie ne distille que les notes nécessaires, avant de nous accorder un de ces soli dont il a le secret. Un exercice de style qui monte délicatement en puissance pour ouvrir le champ à Estrin. La plage titulaire est un excellent shuffle, bien saignant. Du rythme pour les solistes en pleine verve ! Et c'est James Harman en personne qui répond aux vocaux de Rick. La machine parfaitement huilée se fond dans l'instrumental "Bluto's back". Mr Baty ouvre le jeu, bientôt relayé par un autre grand de la scène californienne : Rusty Zinn. Il signe une intervention époustouflante devant l'orgue de Steve Lucky. "I'll bet I never cross your mind" est un blues lent royal. Les Nightcats, le piano et les cuivres forment un environnement parfait pour permettre à Baty de mettre en exergue un solo très T-Bone. Et ce festin composé de superbes plages rythmées persiste jusqu'à la fin de l'opus. A l'instar d'"I know she used to be your woman", au cours duquel Estrin se sent inspiré par Sonny Boy Williamson, du swing "Money must think I'm dead" et de "Coastin' Hank", qui démontre tout le talent d'Estrin sur le chromatique. Une voix nouvelle apparaît sur "It better get better". En fait, il s'agit de celle de Rusty Zinn. Il chante cette composition exotique d'Estrin, d'un timbre aigu, haut perché. "Bayview" est un instrumental jazz, base d'un dialogue très versatile entre Baty et les ivoires de Chris Siebert. "Steady rollin' man" est une plage dépouillée, très roots, ne réunissant qu'Estrin et la basse acoustique. Charlie revient, plus brillant que jamais, pour interpréter la finale swing "Go on if you're goin". Excellent!