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Liz Green

O, Devotion!

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Attention, pur talent ! Liz Green a mis ses fans de la première heure à rude épreuve en disparaissant de leur radar à peine quelques mois après y être apparue. C’est en 2007 que cette timide mais rigolotte auteure-compositrice originaire de Manchester a fait ses premières preuves grâce, notamment, à quelques démos efficaces, un premier single imparable (« Bad Medecine ») et quelques prestations en festival (Glastonbury, End Of the Road, SXSW…) qui laissaient entrevoir l’énorme potentiel de la chanteuse. Celle-ci a ensuite passé les quatre années suivantes à écumer les petites salles britanniques et à peaufiner la galette exemplaire que représente « O, Devotion! ». Une première œuvre entre anti-folk, jazz et blues, aux textes ultra-sombres même dans ses moments les plus légers. Mais pas déprimant pour un sou.

De sa voix intemporelle, Miss Green interprète des ritournelles macabres sur un ton toujours plus juste et sans la moindre empreinte de pathos. « Displacement Song », « Rag & Bone », « Ostrich Song », « Luis » et "Hey Joe", en hommage à son ami imaginaire mi-homme mi-oiseau, sont autant de morceaux et de textes qui marquent durablement. Seul regret, la version piano de « French Singer », légèrement moins emballante que sa mouture démo aux craquements de guitares taillés pour le vinyle, diffusé sur la toile en 2007.

A la hauteur des attentes des critiques et fans tous azimuts, « O, Devotion! » semble tout droit sorti des archives musicales des années 20 et 30. Liz Green s’approprie ces deux décennies et les réinventent à sa manière, avec délicatesse et authenticité. Un véritable petit bijou et un coup de cœur tout simplement immanquable. Publié en novembre dernier en Grande-Bretagne, « O, Devotion! » ne parvient de notre côté de la Manche qu’en ce début d’année mais s'est déjà taillé une place de choix dans mon top 20 de 2011. Et rebelotte pour 2012, une année qui risque effectivement d’être parsemée de surprises musicales. Aussi bonnes que celle-ci, espérons-le…

Live : 26/01 au Botanique (Witloof Bar)

 

Liz Green

Natural Blues

Écrit par

Liz Green aime prendre son temps. C’est donc seulement quatre longues années après avoir accompli ses premiers balbutiements discographiques que la jeune Mancunienne fait la grâce et l’honneur au public belge de sa présence. En novembre dernier, seule, en s’accompagnant d’une simple guitare, Liz chauffait le Cirque Royal deux soirs d’affilée pour les fans d’Agnès Obel à l’aide de ses macabres ritournelles. Ce jeudi 26 janvier, ce sont ses propres fans qui sont venus applaudir les pépites de son splendide « O, Devotion! », entre les piliers de l’intimiste Witloof Bar, au Botanique. Et, oh surprise, la jeune femme a emmené son backing band, pour le plus grand bonheur de l’assistance.

Rien d’annoncé officiellement sur le programme ou sur le site du Botanique, mais Liz Green est bel et bien précédée ce soir par une première partie. Et pas n’importe laquelle, puisqu’il s’agit d’une proche de cette dernière. Armée de son violoncelle, Hannah Miller, alias Hannah Moulette, membre active de The Moulettes, prend place sur son siège. Un peu réfractaire aux premières parties, c’est d’une oreille distraite que je laisse s’écouler l’entame de l’apéritif, vers 20h30. La Moulette s’égosille a capella. Joli brin de voix. Mais ce n’est que lorsqu’elle titille son instrument que la jeune femme capte toute mon attention. Le violoncelle marié aux cordes vocales de la chanteuse des Moulettes enchante instantanément, tout comme ses petites interventions entre chaque morceau. Ou encore sa tentative semi-réussie mais amusante de se remémorer les paroles d’une vieille compo à l’aide d’un vieux cahier de textes instable. Ou enfin celle de tenir la cadence de « Unlock The Doors » qui contient plus de mots qu’elle n’a de souffle. Hannah Moulette clôture cette sympathique introduction par un titre, soutenue par le saxophoniste de Liz Green qui, elle, débarquera un petit quart d’heure plus tard.  

D’entrée de jeu, Liz démontre toute l’étendue de son talent et de son background musical en interprétant magistralement un morceau du bluesman Son House intitulé « Grinnin’ In Your Face ». A cappella. Du lourd ! La Mancunienne ne s’attarde pas spécialement sur sa première œuvre mais peu importe, la qualité de son jeu et de son chant font le travail pour elle. Au bout d’une vingtaine de minutes, où s’enchaînent extraits de « O, Devotion! », inédits et reprises dont un excellent « Dying Scrapshooter’s Blues » qui traîne sur la toile depuis quelques années, Liz accueille enfin ses camarades de route. Trois petits gars prennent place autour d’elle. Un contrebassiste tiré à 4 épingles, un tromboniste chapeauté et le saxophoniste déjanté aperçu une demi-heure plus tôt. Nouvelle dimension au travail de Green. « Midnight Blues » et « Displacement Song », deux morceaux-clés du chef-d’œuvre de la Britonne, s’échappent tour à tour des baffles. Le son est parfait, la salle est parfaite, l’ambiance est parfaite. Toutes les conditions réunies pour un show au poil qui continue par « Hey Joe », une compo écrite en hommage au camarade chimérique de Liz, mi-homme, mi-oiseau. Ce dernier fera d’ailleurs une petite apparition le temps de « Robin », un morceau durant lequel Liz Green personnifie la bestiole en enfilant un masque en tissu, en forme de tête d’oiseau. Chaque chanson est un véritable voyage à travers les méandres de l’esprit torturé de la demoiselle qui, malgré l’obscurité de ses textes, garde constamment le sourire aux lèvres. La demoiselle amuse systématiquement la galerie entre deux morceaux, que ce soit par quelques anecdotes bien senties ou son interaction avec son trio de trublions. Trio auquel s’ajoute Hannah Moulette au violoncelle pour le grand « Bei Mir Bist Du Schoen » final (reprise des Andrew Sisters), précédé de l’imparable « French Singer », interprété à la guitare, comme lors de sa genèse.

On s’attendait à un petit concert de 45 minutes et puis s’en va. Finalement, Liz, Hannah et les garçons ont offert au public belge 2h de haut vol et un spectacle irréprochable, à dimension humaine. Il ne reste plus qu’à croiser les doigts pour que la jeune femme n’attende pas 2016 pour offrir une petite sœur à son impeccable « O, Devotion! ».

(Organisation : Botanique)