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Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

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Loma

Don’t Shy Away

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Après avoir gravé un premier elpee en 2018, Loma nous propose son second, « Don’t Shy Away », paru sur le légendaire label de Seattle, Sub Pop. Réunissant Emily Cross, de Dan Duszynski et Jonathan Meiburg, le leader du défunt Shearwater, le trio nous y réserve une pop sophistiquée et atmosphérique, idéale pour sonoriser vos séances de méditation. La voix douce et cristalline de Meiburg berce les esprits, comme s’ils voguaient au cœur de paysages américains verdoyants.

Pour enregistrer cet opus, la formation a reçu le concours de collaborateurs chevronnés, et même Brian Eno, qui s’est chargé de la mise en forme de « Homing ». Les morceaux bénéficient d’arrangements luxuriants, même si l’instrumentation est parfaitement dosée ; mais chaque plage nécessite plus d’une écoute avant que l’on puisse s’imprégner de son atmosphère et d’accrocher aux mélodies. Plusieurs titres, à l’instar de l’excellent « Breaking Waves like a stone », laissent planer le spectre de Shearwater. De quoi quelque peu se consoler de la disparition du groupe texan…

Foreign Diplomats

Princess Flash

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Mis en forme par Brian Deck, le producteur de Modest Mouse, Counting Crows, Iron And Wine et des Shins, « Princess flash » a donc mis plus d’un an pour traverser l’Atlantique. Il est paru officiellement en octobre 20105 ! Un premier elpee qui fait suite à un Ep, publié en 2013. Foreign Diplomats est un quintet québecquois, issu de Laurentides, très exactement. Si sa musique est à la fois pop, dansante, allègre, mélodieuse et parfois hymnique, elle véhicule des textes sombres. Mais elle se colore de tonalités différentes en fonction des morceaux : électro, disco, rock, funk, jazz, etc. Un peu dans l’esprit d’Arcade Fire, mais en moins majestueux. L’originalité procède cependant du recours aux cuivres, sur certaines compos. Et si ce disque tient parfaitement la route, il n’est quand même pas révolutionnaire… Normal quand on est diplomate en matière d’affaires étrangères…

 

The dIPLOMAT

The dIPLOMAT

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J’avais été agréablement surpris par leur set accordé début de cette année, dans le cadre du D’hiver Rock à Tournai. J’attendais donc leur tout premier album de pied ferme. Un disque pour lequel, le quatuor a reçu la collaboration du producteur Luc Van Acker (NDR : il est un des membres fondateurs de Revolting Cocks en compagnie d’Al Jourgensen de Ministry, mais a aussi mis en forme une multitude d’elpees de formations électro belges, parmi lesquelles figurent Arbeid Adelt !, The Neon Judgment, etc.) Et il faut reconnaître que ce personnage a apporté un soin tout particulier à la finition des compos. Douze en tout. Dont deux s’écartent de l’ensemble. Tout d’abord « The pop (in) song », une chanson dont les sonorités surannées peuvent rappeler les années 30. Et puis « White man’s right ». Alternant phases mid tempo parsemées de dérapages psychédéliques et envolées d’intensité (parfois presque symphoniques) elles peuvent rappeler le « Stairway to heaven » du Led Zeppelin. D’ailleurs, on a l’impression que les deux guitaristes sont manifestement influencés par les seventies. Et en particulier par les formations de blues/rock basique de l’époque. Pensez à The Cream ou à Free. Un des gratteurs joue d’ailleurs un peu à la manière d’Adrian Gurvitz, un londonien qui avait fondé Gun en 1967 ; un combo responsable d’un hit single, « Race with the devil » (NDR : c’est flagrant sur « Pictures of you » et « On your trail »). Deux fois six cordes dont les riffs ravageurs, tranchants, souvent décapants contrastent avec les mélodies franchement (brit)pop, souvent contagieuses, parfois soulignées d’harmonies vocales glamoureuses (NDR : et le timbre vocal falsetto de Fabrice accentue cette impression), dans l’esprit de Kiss et de Sweet, et balisées par une section rythmique solide, métronomique, parfois même binaire. L’opus recèle bien sûr des morceaux destinés à la bande FM (NDR : ou des singles si vous préférez !). Et notamment « Sentimental zoo », « Messiah of the nineties » ou encore « Foe of needless expenditure » ; mais si l’ensemble tient bien la route, et s’avère même agréable à écouter, on aurait espéré davantage de créativité dans leur chef. Surtout qu’ils en ont le potentiel. Et le final de cet opus éponyme en est la plus belle illustration…

 

Melomane

Solresol

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« Solresol » constitue le deuxième elpee de ce sextuor drivé par un certain Pierre de Gaillande. Ce chanteur/compositeur de nationalité française vit aux States depuis un bon bout de temps. A New York pour être plus précis. Avant de fonder Melomane, il a sévi successivement chez Film Star, Creedle et Morning Glories. Et pour son nouveau groupe, il n’a pas recruté des manchot, puisqu’on y retrouve des anciens musiciens de Dylans (Quentin Jennings), God is My Co-Pilot (Daria Klotz), Frank Heer (Huggy Bear), Jesse Neuman (Weird Al Yankovic Band) et Kenny Savelson (également ex Morning Glories). De France, Pierre a ramené son goût pour la chanson cabaret. Un style qu’il mêle à du jazz, de la pop, du rock et du latino, avant de le tapisser de littérature bohème. Melomane est ainsi responsable d’une musique expérimentale, mais pas avant-gardiste, complexe mais mélodique, filmique mais agréable, éclectique mais pas futile, une musique que le combo dispense avec un feeling ténébreux, brumeux et décadent. L’éventail instrumental utilisé y contribue : guitare, basse ; drums, claviers dont le piano électrique, violoncelle, trompette, theremin, steel, xylophone miniature, etc. sans oublier les bruitages. Mais aussi le duo vocal échangé entre Pierre et Daria. Cake rencontre Calexico !

Paloma

Take Care of me

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Paloma n'est pas le patronyme d'une jeune fille en fleur mais bien le projet d'un Français qui répond au nom de Laurent Vaissière. Rédacteur pour un webzine, il est auteur/compositeur et chanteur à ses heures perdues. Dès les premières notes de cet elpee, l'ambiance particulière de Tindersticks et de Spain me vient à l'esprit. Les onze fragments de cet opus sont imprimés sur un tempo assez lent, parfois très lent ; à en devenir non pas énervant, mais épuisant. Tout au long de ces onze morceaux, les mélodies restent très sobres. Elles sont le fruit d'arrangements musicaux relativement dépouillés, au cours desquels l'instrumentation acoustique est traversée d'accès électroniques (" Safety Margins "). Et c'est justement cette approche technologique qui me paraît la plus intéressante. A première écoute, on n'entend que les guitares sèches ; mais en tendant l'oreille un peu plus attentivement, la toile sonore commence à s'étoffer de bruitages, de boîtes à rythmes, qui se fondent dans l'ensemble avant de le transformer (NDR : selon l'adage, le tout est plus que la somme des éléments). Si sur certaines chansons, on a l'impression que la voix s'éteint progressivement avant de disparaître complètement, elle demeure pourtant un atout. Bien moins mélancolique que celle du chanteur de Spain (NDR : franchement, il faut être bien dans sa peau, ne pas souffrir de tendances suicidaires ou ne pas avoir encaissé de mauvaises nouvelles dans la journée, pour ne pas broyer du noir en écoutant ce genre de truc), la voix de Laurent Vaissière allège ses compositions monotones. Elle ne tombe, cependant jamais dans l'allégresse (NDR : pas d'excès, quand même !) mais dynamisme quelque peu l'ambiance. Cette musique douce, non pas de chambre, mais de salon, s'écoute, de préférence, en toute intimité (NDR : qui a dit les doigts de pieds en éventail ?)

 

Willie Lomax

Ribs are ready

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Le bluesman du soleil, au cœur de la Floride. Pour enregistrer son second album, Lomax a eu le nez creux. En recevant le concours de grosses pointures. Et notamment d’excellents vocalistes. En l’occurrence, Frank Frost et Shawn Brown. Il doit être friqué le Lomax car pour son 1er il avait déjà du beau monde. Bon, c'est peut-être aussi son talent et sa personnalité qui veulent cela. Mais si Willie est un guitariste talentueux, il n’est que piètre chanteur. Ce qui explique ses appels à l'aide.

Et c'est vrai qu'il a eu le nez creux, car "Back rub" nous transporte rapidement dans le monde des juke joints du Sud… Sam Carr à la batterie, Frank Frost au chant et à l’harmonica, ça vous dit quelque chose? Frost chante aussi un "Eddie Mae's cafe" bien carré, shuffle torride un peu pompé sur "Sweet home Chicago". Mais comme chanteur principal, il a trouvé l'oiseau rare en la personne de Shawn Brown. Il partage le chant et l'orgue comme s'il était dans le chœur de l'église baptiste du quartier. Nul doute qu'il ait forgé sa voix dans les chants de gospel, sa voix, talonnée par les envolées de la Strato à Willie. "Don't know what I did" et "For better or worse" sont de ces blues! Shawn chante comme un ange blessé le modérément rythmé "Take away your loneliness". Parfois comparé à Steve Earl, Lomax est un guitariste qui sait placer les notes qu'il faut, pas une de trop, au bon moment. Excellent musicien, il aborde tout naturellement l'exercice instrumental, humble et sacré sur le "People get ready" de Curtis Mayfield. Avec Sam Carr et Frank Frost au bord de la rupture sur "Ribs are ready" et "Hip joint". Il y a aussi le paternel à Lucky Peterson, James, qui se joint aux festivités. Il chante "She's so sweet" et "Don't fight the feeling". Un bon album de ce musicien soucieux de ses invités.