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Los Disidentes Del Sucio Motel

Arcane

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Derrière ce nom chantant ne se cache pas un groupe de musique cubaine tirant son nom d'un ancien club issu de la banlieue de La Havane, ni une bande de moustachus coiffés de charros prêts à en découdre, et encore moins un gang de narco-traficants colombiens pratiquant le brutal death metal à leurs heures perdues, façon Brujeria.

Ces dissidents-ci sont strasbourgeois, et pratiquent un stoner rock de fort bonne facture. On pense immédiatement à Kyus. A cause de la voix du chanteur, même si la musique pratiquée a un côté rock plus direct et frondeur, laissant de côté l’aspect plus psychédélique et planant des rois du desert rock.

L’album est cohérent et bien construit, même si on pourrait aisément reprocher L.D.D.S.M. de ne pas vraiment se mouiller. Le cahier des charges du genre est bien rempli, rien ne manque : ça groove, ça fuzze, c’est heavy sans être lourd, ça chante bien, ça place des harmonies vocales bien senties, avec parcimonie, mais en bout de course, on se demande quand même ce qu’on a retenu de cet opus ; et le constat est sans appel : pas grand-chose. Or, vu la déferlante de groupes de stoner à laquelle on assiste depuis quelques années, il faut, à défaut d’être original, torcher des titres catchy, qu’on retient, qu’on chantonne, sinon on se noie dans la masse, et c’est exactement ce qui arrive sur cet elpee, certes bien réalisé (NDR : mention particulière pour la magnifique pochette), mais qui ne décolle jamais vraiment.

Néanmoins, pour une autoproduction, ce disque reste largement au-dessus du panier de ce qui nous est proposé, en général ; et Los Disidentes Del Sucio Motel est sans conteste à suivre et à surveiller de près, car leur potentiel est énorme.

 

Los Disidentes Del Sucio Motel

Soundtrack From The Motion Picture

Écrit par

Les Los Disidentes Del Sucio Motel ressemblent à une bande de joyeux drilles. Ces Strasbourgeois, passionnés de Stoner Rock, auraient pourtant très bien pu se contenter de faire comme tout le monde : former un groupe et jouer la musique qu’ils aiment. Trop simple et trop léger probablement pour ces rockers pur jus qui, non content de jouer du lourd de chez lourd, métamorphosent carrément leur quintet en un concept cinématographique. Chacun des musiciens se livre à fond dans son rôle de dangereux desperado de série B américaine : Francky Maverick (guitare-chant) a abandonné le commerce des glaces pour se lancer dans celui de la drogue. Billy Maverick (batterie) est un dangereux exhibitionniste récidiviste. Bobby Maverick (basse/chant) est recherché pour violence sur barman. Johnny Maverick (guitare), quant à lui, risque l’enfermement pour trouble de l’ordre public, outrage à agent, coups et blessures sur officier de police. Reste Sonny Mc Cormick (clavier-chant), le seul membre de la bande à ne pas faire partie de la famille Maverick. Il est recherché pour homicide.

Comme son nom l’indique, « Soundtrack From The Motion Picture » est la bande son d’un film (imaginaire) relatant les aventures de la fratrie Maverick. Ces derniers sont probablement le gang familial le plus dangereux qu’ait connu l’Amérique depuis les frères Duke –de la série « Sheriff fais moi peur ! »– et les frères Gecko –interprétés par Quentin Tarentino et George Clooney dans « Une Nuit en Enfer » (« From Dusk Till Dawn »)– le film culte de Robert Rodriguez.

Saluons, en passant, la quasi-perfection du suivi du concept. De l’artwork du Cd au site web du groupe, tout est si bien torché que l’on y croit sans peine. La pochette pourrait servir d’affiche pour un long métrage de Tarentino. Quant au look des musiciens, on a rarement fait plus bad boy redneck !

Faute, probablement de disposer des moyens nécessaires pour proposer un véritable chef-d’œuvre du septième art, LDDSL propose par le biais des goodies de son site internet (http://www.lddsm.com/?page_id=161), un roman-photo hilarant qui vous plonge carrément dans l’ambiance en nous enfermant aux côtés de Johnny Maverick, dans sa cellule de la prison fédérale de Santa Fé.  

Et la musique alors ? Et bien pareil : la quasi-perfection. Du pur bonheur pour les esgourdes de tout ‘stone’ rocker normalement constitué. Une rythmique aussi lourde qu’un ‘monstertruck’, un son de guitare plus gras qu’un hamburger de restoroute et un chant plus rugueux que le bitume de la route 66. Los Disidentes Del Sucio Motel synthétisent sur leur ‘soundtrack’ la musique huileuse et plombée de Kyuss, des Eagles Of Death Metal, des Queens Of The Stone Age, de Fu Manchu de Karma To Burn et même de Clutch (NDR : grâce au clavier assassin de Sony). Quelques ‘guests stars’ figurent au générique de ce Road Movie sonique et notamment l’excellent Andreas Bergstonn, du combo stoner suédois Deville, sur le titre « From 66 to 51 ».

La crème de la crème du stoner français, avec en prime, un chapeau de cow-boy !

C’est malin. J’ai envie de voir le film maintenant !