Le petit monde d’Abstract Concrete

Abstract Concrete publie « Small World », son premier titre inédit depuis son disque éponyme de 2023. Le single s’accompagne d’un clip disponible là Cette parution intervient après deux tournées européennes menées dans onze pays. Le collectif londonien s’est…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Love & Rockets

Sweet FA

Rick Rubin est vraiment un drôle d'oiseau. Un producteur expérimenté, très sollicité, respecté, mais un type bizarre. Déjà, pour l'enregistrement de "Blood sugar sex magik", il avait entraîné les Red Hot dans une villa réputée pour son mauvais œil. Une aventure que les musiciens n'avaient d'ailleurs par très bien vécue. Confrontée à de multiples incidents techniques, émaillée de troubles psychologiques, elle avait cependant débouché sur une œuvre particulièrement brillante. Rick vient donc de remettre le couvert. En compagnie de Love & Rockets, cette fois. Résultat des courses, tout a été ravagé par un incendie. Demos et équipement, en particulier. Daniel Ash, David J et Kevin Haskins ont d'ailleurs failli y laisser leur peau. Ou leurs os, si vous préférez. Mais par leur âme. Car cet incident a décuplé leurs forces et les a incités à remettre leur ouvrage sur le métier. Mais à Londres, cette fois. Rubin terminant alors la mise en forme dans son propre studio, à Los Angeles. Et il fait reconnaître qu'il a ici réalisé un travail d'orfèvre. Valorisant à la perfection les différentes phases de psychédélisme affichées par le trio depuis 85. C'est à dire après le split de Bauhaus. Psychédélisme extatique, lancinant où l'électricité sursaturée, torturée est épurée de satin acoustique. Psychédélisme climatique, ouaté de chœurs sensuels, enrobé d'orchestrations majestueuses. Psychédélisme hanté (!) par les spectres de Syd Barrett, de Kevin Ayers, de Spiritualized, du Floyd circa "More", de Primal Scream et même du "Magical Mystery Tour" des Beatles, ou l'inverse. Une œuvre qui recèle en outre un titre purement expérimental, à la limite du free jazz, "Here come the comedown", un hommage à Natacha Atlas, vocaliste de Transglobal Underground ("Natacha"), et puis surtout une perle de psyché pop contagieuse, fascinante, indélébile: "Judgment day". Tout un programme!

 

Love & Rockets

Hot trip to heaven

Nous avions fait la grimace lors de la sortie du single "This heaven". Une composition qui prenait un virage à cent quatre-vingt degrés par rapport au passé glitter-pop-psychédélique du trio insulaire. Rien compris ? Nous non plus ! Plus sérieusement, Love & Rockets était parvenu, en jouant sur l'ambiguïté de son passé gothique, à transformer son expression en rock profond, brutal, précieux et hypnotique. Or, ce nouvel album rompt définitivement avec cette définition. Il plane dans l'ambient trance. Une sorte d'hybride entre la house, l'acid jazz, la techno, le funk et le psychédélisme. Un style bien dans l'air du temps aux Iles Britanniques. Pas étonnant que les DJs lui aient accordé un accueil aussi favorable. Et puis que la chanteuse de Transglobal Underground, Natacha Atlas, ait accepté de participer à ce "Hot trip to heaven" ? Autres temps, autre mœurs. Mais confidentiellement, nous avons eu besoin d'une bonne cure de Bauhaus pour nous remettre de cette overdose de post modernisme…