Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Lucinda Williams

Good souls better angels

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Louisianaise, Lucinda Williams peut se targuer d’une longue carrière, tant dans l’univers du blues, du folk que de la country. Le premier elpee de cette chanteuse, "Ramblin' on my mind", date de 1979. En mai 2017, elle a été bombardée Docteur honoris causa en musique par le célèbre Berklee College of Music.

"Good souls better angels" a de nouveau bénéficié du concours de Ray Kennedy à la mise en forme. C’est déjà lui qui s’était chargé de la production de "Car wheels on a gravel road", en 1998. Mais pour cette tâche, il a été épaulé par Tom Overby, manager et néanmoins époux de Miss Williams. Les sessions se sont déroulées à Nashville, en compagnie du fidèle backing group de Lucinda, Buick Six, dont le line up implique le guitariste Stuart Mathis, le bassiste David Sutton et le drummer Butch Norton.

Au bout de quarante années de parcours, sa voix est devenue ravagée et rocailleuse. Et c’est cette voix qui donne le ton à cet LP, même si elle peut compter sur un excellent band, au sein duquel le gratteur affiche un fameux potentiel…

Dès "Can't rule me", lugubre, cette voix déclame face aux guitares prêtes à faire feu à tout instant. Les accords sont secs, et ceux traités à la slide émergent de ce mur flamboyant, psychédélique, qui entretiennent cette atmosphère étrange. Cette voix agonise sur "Bad news blues", sans doute en apprenant toutes ces mauvaises nouvelles. "Man without a soul" baigne au sein d’un climat ténébreux. A cause de cette instrumentation réminiscente du Velvet Underground des sixties. Reverb’, la guitare rôde en arrière-plan. Mathis arrache tout au passage. La voix monte en puissance avant d'être ensevelie par les cordes débridées. L'album recèle plusieurs ballades folk rock. Superbes et chiadées, elles sont partagées entre les cordes acoustiques de Mrs Williams et celles amplifiées de Mathis. A l’instar de "Big black train", une piste tapissée par l’orgue de Mark T Jordan, et de "Shadows & doubts". La ligne de basse balise "Wakin' up", mais les cordes demeurent toujours aussi dramatiques.  Stuart découpe le morceau au scalpel, avec une précision chirurgicale effrayante. "Pray the devil back to Hell" nous précipite au cœur d’un climat morbide, digne d’un film d’épouvante. Mathis y double guitare et violon. Bien ficelé, "Down past the bottom" libère toute sa puissance, un garage blues dominé par les vocaux, alors que les interventions traitées à la slide sont intransigeantes. Hypnotique, "Big rotator" est propice à la transe, une compo hantée par le géant Howlin' Wolf. Quoique difficile, sombre et sans concession, cette œuvre est vraiment remarquable… 

Lucinda Williams

This sweet old world

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Chanteuse et compositrice, Lucinda Williams pratique ce qu’on appelle aujourd’hui de l’americana. Son premier elpee, "Ramblin'", remonte à 1979 ! Faut dire qu’elle affiche déjà 65 balais ! Originaire de la Louisiane, elle s’est établie à Nashville. Elle a atteint la véritable consécration en 1998, grâce à son album "Car wheels on a gravel road", sur lequel figure son plus grand succès, "Little Honey", un hit qui entrera même dans le Top 10, aux States. "This sweet old world" propose des compos qui figuraient déjà sur un long playing, publié en 1992. Mais il est le fruit de nouvelles sessions qui ont été réalisées à  Los Angeles, en compagnie de son backing group actuel, une formation impliquant le guitariste Stu Mathis, le bassiste David Sutton et le batteur Butch Norton. Pour la circonstance, Greg Leisz –dont on ne compte plus les collaborations– est venu apporter son concours à la gratte. En fait, cet opus célèbre le 25ème anniversaire de la parution de l’elpee originel. Et le résultat est excellent!

"Six blocks away" ouvre le bal. Mathis se charge de la guitare à 12 cordes, tout au long de ce morceau réminiscent des Byrds de la belle époque. Des cordes qui restent particulièrement inspirées tout au long du country/rock/roots "Prove my love". L’opus recèle de nombreuses ballades. Certaines sont vraiment superbes. A l’instar de "Memphis Pearl", mais surtout de "Something about what happens when we talk" et "Sidewalks of the City", dont le climat évoque le "Sticky fingers" des Stones, un album culte paru en 1971 ! Blues/rock, "Pineola" est découpé dans des riffs puissants. La voix est remarquable et les échanges opérés entre Mathis et de Leisz aux cordes électriques, sont lumineux. Le long playing recèle quatre bonus tracks, dont deux blues primaires ainsi que "Wild and blue", une dernière ballade qui véhicule des accents dramatiques.