Bien qu'achevé en 1999, le premier opus de cette formation belge vient seulement de voir le jour. Un disque qui a bénéficié du concours d'Ash Howe (Faithless, Texas, Brian Ferry) à la co-production ; mais également de Piet Goddaer (Ozark henry) pour les arrangements de cordes. Ce qui vous donne une petite idée du soin qui a été apporté à la finition de cet elpee. Lunascape, c'est avant tout Walter Hilshorst et Kyoko Baertsoen. Le premier se réserve la guitare, la programmation, la co-production et partage l'écriture des chansons avec Kyoko. Kyoko le chant. Cette ex vocaliste de Hooverphonic possède une superbe voix, dont le timbre limpide, cristallin, éthéré, évoque tantôt Karin Oliver (la première vocaliste de His Name Is Alive), tantôt Heather Nova, Dolores O'Rioardan (Cranberries) ou encore Liz Fraser (Cocteau Twins). Excusez du peu ! Cocteau Twins est en outre une des influences majeures du groupe. Tout comme Dead Can Dance. Mais également et surtout Portishead. Parce que nonobstant un titre plus pop, plus hymnique, (" My second skin "), une incursion dans le techno metal (" Sin for me "), un détour par le reggae blanc (" Mourning star ", et enfin, une excursion dans l'exotisme (" Lane Navachi "), le reste de l'opus baigne dans une sorte de trip hop atmosphérique. Une trip hop née de la rencontre entre rythmes contagieux, samplings, boucles, arrangements de cordes, guitares électrique et acoustique, dont les mélodies puissantes, élégantes, sont caressées par la voix de Kyoko. Et si toute l'œuvre peut être créditée de très bonne facture, j'avoue quand même un faible pour " Tears from the moon ". Pas parce que cette chanson fait également l'objet d'un clip. Un clip qui a d'ailleurs été diffusé au festival de Berlin ; mais tout simplement parce que c'est une très belle chanson…