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Magic Slim

Magic Slim au paradis des bluesmen…

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L'un des derniers grands bluesmen est décédé ce 21 février 2013, à l'hôpital de Philadelphie. Magic Slim, de son vrai nom Morris Holt, avait 75 ans. Il était né dans l'état du Mississippi. Ce chanteur/guitariste noir possédait un physique plutôt ‘bourru’. Il avait entamé sa carrière, comme bassiste au sein de l'orchestre de Magic Sam, fer de lance du Chicago Westside blues. Slim va devenir rapidement un des piliers de ce mouvement musical. Il fonde ensuite son propre groupe, Magic Slim & The Teardrops. Il publie son premier album en 1977, "Born on a bad sign". Il va en enregistrer une bonne trentaine, les derniers, surtout pour le label californien Blind Pig et autrichien Wolf. Slim était l'un des meilleurs bluesmen de son époque. Primaire, son blues électrique était aisément indentifiable par son impact direct.

 

Magic Slim

Bad Boy

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De son véritable nom Morris Holt, Magic Slim est un des derniers grands bluesmen chicagolais, encore actifs. Il est né dans le Mississippi, il y a déjà 75 ans. Sa génération est celle qui a suivi les Muddy Waters, Howlin' Wolf, Willie Dixon et consorts qui fréquentaient le quartier sud de Chicago. Slim s'est révélé dans le Westside, au cœur des années 70. Les autres ténors de ce style répondaient au nom de Luther Allison, Otis Rush, Magic Sam et Buddy Guy. Certains d’entre eux sont encore en vie. En 1968, les Teardrops deviennent le backing group de Magic Slim, un groupe au sein duquel militait son frère Nick Holt, vers la fin des seventies. Et plus exactement à partir de 1978. Son nom était ainsi apparu lors de la sortie du deuxième volume du "Living Chicago blues", chez Alligator! Magic Slim a gravé une quarantaine d’albums, principalement sur le label californien Blind Pig et en Europe pour l’écurie autrichienne Wolf.

Le plus souvent souriant, Slim a un visage buriné. Son blues est authentique, primaire, immédiat et fleure bon le Sud. Ses Teardrops contemporains réunissent le guitariste Jon McDonald, le bassiste Andre Howard et le drummer BJ Jones. Ils ont rejoint leur boss dans le studio Rax Trax de Chicago. Le répertoire est largement emprunté à d'autres artistes, car Slim n'a jamais vraiment eu la plume féconde.

"Bad Boy" ouvre l’elpee. Une compo signée Eddie Taylor. C’était le gratteur en titre de Jimmy Reed, l'une des stars du blues en son temps. Mais Slim s'approprie ce "Bad boy", tant il l’intègre au plus profond de lui-même. Il dialogue en permanence avec les cordes de sa Gibson. Ses Teardrops le talonnent et lui donnent la réplique vocale. Magic Slim, c'est une recette, un style bien personnel. Les plages de cet opus forment d’ailleurs un ensemble bien homogène. Le bassiste André Howard et Magic partagent le chant tout au long de "Someone else is steppin' in", une compo qui rappelle manifestement le célèbre "Sweet home Chicago". Slim passe à la moulinette "I got money", une plage issue de la plume de Detroit Junior, un excellent pianiste chicagolais qui avait débuté sa carrière à Detroit. Imprimée sur un tempo soutenu, cette piste est légèrement teintée de funk. "Sunrise" c'est du Slim au sommet de son art. Issu de sa plume, ce blues basique et sans aucune fioriture est garanti 100% Holt. Il n’y libère les notes nécessaires que selon le feeling de l'instant. Les Teardrops forment un backing group solide. Et "Girl what you want me to do" en est la plus belle illustration. La guitare rythmique, la basse et la batterie forment une assise sans faille pour se mettre au service du boss. Ce dernier a alors le loisir de prendre des billets de sortie, dès qu’il en a l’occasion. "Hard luck blues" est le slow blues de circonstance. Très dépouillé, véhiculant des accents dramatiques, il macère dans le Chicago Westside. Magic appuie sur le champignon pour nous délivrer son "Gambling blues", puis embraie par sa version du "Champagne and reefer" de Muddy Waters. Une adaptation bien agréable de ce blues spécifique à la Cité des vents. La bande des quatre s'amuse et prend son pied tout au long du "How much more lang" de J.B Lenoir. La cover du "Matchbox blues" d’Albert King est fidèle à l’originale. "Country Joyride" achève l’opus, une plage nerveuse comme j’adore…

 

Magic Slim

Snakebite

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Morris Holt, alias Magic Slim est l'un des derniers grands bluesmen de Chicago toujours présents. Et quelle présence! Il est aujourd'hui âgé de 63 ans. Né à Torrence, dans le Mississippi, il est devenu l'ami d'enfance d'un autre bluesman magique, Magic Sam Maghett. Slim a formé ses Teardrops en 1967, avec ses jeunes frères, Nick et Douglas, respectivement à la basse et aux drums.

Son premier album, "Born under a bad sign", est sorti en 1977, sur le label français MCM. Et le suivant, "Highway is my home", l'année suivante, sur Black & Blue. Depuis, il ne cesse d'enregistrer. Autant en studio que live, pour les labels Alligator, Rooster Blues et Wolf. "Snakebite" constitue déjà le 4ème pour Blind Pig, après "Gravel road", en 90, "Scufflin" en 96 et "Black Tornado", en 98. Frère Nick tient toujours la basse, Allen Kirk, les percussions et Michael Dotson, la 2ème guitare.

L'ouverture "What's wrong", est du pur Magic Slim. La voix est voix puissante. Le rythme et la guitare ne cessent de s'évader. Quand il a obtenu la résidence au club Florence à Chicago, il succédait à Hound Dog Taylor. Instrumentale, la plage titulaire est ici un vibrant hommage à ce dernier, le même produit brut ; et Dotson tient la slide pour rivaliser avec Slim. "Please don't dog me" est bien entendu le blues lent attendu. Son climat volontiers dramatique est appuyé par la guitare qui ne produit que les notes nécessaires, mais avec intensité. Parfois Slim pousse un petit écart vocal emprunté à Howlin' Wolf. "Key to your door" émarge au funk, matière à se trémousser face à la scène. Rock'n'roll très Berry "Shake it" déménage. Et lorsqu'il nous envoie "Lump on your stomp" de Little Milton, sur un rythme à peine adouci, tout le monde se secoue. "Lump on your stomp" de Little Milton est envoyé sur un rythme à peine adouci. La reprise du "Country Boy" de Muddy Waters est du pur Chicago Southside. Muchael Dotson chante son "Lonesome trouble", avec une bonne dose de soul, et une guitare tournée vers Albert King. "Snakebite" se referme comme il s'était ouvert, avec du pur Magic Slim ; un boogie shuffle intitulé "Mind your own business". Un excellent album!