La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Manu Lanvin

Grand Casino

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Manu Lanvin & The Devil Blues

Manu Lanvin est le fils de l’acteur Gérard, mais il a préféré embrasser une carrière musicale. Aujourd’hui bien intégré dans l’univers du blues/rock, il s’y est progressivement forgé un nom et surtout un prénom. Sa voix ravagée, rauque, puissante et éraillée lui confère une identité unique en son genre. Son premier elpee, "Venir au monde", est paru en 2000. "Grand Casino » constitue son septième long playing.

La plaque réunit quatre reprises et neuf titres originaux, la plupart co-écrits par son ami, Neal Black. Texan d’origine, il réside en France depuis de nombreuses années. Et pour coller à la tendance actuelle, lors des sessions d’enregistrement, des invités prestigieux se sont joints à la fête.

"The devil does it right" ouvre la plaque, un brûlot caractérisé par des échanges vocaux assurés par Beverly Jo Scott, au cours duquel Mike Lattrell se lâche au piano. La voix du leader est talonnée par l'harmonica de Diabolo. Ex-musicien de Patricia Kaas et de Jacques Higelin, il constitue sans aucun doute la révélation de ce "Grand Casino". Boogie, "Shake it lady" libère une belle dose d’énergie, une piste dont le rythme colle à la peau du Français. Traversé par le piano et de la slide de Jeremy Lacoste, "I don't love U" baigne au sein d’un climat louisianais, une plage imprimée sur un mid tempo. Et c’est dans cette ambiance, sur des rythmes syncopés néo-orléanais, qu’intervient la voix si bien timbrée de Taj Mahal, invité pour la circonstance…

Les covers sont moins intéressantes. Si les versions de "Highway to Hell" ('AC-DC) et de "Satisfaction" sont bien revisitées, le "Rock me baby" de BB King et "Spoonful" de Willie Dixon manquent de touche personnelle. Faut dire qu’il en existe tellement de versions ! Même la présence de Popa Chubby ne change rien à l’exercice de style.

L’opus s’achève cependant par l’excellent "Je suis le diable", une compo imprimée sur le Bo Diddley beat au cours duquel on assiste à un duo d’enfer entre Manu et une des célébrités issues de l’Hexagone, Paul Personne. Enfin, le long playing recèle un morceau caché pour lequel Nicolas Bélanger a troqué sa basse contre un accordéon, alors que Mike Lattrell se consacre à la mandoline, le leader se réservant, bien sûr, les cordes… 

Manu Lanvin

Blues, booze & Rock’n’roll

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Au fil du temps, Manu Lanvin a pris de la bouteille. Et son dernier opus en est certainement la plus belle démonstration. Faut dire qu’il est bien soutenu par une solide section rythmique, le Devil Blues, réunissant Jimmy Montout à la batterie et Fred Lerussi à la basse.

Son dernier album, "Son(s) of the blues", remonte à 2014 ! "Blues, booze & Rock’n’roll" recèle douze compos originales, dont trois coécrites en compagnie de Neil Black (NDR : ce Texan est établi en France) et sept cosignés par son habituel partenaire à l’écriture, Ezra Brass. Lors des sessions, Manu a reçu le concours de quelques amis ; des invités de marque, dont le claviériste Mike Lattrell et l’harmoniciste Bako Mikaelian.

Blues, "Six blind white horses" ouvre la plaque. Nous sommes dans le Sud profond, au bord du Mississippi. Le son est assez primaire. Les percus sont écrasantes. Le chant est éructé et véhiculant des accords réverbérés, la guitare est largement amplifiée, alors que l’harmo de Bako vagabonde dans le décor. "I was born" est de la même trempe. Evoluant sur une trame hypnotique, la guitare libère des tonalités métalliques ; et elles s’intègrent parfaitement dans l’ensemble, au cours duquel les cordes de Manu gémissent et laissent échapper de brefs accords, littéralement coupés au rasoir. Dynamique, le morceau maître est sculpté dans le rock’n’roll. Le lead vocal est toujours aussi coriace, malgré les backing vocaux qui se multiplient. Jimmy assure parfaitement la trame rythmique. "Soul revolution" est toujours bien rythmé. Une forme de boogie infernal, qui aurait pu naître de la rencontre brutale entre blues et rock’n’roll. La voix de Manu est impitoyable. Derrière ses ivoires, Lattrell se sent comme un poisson dans l’eau. Bako s’autorise une intervention remarquée sur l’harmonica. Les crépitements d’un vieux 78 tours amorcent "RU There", un superbe blues acoustique. Une piste plutôt minimaliste. Bien que graveleuse, la voix semble apaisée. Puis, Manu commence à siffloter tendrement, face aux cordes de la sèche. Memphis blues, "She’s Da Bomb" déborde d’énergie. Les arrangements sont riches. Cuivres et ivoires y collaborent activement. Tout en traçant la ligne de conduite de la compo, la gratte –bien grasse– laisse échapper des notes saturées et épisodiquement déjantées. "Whippin’ boy" est bien ancré dans ce Sud profond. La voix est overdubbée. Mike siège derrière l’orgue. Amplifiées, les cordes sont puissantes, mais sont également susceptibles de partir à l’aventure, en dérapant dans un délire volontairement désorganisé. Plage cool, "JJ Cale on the radio" rend hommage au regretté seigneur du style laidback. Manu chante à la manière de Cale. Mais la gratte est malmenée, alors que l’harmo libère des notes stridentes. Energique, tumultueux et puissant, "When I’m down" est un blues largement teinté de rock. Mais la structure est bien balisée par la rythmique implacable. "Papa’s got a reefer" vire dans le R&B terriblement funky. Manu chante d’une voix sauvage, comme si sa vie en dépendait. Percus et ivoires s’inscrivent parfaitement dans l’esprit néo-orléanais de la Crescent City. Enrichi de cuivres et de voix plurielles, "Raise your hands for peace" est un blues/rock sans concession, presque inhumain. Primaire, "Under the waves" clôt cet elpee. Une plage, qui a l’instar de ce long playing, ne desserre jamais l’étreinte…

 

Manu Lanvin

Son(s) of the blues

Écrit par

Agé de 40 balais, Manu Lanvin est auteur, compositeur, interprète et producteur. C’est le fils de l'acteur Gérard Lanvin. Les premiers artistes qu'il écoute dans sa jeunesse sont Téléphone, Paul Personne et Bernie Bonvoisin (Trust). Au début de ce nouveau siècle, il publie plusieurs albums : "Venir au monde" en 2000, "Tout ou presque" en 2004, "Les Temps mauvais" en 2005 et "Faible humain" en 2007. Année au cours de laquelle il rencontre le chanteur texan Calvin Russell. Il coécrit et coproduit son opus, "Dawg eat dawg". Et collabore encore sur ses deux derniers elpees, "Contrabando" et "The last call, in the heat of the night". En 2012, Manu grave son quatrième long playing, "Mauvais casting", flanqué de The Devil Blues. Il croise alors un autre bluesman américain, devenu populaire dans l'Hexagone, Neal Black, en compagnie duquel il accomplit le "Paris - Texas Tour", en 2013. En janvier 2014, Manu représente la France à l'International Blues Challenge de Memphis.

Pour concocter son nouvel essai, il a pu compter sur le concours de Jimmy Montout à la batterie et Gabriel Barry à la basse. Soit sa section rythmique. En route pour une nouvelle tranche de blues urbain et rageur…

Le titre maître ouvre la plaque, un blues solidement amplifié réminiscent du ZZ Top. La voix est puissante et passionnée. Manu a de l'expérience à revendre, mais il la met au service de sa musique. La guitare suit constamment le chant empreint d’une certaine agressivité. "All night long" emprunte un riff à "Green onions" voire à "Help me". La lame de fond filtre davantage le blues au profit du rock. L’attaque est permanente et cette rage devient contagieuse, provoquant un climat de transe. Brutal, le réveil s’opère dans la langue de Voltaire. Soutenue par la basse de Gabriel et face aux cuivres fiévreux, ce "Merci" est une plage sculptée dans des accords de gratte sereins, légèrement rockabilly. "Just wanna drown" est certainement le meilleur morceau de l’elpee. Un titre imprimé sur un mid tempo et inspiré par le Memphis blues d'Albert King. Le chant est particulièrement soigné et les cuivres sont omniprésents. Mais l’irruption d’une voix proche de l’envoûtement, s’exprimant en français, est plutôt surprenante. Toujours interprété dans sa langue maternelle, "Laisse couler" est un titre bien ficelé qui autorise encore de chouettes envolées de cordes. Les percussions de Jimmy nous convient à une nouvelle fête du rythme tout au long de "Luzern", une piste entretenue par les sonorités artificielles et les cuivres. "Ain't gonna be your dawg" nous entraîne dans le delta. L’harmo impose sa rythmique implacable sur cette compo au son plus métallique. Un violon gémissant introduit "Lorsqu'une femme pleure", une ballade douce-amère, trempée dans le folk roots, que chante nonchalamment Manu, face aux instruments acoustiques. "Back in Montreux" est un rockin' blues plein de vigueur. Lanvin s’est forgé quelques uns de ses meilleurs souvenirs sur cette scène helvète, spectacle que feu Claude Nobs présentait en personne. "Ain't got time for love" concède un court exercice de rockabilly. Caractérisé par une slide incisive et acérée, "Hey hey hey" est le Lanvin boogie attendu. "Goin' down" clôt le long playing, un long blues que Manu interprète d'une voix moins impatiente. Sous un arrangement personnel, ce titre reflète un périple entre le Mississippi, une slide dans le décor, et la Nouvelle Orléans, où il retrouve un des nombreux brass bands locaux.