L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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Thee Marvin Gays

Sleepless nights

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Thee Marvin Gays est un quatuor tournaisien réunissant trois gars et une fille. Avant d’enregistrer cet elpee, le groupe avait publié un opus éponyme en 2011 et un Ep (« It’s easier to be dumb »), l’année suivante. « Sleepless nights » constitue donc son second long playing. Fondé en 2006, il s’est forgé une excellente notoriété en ‘live’.

Si l’essentiel des plages de cet album trempe dans le garage/punk échevelé, frénétique ou vindicatif, certaines d’entre elles révèlent certaines spécificités. Caractérisé par son refrain contagieux, « Upright » lorgne vers les Feelies. En outre, ce titre recèle ce fameux riff subtilement discordant, qui est la marque de fabrique TMG. Un riff qu’on retrouve sur le superbe « Ten feet high », une plage plus pop, devenue le cheval de bataille du band, sur les planches. Mais encore sur « Inside my heat », toujours aussi accrocheur. Les cordes de grattes deviennent gémissantes sur « Confusion », un morceau qui me fait étrangement penser à un groupe insulaire qui a sévi à la fin des sixties, The Gun (NDR : en 1968, son « Race with the devil » avait décroché un hit). « I want you » est un titre différent de l’ensemble. Il est d’ailleurs plus long. Les drums sont syncopés. Les sonorités de guitares, effilées. Baignant dans un climat psyché, il lorgne davantage vers le Grateful Dead que les Byrds. Et la piste qui clôt le disque s’écarte également de la ligne de conduite générale. Evoluant sur un mid tempo, « Not the food one anymore » parvient à conjuguer une tonalité de gratte garage et l’autre surf. Et le résultat est vraiment bluffant.

Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, si les deux voix (masculine et féminine) n’étaient pas constamment réverbérées. Or, tant alternativement que conjointement, elles passent particulièrement bien la rampe, sans le moindre artifice, en concert. Dommage ! C’était pas vraiment une bonne idée.

 

Thee Marvin Gays

Prêt à sortir de la zone crépusculaire de l’underground…

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Soirée psyché garage au Water Moulin, ce samedi 13 décembre. A l’affiche, les Liégeois de The Scrap Dealers, les régionaux de l’étape Marvin Gays et les Américains The Shivas. Ces derniers sont établis à Portland, dans l’Oregon, tout comme les Dandy Warhols, et viennent de publier leur quatrième opus, « You know what to do ». Thee Marvin Gayes vient également de graver son deuxième elpee, en novembre dernier. Il s’intitule « Sleepless night ». Le combo fait un peu partie des meubles au Water Moulin. Quand aux Scrap Dealers, leur Ep (NDR : neuf titres, quand même !) est paru le 14 octobre dernier, et leur premier véritable long playing devrait sortir l’an prochain. Il n’y manque plus que les ultimes réglages…

C’est une mauvaise habitude au Water Moulin, la ponctualité est élastique. La faute à un public qui, en général, commence vraiment à débarquer après 22 heures. Et sans trop se presser. Ce qui, le plus souvent, prolonge la soirée tardivement…

Bref, The Scrap Dealers monte sur l’estrade avec ¾ d’heure de retard. Un quintet qui compte un drummer (NDR : au visage d’ado, mais il a quand même 25 printemps !), un bassiste et trois guitaristes, dont deux se consacrent alternativement au chant. Ils roulent leur bosse depuis un peu plus de deux ans ; et franchement, ils commencent à prendre de la bouteille. Leur mélange de psychédélisme et de shoegaze crépite allègrement. Parfois on pense à Loop, Spacemen 3, voire à Ride. La rythmique est hypnotique alors que les deux solistes tissent, à tour de rôle, de jolies envolées. Et malgré cette électricité bruitiste, on peut suivre aisément le fil mélodique. Mention spéciale à l’avant-dernier morceau du set (NDR : un extrait du nouvel LP), à la fois percutant, complexe et envoûtant, un peu dans l’esprit de Motorpsycho. Un bémol ? Les voix. En ‘live’, elles sont certainement encore à travailler et pourquoi pas en harmonie ; ce qui permettrait d’alléger les mélodies et même les rendre atmosphériques voire contagieuses. N’empêche, JauneOrange vient encore de faire une bonne pioche…

La dernière fois que votre serviteur avait assisté à un set  de Thee Marvin Gays, c’était au cours de l’été dernier. Il y avait une telle chaleur dans la salle, que la majorité du public prenait l’air à l’extérieur. Je dois même avouer que mon t-shirt était complètement trempé. Et je n’étais pas le seul à dégouliner de sueur. Pire, incommodé par la température ambiante, je n’avais pas vu grand-chose de la prestation.

Le line up du quatuor implique un drummer, deux guitaristes et une bassiste. Constamment souriante, cette dernière partage les vocaux avec un des gratteurs. A tour de rôle. Fondé en 2006, ce combo a acquis une belle expérience à travers ses prestations scéniques accordées à travers le Vieux Continent. En Belgique, bien sûr, tant au Nord qu’au Sud du pays ou à Bruxelles. Mais aussi en Grande-Bretagne, en Suisse et aux Pays-Bas. En cherchant sur la toile, les articles qui leur sont consacrés évoquent des références qui oscillent des Black Lips aux Oh Sees, en passant par White Fence, les Monks, le Gun Club ainsi que les compiles Peebles et Nuggets. Un zeste de surf comme condiment. Bref, le band pratiquerait une sorte de garage/punk aux réminiscences sixties. Pas aussi simple ! En écoutant plus attentivement et en sachant qu’avant de fonder ce combo, les musicos ont milité au sein de groupes de hardcore punk, leur musique me fait plutôt penser à Girls Vs Boys ainsi qu’au Sonic Youth de la seconde moitié des eighties, voire aux débuts de Blonde Redhead, mais en plus véloce. Donc une musique à la fois bruitiste et mélodieuse, qui brasse probablement toutes les influences mentionnées ci-dessus, pour en faire une synthèse personnelle et excitante. Les riffs de guitares sont incisifs et crades. Et même savoureusement discordants sur « Nothing ». La basse gronde. Le drummer pilonne ses fûts. Et il en ressort une solution sonore à la fois sauvage, syncopée et nerveuse, ponctuée de vocaux plutôt vindicatifs. Dommage cependant que les deux voix ne se rencontrent qu’à de trop rares occasions. Un créneau peut-être à explorer. N’empêche, Thee Marvin Gays mérite vraiment de sortir de la zone crépusculaire de l’underground… (voir notre section photos ici)

Mais la grosse surprise nous est venue de The Shivas. Encore un quatuor. Une jolie brunette aux drums. Comme on colle aux affiches. Et elle chante aussi. Très bien. Un chanteur/guitariste (NDR : il a aussi une excellente voix), les cheveux coupés au bol, comme le Stones ou les Beatles, à la fin des sixties. Ceux du second gratteur sont roux et bouclés et reviennent en avant, presque comme une banane. Sa carrure est imposante. Deux personnages qui auraient pu jouer dans un film de Jim Jarmush (NDR : merci Jean-Philippe). Et un bassiste à la longue tignasse en bataille, comme Julien Doré pour les dj’euns ou les hippies si vous appartenez à la génération des soixante-huitards. 

Première constatation, les harmonies vocales échangées entre Kristin Léonard et Jared Wait-Molyneux sont limpides, dans l’esprit west coast. Quand Kristin imprime le tempo –le plus souvent tribal– sa coiffure est constamment en mouvement, retombant régulièrement devant son visage de poupée. Le second gratteur, Eric Shanafelt, a un faciès impassible, mais son corps esquisse de petits mouvements tournants qui épousent ses interventions. Son physique évoque un trappeur qui redescend les montagnes Rocheuses. Bob Mannering s’exprime davantage par ses mimiques ; mais aussi et surtout se révèle un remarquable bassiste. Fruit d’un cocktail de psyché, de surf, de pop et de garage, la musique baigne dans un climat électrique particulièrement stimulant. Les refrains sont contagieux. Aux titres les plus enlevés répondent des morceaux mid tempo. Peu de pause entre ces titres. Ce qui explique aussi la réaction du public au sein de la petite salle. Il danse, déménage ; et on a même droit à du crowdsurfing. Un téméraire atterrit inopinément aux pieds du guitariste, qui reste toujours de marbre. Musicalement, on pense à The Mayhem, Dick Dale, Sonics et aux Deltones ; mais pas seulement. Certains medias ont avancé que leur expression sonore naviguait quelque part entre les Cramps et les Stone Roses. Pas tout à fait faux. D’autres leur prêtent des intentions revivalistes sixties, voire fifties. Pourquoi pas ! Mais le plus important, c’est ce que The Shivas parvient à réaliser de tout cet éventail de références. En affichant une qualité de son irréprochable. Prodigieux, quand on sait que la table de mixage du Water Moulin est réduite à son strict minimum. Un concert épatant accordé par un groupe qui a tout pour devenir une valeur sûre de la scène alternative. C’est tout le mal qu’on lui souhaite…

(Organisation Water Moulin)

 

Marvin

Barry

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On imaginait mal Marvin publier un album de la trempe de « Hangover The Over ». Une mission que la plupart des médias jugeaient impossible, tant le précédent elpee était remarquable, proche de la perfection. Et pourtant, le band montpelliérain l’a fait.

Ce « Barry » est aussi dense qu’énergique. Intense que jouissif. Derrière les mannettes, on retrouve Vincent Robert d’Electric Electric qui sait parfaitement ce que le mot ‘puissant’ veut dire. L’album s’ouvre par « Tempo Fighting », un morceau magistral sculpté dans le rock. Les riffs de guitare sont incisifs et efficaces. Un bel aperçu de la suite des événements. Marvin continue de chercher le parfait équilibre entre math-rock et krautrock. Dans l’esprit de Trans Am. Pourtant, si sur leur précédent elpee, le trio se plaisait à varier les tempos et à enchaîner les riffs, tout au long de « Barry », il n’hésite plus à poser des ambiances. Tout en ne dérapant jamais dans l’expérimentation gratuite, il parvient à concilier recherche, bon goût et accessibilité. D’ailleurs, « As Noise As Possible » lorgne vers la pop. A cause de sa structure de compo. De la ligne de chant également. Une nouvelle facette abordée par le band.

Etincelant, « Barry » mérite déjà une place parmi les meilleurs albums de l’année. 

 

Marvin

Marvin

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‘African Tape !’ est un label italien créé en 2008 par Julien Fernandez (Chevreuil, Passe Montagne) et Mitch Cheney (Hey ! Tonal).  Il est certainement un des labels contemporains qui réunit les artistes les plus fougueux, dans l’univers du rock indépendant. L’écurie réunit en son sein des combos comme Aucan, Ventura, Shipping News, entre autres, et bien entendu les formations respectives des membres fondateurs.

Autant dire qu’il est quasi impossible de rivaliser face un catalogue de cette envergure. L’elpee éponyme de Marvin est une des dernières sorties en date d’African Tape ! Originaire de Montpellier, le combo a été fondé en 2003. En fait, cet opus est une réédition de leur premier LP sorti en 2007, en tirage limité. Le band avait d’ailleurs sorti un deuxième opus, l’an dernier, un disque qui avait été unaniment apprécié par la critique. C’est dire si cette réédition tombe à pic ! Marvin y propose un post-math-rock énergique ; mais à contrario de certaines formations issues du milieu les sudistes, il a le bon goût d’y injecter des références krautrock, qui ne sont pas pour me déplaire. Si vous avez apprécié leur premier long playing, vous ne pouvez passer à côté de leur second. Une confirmation de tout le bien que l’on pouvait penser de Marvin…

Marvin

Hangover the Top

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Adhérer un jour au concept d’African Tape relève, perso, de la mission impossible. Ce label qui, sous le couvert de prétentions indie, noise, avant-gardistes ou alternatives, propose les œuvres d’artistes qui, (c’est un avis tout à fait personnel) le plus souvent, font vraiment n’importe quoi. De tous les albums signés par African Tape que j’ai eu la (mal)chance de chroniquer, « Hangover The Top », le nouvel effort du trio Montpelliérain Marvin est celui qui se rapproche le plus, personnellement, du ‘musicalement acceptable’.

Marvin, c’est deux gars, une fille. Emilie aux claviers, Fred à la guitare et Greg à la batterie. Trois individus manifestement barrés qui font autant de bruit que s’ils étaient dix. Difficile de coller une étiquette sur ce mélange de noise, de punk, de math rock et d’expérimentions synthétiques. « Hangover the top » est presque entièrement instrumental. Tant mieux ! Ce rock schizophrène n’a pas vraiment besoin du chant approximatif et inconfortable de « Roquedur », le titre d’ouverture vaguement métallique auquel je préfère, sans conteste, les vocaux trafiqués à l’aide d’un antique vocodeur, propagés sur « Dirty Tapping ».

« Hangover the top » est un disque bourré de qualités ; mais il est difficile à digérer. Surtout chez un métalleux primaire tel que votre serviteur. Cependant, j’admettrai volontiers que dans le genre barré et déstructuré, je n’ai pas souvent entendu mieux.

 

Marvin Marvin

Magazine

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L’énergie est répandue sans réserve. Les mélodies sont excitantes. Les influences de leur pop rock manifestement insulaires. Deux pôles d’attraction : Blur et Radiohead. Pas très original, mais au moins il n’y a pas prise de risque. Une formation parisienne. Son patronyme ? Marvin Marvin. 13 plages partagent leur album « Magazine ». Treize titres qui oscillent de l’hétéroclite à l’intrépide. La voix est nickel (NDR : l’accent aussi !). Les cordes sont envoûtantes. La batterie déchire. L’ensemble est parcouru de judicieuses touches électroniques. Et les mélodies passent bien la rampe. "Wannadie" et "You & me" en sont les plus belles illustrations. Dommage que la qualité du son laisse autant à désirer. Début juillet le combo se produisait dans le cadre du festival Cool & Crazy, à Seneffe. Et je dois avouer que sur scène, il assure. Les musiciens manifestent une énergie et une puissance phénoménales. N’est-ce d’ailleurs pas cet exercice de style qui constitue l’épreuve ultime ? Pour l’instant, Marvin Marvin tourne en Belgique ; et il est à l’affiche d’un autre festival ces 28, 29 et 30 juillet 2006 : l’Octopus de Nivelles…