La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

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Minus Story

My Ion Truss

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Originaires du Kansas, Minus Story a bien du mal à se faire un nom au-delà des frontières de leur petit bled. Pour leur cinquième ouvrage, le sextet s’éloigne de sa lo-fi originelle pour s’attaquer à une pop néo-psychédélique au charme un tantinet désuet. Après « In Line », une courte intro à la Postal Service, Minus Story dévie de sa trajectoire pour lorgner un peu plus du côté de My Morning Jacket sans réellement parvenir à les égaler (« Stitch Me Up », « The Way Beyond »). Un peu trop policé, le son de « My Ion Truss » manque de spontanéité. Bien qu’il puisse émouvoir certains inconditionnels d’indie, l’ensemble du recueil, à l’image de sa pochette, est plutôt grisâtre et fade. Certains morceaux finissent par convaincre au bout de plusieurs écoutes (« Pretty In The Light », « Aaron »). Mais dans le monde impitoyable des instantanés, une seule écoute de « My Ion Truss » suffira à convaincre les impatients de passer au disque suivant…

Minus Story

No Rest For Ghosts

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L’intitulé du nouvel album de Minus Story est intransigeant : « No Rest For Ghosts » ! Les fantômes se contenteront de hanter nos cauchemars, de se la couler douce dans les manoirs. Point barre. Tant pis pour eux. Tant mieux pour nous. Les dix chansons brodées sur ce disque sont d’une rare beauté. A chaque écoute, ces titres dévoilent leurs recoins harmoniques, petits détails oniriques, frais et mélancoliques. Assurément, la musique colportée par ce quintet du Missouri est rêveuse. S’abandonner dans ces cantiques, c’est se rapprocher des nuages. S’éloigner des fantômes. Nous sommes ici aux confins de deux mondes, entre lo-fi dépouillée et rock baroque. Sous la conduite de Jordan Geiger (chant, guitare, piano), ces univers s’entrechoquent dans une collision de sons. L’orchestration touche à la perfection, tant elle semble accordée aux proportions de ces compositions débridées. Mais où sommes-nous ? La question n’est pas simple... Vite, se repérer, regarder aux alentours, essayer d’apercevoir des bouilles familières. Malgré la brume qui voile l’horizon, on aperçoit Jonathan Donahue. Il est là, accompagné de ses compères de Mercury Rev. ‘Salut Jonathan !’. Mais il ne répond pas. Alors, on passe notre chemin. Tentant toujours de percer ce brouillard, on se réjouit des mélodies psychédéliques de « Waking Up », véritable Rev éveillé. Le moment de grâce surgit sous les accords fragiles de « Will I Be Fighting ? ». Là, tout s’illumine. Les ombres des Beach Boys, de Left Banke et autres Zombies s’éclairent. Et, finalement, on comprend pourquoi il ne restera rien aux fantômes...