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Monolithe Noir

La foi gelée de Monolithe Noir…

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À l’approche de la sortie de son quatrième elpee, Monolithe Noir dévoile un nouveau single, « La foi gelée », le titre maître. Ce morceau est accompagné d’un clip réalisé par Nico Peltier. Et il est disponible

À l’avant-garde d’une musique qui transcende les frontières entre instruments et machines et dépasse toute appartenance stylistique, Monolithe Noir poursuit son exploration créative avec un quatrième album, prévu pour le 27 février 2026 chez Humpty Dumpty Records. Il s’agit de leur œuvre la plus vocale, la plus immédiate et, bien qu’elle revienne à plusieurs reprises sur le thème du deuil, aussi la plus lumineuse.

Monolithe

Nebula Septem

Écrit par

C’est sous une pluie froide et drue de riffs que Monolithe ouvre le rideau d’un chancre désolé de quarante-neuf minutes, précisément. Un septième album studio réunissant sept morceaux de sept minutes chacun. Monolithe semble également monomaniaque. Si la symbolique du chiffre six, dans le paysage métallique, se rapporte fréquemment à l’occulte et au maléfique, ce nouvel opus en prolonge la mystique : après le passage du Malin, il ne reste plus que des ruines. Ce paysage de post-dévastation, c’est ce que vous propose de contempler ce sextuor français sous l’aura froide et lente du Doom. Chaque titre est en soi une construction complexe, où les motifs musicaux se répètent à l’envi, telle une spirale infernale, en mutant graduellement vers une forme nouvelle. Le tout, arraché laborieusement à coups de voix grave d’outre-tombe. Quelques riffs heavy sur « Coil Shaped Volutions » permettent d’entrevoir une brèche lumineuse avant de replonger, de plus belle, six pieds sous terre. Une contemplation majestueuse du néant. Le genre de long playing qui nécessite de prendre le temps, de se laisser emporter tout en restant attentif, d’avoir le plaisir de vivre et de revivre une exploration hors de soi. Monolithe trace des balises, certaines sont confortables, d’autres demandent d'abandonner une part de soi au seuil de la conscience. « Delta Scuti » en est à ce niveau exemplatif : il emporte l’auditeur·trice au cours du morceau dans un vortex de sonorités anxiogènes, nourri à coups de boucles électroniques brèves mais totalement inattendues et déstabilisantes. Une parenthèse temporaire avant de poursuivre la sombre exploration. Une pérégrination qui peut même à certains moments prendre la forme d’un rite initiatique, tel qu’à la fin d’« Engineering The Rip », pour enfin renaître sous une nouvelle mouture évoluée et clore cette petite heure expérimentale par une voie électronique, que la mémoire collective pourrait raccrocher à un univers astéroïdal, une envolée finale positive au-delà de la gravité après avoir ressenti et vécu différentes phases de spleen, de doutes et de retours à soi.