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La vérité selon RORI

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My Baby

Moins percutant que l’an dernier…

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Un an plus tôt, jour pour jour, My Baby faisait salle comble au Club de l’AB. De retour au même endroit, mais à l’AB Box, la formation n’a attiré, ce samedi 6 octobre, qu’un peu moins de 300 âmes. Elle est venue défendre sont quatrième elpee, « Mounaiki», gravé cette année, un disque qui fait suite à « Prehistoric Rhythm », paru l’an dernier. Etabli à Amsterdam, le trio a été qualifié de ‘Next Big Thing’ par le programmateur du festival Glastonbury…

Le supporting act est assuré par John Fairhurst, considéré comme la relève des ‘guitar heroes’. Certains médias estiment même qu’il s’agit du digne successeur de Hendrix ou du fils naturel de Clapton. On le compare même parfois à Robert Johnson, Muddy Waters, Jack White ou encore Jimmy Page. Il est également très fier d’avoir eu l’occasion de jouer aux côtés de certains de ses modèles et tout particulièrement Johnny Winter ainsi que le Ten Years After. Aux States, on lui a décerné le titre de meilleur joueur de Resonator au monde.

Tour à tour hantée par Howlin’ Wolf, Tom Waits, Captain Beefheart ou Mark Lanegan, sa voix est grave, profonde et suave. Rythmé et coloré, son blues nous plonge tout droit dans le  delta du Mississipi. Et manifestement, aux six cordes, il impressionne et mérite les références susvisées. Le set s’achève par une jam de plus de 10 minutes au cours duquel John et son drummer vont multiplier les duels, en étalant toute leur technique et leur feeling…

My Baby réunit la fratrie Cato et Joost Van Dijk, respectivement chanteuse/guitariste/violoniste et drummer, ainsi que le prodige de la six cordes Daniel ‘Da Freez’ Johnston, homonyme autiste du génie folk américain. Les deux premiers sont bataves, le dernier, néo-zélandais, un musicien qui a tout assimilé chez George Harrison, Jimi Hendrix, Larry LaLonde (Primus) et Tom Morello (Rage Against The Machine).

A l’aide d’un médiator ou sans, selon, Johnston élabore les structures des compos, compositions qui mêlent psychédélisme, rock, blues, world orientale et électro. Le set débute par une « Intro » tribale et déroutante, un morceau qui reflète parfaitement le climat du nouvel opus. Incantatoire, la voix de Cato fait des arabesques, un peu comme une petite fille asiatique. Les interventions au dobro de Daniel, toujours coiffé d’un chapeau surmonté d’une plume, sont répétitives et teintée de delta blues. Joost est planté sur une estrade, en plein milieu du podium, légèrement en retrait. Il participe circonstanciellement aux vocaux et se sert d’une machine pour dispenser des beats électro. Cato pince les cordes de sa gratte, comme une basse, tout en privilégiant les trois supérieures. A trois reprises, elle va changer de tenue. La première lui confère une allure de geisha. En salopette flashy et multicolore, la seconde nous renvoie à la période glam/rock des seventies. Enfin, la dernière, plus sexy –body à franges et jupe courte, mais coiffée d’une perruque de couleur jais– correspond davantage aux adeptes de l’électro/swing. Pendant ses absences, les autre musicos en profitent pour expérimenter.

Le set va nous réserver des titres particulièrement groovy, comme « Supernatural Aid » ou « Shadow Dancer », d’autres trempés dans le trip hop, dont « Borderline », mais également électro/swing, parmi lesquels « In The Club » mérite assurément son titre. « For A Change » nous entraîne au cœur du désert, celui que traverse un Tinawiren éclairé. Enfin, Cato empoigne son violon, de couleur noire, et en pince les cordes machinalement, tout au long de « Love Dance Remedy ».

Bref, à l’instar de « Mounaiki », titre maître du dernier elpee, votre serviteur éprouve davantage de difficultés à pénétrer dans l’ambiance de ce concert qui quoique déconcertant se révèle bien moins percutant que celui accordé, à l’AB Club, l’an dernier. Un peu avant la fin du set, il décide d’ailleurs de tirer sa révérence…

Setlist : « Intro », « Mounaiki », « For A Chance », « Supernaturel Aid », Bordeline », « Shadow Dancer », « In The Club », «  Silhouette », «  Vigilante »,« Master Of War »/ « Bless You », « Love Dance  Remedy », « Sunflower », « Juno », « Shameless », « Seeing Red Uprising », «  Make A Hundred ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

My Baby

Des Baby cools…

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My Baby est une formation néerlandaise qui fait un tabac dans son pays. Enfin pas tout à fait, puisque le guitariste, Daniel ‘daFreez’ Johnston, est néo-zélandais. A son actif, trois albums, « My Baby Loves Voodoo’», gravé en 2013, « Shamanaid », en 2015 et « Prehistoric Rhythm », en 2017, ainsi qu’un Ep, « Remedy II », paru en 2015. Fondamentalement revivaliste, sa musique puise ses sources dans le mouvement power flower de la fin des sixties…

Le concert est sold out. Pas de supporting act. Le trio amstellodamois grimpe sur l’estrade vers 20h45. Barbu, le gratteur est coiffé d’un chapeau boule décoré de plumes. Le drummer, Joost van Dijk, se singularise par ses chaussettes de couleur noire. Cato van Dijk, la chanteuse/bassiste, a un look encore plus caractéristique. Pieds nus, elle enfilé un short, une veste longue et un top aux motifs fleuris. Elle a maquillé le contour de ses yeux de paillettes dorées. Et entre ses mirettes, elle a serti ce qui ressemble à un diamant. Enfin, elle porte des colliers à plumes amérindiens autour du cou.

Compo de psyché/blues, « Love dance » ouvre le set. Cato van Dijk se consacre alors au violon. Les interventions aux drums sont particulièrement sauvages, et incitent à la transe. Le gratteur traite son instrument en slide, dans l’esprit des 70’s. Tout au long de « Remedy II », la chanteuse invite la foule à danser. Et elle montre l’exemple, à travers ses déhanchements sensuels. Lorsque sa voix emprunte un timbre plus grave, on ne peut s’empêcher de penser à Janis Joplin. « Luminate » et « Moon Shower » naviguent quelque part en r&b et deep blues néo-orléanais. Titre incantatoire, presque vaudou, « Cosmic Radio » agrège funk, blues et hip hop. Une compo qui aurait pu figurer au répertoire de Skip and Die. « Sunflower Sutra » est un morceau qui touche au sublime. Delta blues, « Make A Hundred » nous plonge dans le Mississippi. Pendant « Uprising », Daniel pousse ses cordes jusqu’à la rupture, alors que le préposé aux fûts imprime un tempo tribal. Avant d’attaquer l’endiablé « Seeing Red », Cato laisse tomber la veste. « Ancient Tribe » est aussi sulfureux. Paradoxal, mais dansante, la musique de My Baby est très susceptible de se teinter circonstanciellement de dub… et parfois même de gospel…

En rappel, My Baby nous réserve « Mad Moutain Thyme », un morceau au cours duquel Daniel s’autorise un bain de foule, alors que Joost, qui a ôté son marcel, soutient sa sœur aux vocaux. Manifestement, le band est prêt pour se produire au sein des grandes salles et même des festivals… mais bon, Woodstock, c’était quand même en 1969… et les éditions qui se sont déroulées en 1994 et 1999 ne véhiculaient certainement plus le ‘hippie dream’…

(Organisation : Ancienne Belgique)