Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

logo_musiczine

Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (1 Items)

My Red Cell

13 in my 31

Écrit par
A Londres, en se baladant dans les rues de Hackney, le flâneur inconscient passe devant une façade estampillée "Toerag Studio". Pour le promeneur moyen, peu coutumier des frasques du rock’n’roll, il s’agit là d’une bicoque parmi tant d’autres. Erreur, grave erreur mon cher promeneur. Car sous cette enseigne se cache un studio d’enregistrement (déjà) mythique, responsable de plusieurs pépites de la résurgence du rock en ce début de millénaire. Fréquenté par The White Stripes, The Datsuns, The Kills ou The Black Keys, l’atelier sonore, géré de main de maître par l’ingénieur du son Liam Watson, n’a plus rien (ou presque) à prouver au reste du monde. Perfectionniste et féru d’anciennes technologies, Watson a passé une année entière, au début des années 90 à écumer le pays pour réunir le matériel d’époque qu’il cherchait. En quelques années, il s’est entouré des vieux équipements analogiques des meilleurs studios d’alors (BBC, Abbey Road, Decca). Toerag est ainsi devenu le nouveau fantasme des groupes de rock en quête d’un son chaud, habité, loin de la sophistication des logiciels niveleurs. Pour toute philosophie, ce matériel vintage allonge un doigt tendu en direction des procédés numériques. Excédés par un monde dominé par la répétition rigide de mécanismes automatiques, les rockers du vingt et unième siècle font table rase du passé et valorisent la spontanéité de l’être humain sur la machine. Nouvel recrue du studio Toerag, le quatuor My Red Cell enfonce le clou et crache son glaviot à la gueule du gigantisme de l’industrie du disque. Le groupe esquisse des représentations incongrues : Dolf Datsun en pleine crise d’adolescence ("Going out for nothing"), Jack White en vacance chez The Bronx ("Knick me down"), The Pixies bottant le cul aux membres de Mclusky pour les contraindre à rebrancher les amplis ("Whisper the fear"). Tout en arpèges aiguisés, l’entrée en matière explose en éructions maladives dans "In a cage (on prozac)" (NDR : un bon point de plus, nos Anglais ont le sens du titre subtil !). "Head in the ground" part en guerre, défendre fans et enfants du revival rock’n’roll. Seul accroc notable à la liste des douze brûlots balancés par My Red Cell, "Bullet (One day Closer) " et sa production lisse, aux confins du rock FM dénature quelque peu la vue d’ensemble de cette photographie viscérale.