La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

logo_musiczine

Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (6 Items)

Naked (In A Sphere)

Third Eye (Ep)

Écrit par

Ecrire quelques mots au sujet d’un disque paru il y a 6 ans constitue un exercice périlleux. L’Ep « Third Eye » de Naked (In a Sphere) attendait en effet dans ma pile des disques encore à chroniquer, depuis 2015. Après quelques écoutes, difficile de dire si ce sont les goûts qui ont évolué à ce point depuis lors, mais ces légères réminiscences d’Evanescence (NDR : ça rime !) me sont totalement étrangères et semblent diablement datées…

Active depuis 2011, la formation sarthoise propose, tout au long de « Third Eye », un rock FM plutôt conventionnel teinté de sonorités trip-hop. Tout est bien réalisé mais vraiment trop ‘propre’ pour laisser une trace quelconque dans l’esprit de votre serviteur…

Naked (In A Sphere)

Afterglow

Écrit par

Considéré comme une star dans son pays, Ásgeir Trausti acquiert progressivement une solide réputation sur le Vieux Continent. Ses concerts sont d’ailleurs, le plus souvent, joués à guichets fermés. Paru en 2014, son premier album, « In The Silence », avait été particulièrement bien reçu par la critique. 

Sur ce second elpee, il a décidé de délaisser quelque peu son folk, pour embrasser des textures davantage électroniques.

Le long playing s’ouvre par le titre maître. Les sonorités délicates des synthés se superposent en couches et bercent la voix veloutée et atmosphérique d’Ásgeir. Transcendé par l’électronique, ce folk vaporeux invite au voyage afin d’y découvrir les volcans et fjords islandais. Et « New Day » est de la même veine.

Ecrit dans son village natal, « Laugarbakki » démontre toute la maîtrise du songwriting de l’artiste. Electro/soul, « Unbound » a certainement été influencé par James Black. « Stardust » se distingue par la voix exceptionnelle de l’Islandais.

« Here Comes The Wave In » et « Underneath It » sont parsemés d’incantations shamaniques et divinatoires. Les ivoires et la voix sont en parfaite communion tout au long du paisible « I Know You Know ». L’influence de Bon Iver est palpable sur « Dreaming » et « Hold ».

Retour au folk originel, torturé, mais tendre sur « New Day » et « Fennir Yfir ». Les interventions à la gratte se révèlent aussi belles que soignées.

La version deluxe est enrichie de deux remixes. Un d’« Afterglow » et l’autre d’« Unbound ». Et nous réserve en bonus tracks, « Where Is My Mind ? » et « Trust ».

Un superbe opus à emporter sur une île déserte. Ásgeir se produira en concert le 18 novembre 2017, au Trix, à Anvers.

 

Naked (In A Sphere)

In The Silence (Deluxe edition)

Écrit par

Un bien bel objet que cette réédition limitée du premier album d’Asgeir Trausti Einarson (je vous épargne les accents et l’accent), sorti en deux mille douze.

Enième livrée d’un même opus, certes (voir chronique ici), mais présentée avec goût.

Récapitulons pour les absents :

Suite au succès national de son tout premier enregistrement dans la langue de ses ancêtres, le jeune Asgeir s’engage à conquérir le monde, comme ses glorieux aïeux, jadis.

Décidé à ne pas se les geler éternellement dans ses paysages givrés, il décide ensuite d’enregistrer le même disque, dans la langue universelle : l’anglais.

Une excellente initiative qui lui permet de lever les amarres et de voir du pays (et nous étions présents lors de ses passages aux confins de nos territoires)

Peu à peu, le lutin, architecte en congères, se fait une place au soleil.

Le reste appartient à la légende, consignée avec soin, à la fin du livret, par Asgeir en personne.

Mais plus qu’une jolie histoire, la musique d’Asgeir recèle bien des charmes.

D’abord, le petit farfadet possède un bien joli organe vocal et sa musique, subtilement boisée dans une forêt électronique, a de quoi faire chavirer bien des cœurs en dehors de son seul pays de glace.

Pourquoi alors ressortir à nouveau ce disque ?

Outre l’aspect marketing, il faut bien avouer qu’on ne décèle pas de véritable raison, si ce n’est contaminer d’autres fans, en attendant la sortie de nouveautés.

« In The Silence » reprend donc l’idée de la double version, mais l’édition limitée offre un troisième volet en bonus, sur lequel nous attarder ultérieurement.

Les deux premiers CD’s sont donc des jumeaux, à l’exception de la langue.

Bien sûr, à quelques exceptions près, au sein de notre lectorat, nous ne trouverons que des amateurs de la version anglaise. Certes, la VO est fort agréable à écouter en mangeant des marshmallows au coin du feu sur une peau de phoque synthétique. Mais nous garderons cette option pour les futures soirées d’hiver.

Pour l’heure, revenons à ce silence (in English, please), cher à Asgeir.

Un beat en suspension, bientôt rejoint par une caresse pianotée et la voix d’ange vient se poser délicatement.

Plus qu’une recette, presque une marque de fabrique.

Tout le monde n’aime pas la neige, mais au demeurant, presque tout le monde est d’accord sur le fait que voir danser des flocons dans un ciel étoilé a quelque chose de magique.

Et bien, c’est cette métaphore qui sied aux compositions de notre habitant des contrées nordiques.

S’ils s’en trouvent pour se lasser rapidement d’un tel spectacle, d’autres, à l’âme toute retournée, n’hésiteront pas à venir coller leur nez à la fenêtre encore et encore, à l’écoute de cet album, ma foi, fort bien réalisé, produit et exécuté.

Le jeune homme disposant d’un joli minois, on comprendra aisément que son auditoire se compose d’une majorité de cœurs sensibles et autant l’avouer, principalement féminins.

Les orchestrations sont fignolées (cuivres et cordes) et le résultat subtil et charmant.

Le single « King And Cross » se démarque quelque peu de la mêlée et justifie son choix de fer de lance.

Mais « Head In The Snow » remporte lui tous mes suffrages.

Un morceau limpide et lumineux, emmené par une électro grésillante au sein d’une pluie en arpège, et dont une batterie en suspens vient soulever les coins de mystère, avant d’en ralentir le rythme cardiaque dans un dernier souffle retenu.
 

Sinon, pour son efficacité, « Torrent » se pose là comme titre phare au milieu de cet opus, en embuscade dans cette fausse torpeur initiée par l’ensemble des chansons, avec ses assauts aux allures militaires de Vikings frondant les océans.

Un titre qui se dévoile ensuite pudiquement, mais en affichant la même grâce sur le troisième disque, consacré aux chutes de studio, remixes divers et… à une reprise déstabilisante.

Prenant soin de confronter le feu à la glace, l’Islandais nous gratifie d’une cover du « Heart-Shapped Box » de Nirvana ; mais du bout des doigts.

Sa voix de tête s’élevant bien au-dessus des cimes.

Bref, « In The Silence » enfonce le clou, là où « Dýrð Í Dauðaþög » traçait une voie royale aux pieds de ce talentueux bonhomme des neiges.

Et s’il s’agit du même disque, on s’en fout un peu, parce que au demeurant, comme dans un film, on optera pour la version qui nous plait.

Naked (In A Sphere)

In the Silence

Écrit par

Ásgeir, de son véritable nom Ásgeir Trausti Einarsson, n’est connu chez nous que depuis quelques mois. Pourtant au sein de son pays, c’est déjà une star ; et ce, depuis un bon moment. Et plus exactement 2012, année de la parution de son premier album (imprononçable et impossible à écrire), pour être exact. En Belgique, il faut tout de même admettre qu’il s’est constitué une belle brochette de fans, vu l’affluence constatée lors de son concert, accordé au Botanique. Néanmoins, en Islande, il jouit d’une notoriété bien plus conséquente. Il faut dire que son premier album y a rencontré un énorme succès. Et puis plusieurs de ses singles sont entrés dans les charts. Plus de 30 000 personnes (ce qui représente plus ou moins 10% de la population, rien que ça !) ont acheté son disque. Enfin, et pour couronner le tout, il a décroché plusieurs ‘Awards’ sur son île. N’importe quel songwriter signerait des deux mains pour vivre une telle reconnaissance, au moins une fois, durant sa carrière. Ásgeir y est parvenu, alors qu’il n’avait que 21 ans !

Afin de conquérir le marché international et de vérifier si ce succès pouvait dépasser les frontières islandaises, un grand monsieur du folk est venu lui prêter main forte pour traduire les lyrics : John Grant. En fait, les textes de ses compos ne sont pas de sa plume, mais de son père. Des poèmes. Ainsi, après plusieurs mois d’attente, le premier album d’Ásgeir est enfin prêt à conquérir de nouveaux disciples. Il sort sous le titre prononçable d’« In the Silence ».

La voix du Viking islandais évoque tour à tour James Blake, lorsque l’électro s’invite dans sa musique (« Going Home », « Head in the Snow ») ou Justin Vernon, quand la guitare manifeste davantage de présence (« Summer Guest », « Higher »). La musique d’Ásgeir est paisible et cristalline. Mais pas seulement. A l’instar du morceau éponyme, une plage davantage énergique construite sur sublime crescendo. Elle peut prendre une forme plus enjouée. Comme sur « Torrent ». Pourtant, malgré cet éventail de styles, Ásgeir affiche une constance dans la perfection.

A découvrir, si ce n’est déjà fait !

 

Naked (In A Sphere)

Périple visionnaire au cœur de la terre des glaces…

Écrit par

Plus ou moins un an après la sortie de son premier album, « Dyro í dauoapögn », Ásgeir nous rendait visite au Botanique. Prévu initialement au Witloof Bar, les organisateurs ont certainement été surpris par la rapidité de ventes des places ; à tel point qu’ils ont dû déménager le spectacle à la Rotonde. Même l’Orangerie n’aurait sans doute pas été assez spacieuse pour accueillir le nombre de demandes. Personnellement, je n’avais jamais vu la Rotonde bondée à ce point. Il faut croire que les organisateurs avaient surévalué le nombre de tickets disponibles !

La tâche ingrate de la première partie était, ce soir, dévolue à la Norvégienne Karian Jahnsen, alias Farao. Avant de me déplacer, j’avais écouté furtivement le premier album de la Scandinave et pour une fois, son electro-folk paraissait valoir le coup. C’est donc plein d’espoir que je suis entré dans la Rotonde. Malheureusement, j’ai vite déchanté. Plantée au milieu de l’estrade et armée d’une guitare, elle est uniquement soutenue par une claviériste, par ailleurs choriste. Malgré une voix douce et harmonieuse et des lyrics certainement dignes d’intérêt, la jeune artiste ne parvient pas à donner du relief à ses compos ; si bien qu’au bout de deux, voire trois titres, on décroche. Entièrement consciente des limites de la formule duo, Farao annonce qu’elle partira bientôt en tournée, accompagnée d’un véritable groupe. On n’attend donc plus que son nouveau projet prenne forme…

Durant l’intermède, (presque) personne ne quitte la salle de peur de perdre les quelques centimètres conquis de haute lutte. À 21h, les lumières s’éteignent et un chant traditionnel islandais retenti. Le band monte ensuite sur scène. Apparemment, la barbe est de mise ; et on attribuera une mention spéciale au batteur. Ásgeir Trausti Einarsson (NDR : c’est son véritable nom !) s’installe au centre du podium, debout, derrière ses claviers. Il est entouré par deux autres barbus, également préposés aux claviers, et par un guitariste, imberbe ce dernier. Ásgeir entame son concert par quelques morceaux trempés dans l’électro-folk, des titres empreints de douceur contemplative, comme seuls les musiciens originaires d’Islande sont capables d’en pondre ; à l’instar de Sigur Rós, d’Olafur Arnalds ou encore de Mùm. Paisible, sa voix évoque Justin Vernon voire James Blake. Il interprète la quasi-intégralité du répertoire dans sa langue natale, malgré l’existence de versions anglaises qui circulent depuis que John Grant en a opéré la traduction. Evidemment, peu de mélomanes sont capables de l’accompagner au chant. Ils se comptent même sur les doigts d’une main. Sa facilité à monter dans le registre des aigus est impressionnante. Sous son bonnet, le songwriter semble timide. Entre chaque morceau, il se contente de saluer et de remercier l’auditoire. Le groupe nous réserve encore quelques compos sculptées dans un folk-rock plus classique, débarrassées de toute trace d’électronique. Ce n’est qu’à partir de la seconde moitié de set qu’Ásgeir passe à la vitesse supérieure en attaquant des morceaux plus captivants, construits en crescendo. De quoi faire frissonner la foule. Ásgeir a confirmé tout le bien que l’on pouvait penser de lui. Subtil, mélancolique et bouleversant, son set nous a permis de vivre un périple visionnaire au cœur de la terre des glaces… 

(Organisation Botanique)

 

 

Naked (In A Sphere)

Freefall

Écrit par

Puisque l’album nous y invite en plage d’ouverture (« Begin By The End »), entamons donc cette chronique par sa conclusion : « Freefall » est un disque agréable mais pas essentiel. Poli et qui se tient bien comme il faut, tel un gendre idéal à présenter à la famille le dimanche après-midi mais avec qui on s’ennuie un brin le reste de la semaine.

On est séduit par certains traits et en même temps, cette beauté superficielle lasse rapidement.

Alors, oui, il y a bien de temps à autre une petite lueur qui brille dans la voix et un léger pétillement dans les arrangements soignés, principalement sur « Soft Craking ». Mais l’enthousiasme retombe vite quand la musique se dénude et laisse apparaître les défauts d’un corps ni beau, ni laid.

Les textes sont à l’image de la musique. Assez communs. Et de s’interroger sur la pertinence d’en avoir traduit le contenu dans le livret intérieur.

Finalement, c’est la pochette (un sculptural corps féminin emprisonné dans un globe) qui illustre le mieux Naked In A Sphere.