Les mille destins d’eightycuts

Nouvelle signature du label Teenage Menopause, eightycuts réunit Siam Coudrais à la batterie et Grégoire Léauté Culioli à la guitare et au chant. Le duo publiera son premier long playing, Thousand Fates, le 25 septembre 2026. Inspiré par Solénoïde de Mircea…

logo_musiczine

Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (1 Items)

Neal Morse

Testimony

Écrit par
A peine l'album 'Snow' sorti, Neal Morse annonçait sa décision de quitter le groupe Spock's Beard pour raisons religieuses. Annonce accueillie avec force sarcasmes et quolibets par l'ensemble du microcosme progressif, rageur car persuadé d'avoir perdu l'un de ses héros les plus prolifiques et charismatiques. Moins d'un an plus tard, le gaillard commet un double CD proposant plus de deux heures d'une musique, ma foi, assez proche de celle de… Spock's Beard! Le talent de compositeur et d'arrangeur de Neil n'est plus à démontrer. C'est aussi un musicien hors pair qui, en outre, est toujours parvenu à bien s'entourer. On ne s'étonnera pas de retrouver, par exemple, l'incontournable Mike Portnoy (Dream Theatre) aux fûts. Ravis, les fans ne pourront que s’incliner face à ce Progressif musclé, riche et contrasté, ces harmonies vocales très soignées et cette voix très Beatles/Oasis ; le tout admirablement mis en valeur par une production époustouflante. Quant aux habituels détracteurs, ils feraient bien de prêter une oreille attentive à ce 'Testimony'. Car quelque chose a bel et bien changé. Neal s'est- il libéré des contraintes liées au 'moule Spock's Beard' et aux attentes supposées des fans? Ou est-ce le fait de sa démarche spirituelle? Toujours est-il que le côté superproduction brillante mais formatée et désincarnée de son ex-groupe (et plus encore de son projet parallèle Transatlantic) est ici largement évité. Neal n'hésite plus à s'attarder sur une guitare espagnole isolée, un solo de violon ou un thème musical tout simple. L'œuvre dense et structurée en concept est entrecoupée de passages plus dépouillés et vraiment émotionnels, qui lui confèrent une réelle profondeur. Elle bénéficie aussi d'une belle variété de sonorités classiques et traditionnelles aux résonances du terroir, voire exotiques, parfois surprenantes. Bref, elle séduit par sa dimension humaine. Même la voix, par moments méconnaissable (c'est le cas sur la très recommandable plage 'I am willing' et sur 'Oh, to feel him'), véhicule une passion inédite et sympathique. L'album est un véritable délice de bout en bout. Et quand le deuxième CD achève sa course sur le lecteur, on a le sentiment net d'avoir hérité d’un chef-d'œuvre. Rien de moins !