Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

logo_musiczine

Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Neutral Milk Hotel

On avery island

Écrit par

“On avery island” constitue le tout premier elpee de Neutral Milk Hotel. Il est paru en 1996. En fait à cette époque, cette formation était le projet exclusif de Jeff Mangum ; même si lors des sessions d’enregistrement, il avait reçu la collaboration de Robert Schneider (Apples in Stereo, Marbles), Rick Benjamin de Perry Weissman 3 et Lisa Janssen de Secret Square. Ce n’est qu’après la sortie de cet opus, que N.M.H. est devenu un véritable groupe, concoctant par ailleurs un second et remarquable album intitulé « In the Aeroplane Over the Sea » (réédité par Domino en 2005), deux ans plus tard. « On avery island » ressort aujourd’hui enrichi de deux morceaux qui figuraient sur le single « Everything is », c'est-à-dire le morceau maître et sa flip side « Snow song pt.1 ». Enfin, uniquement dans son édition prévue pour l’Europe, car les membres du combo n’ont toujours pas autorisé l’inclusion de ces bonus tracks. Depuis le début du nouveau millénaire, Mangum s’est plutôt montré discret. On sait qu’il a collaboré à différents projets dont celui de Chris Knox, en Nouvelle-Zélande, monté sur les planches lors d’un concert d’Olivia Tremor Control, en 2005, et que l’an dernier le label Elephant 6 a anticipé l’annonce d’un come-back. Qui ne s’est toujours pas concrétisé. Elephant 6, c’est ce fameux label qui a engendré toute une série de formations barrées qui valent leur pesant d’hallucinations sonores (voir : http://www.elephant6.com/bands.html). On ne va cependant pas trop s’attarder sur cette écurie, mais parler quand même un peu de ce « On avery island », dont le psychédélisme lo-fi (du fuzz folk !) semble manifestement avoir influencé des ensembles comme Arcade Fire, Decemberists, New Pornographers, Of Montreal, Animal Collective et même Wilco. Douze morceaux et deux bonus tracks figurent sur cette plaque : ils sont le fruit de l’imagination débordante et visionnaire de Jeff Mangum. Mélangeant instrumentation acoustique et électrique, N.M.H. y consomme autant la guitare que le xylophone, les cuivres, les cloches, le banjo, les boucles, le violon, l’orgue, le Casio, les enregistreurs à bandes, et j’en passe. Toute une pléiade d’instruments qui sert de fil conducteur à des mélodies sinusoïdales, austères, désespérées, funèbres, spectrales, hypnotiques, dérangées ou tendres, entretenues par la voix énigmatique de Jeff Magnum.

Neutral Milk Hotel

In the aeroplane over the sea

Écrit par
Formation particulièrement énigmatique, Neutral Milk Hotel constitue une référence de choix dans l’univers du néo-psychédélisme. Disparue vers 1999, elle a quand même laissé une discographie fort intéressante. Pas la peine de vous mettre à la recherche des quelques démos immortalisées sur l’une ou l’autre cassette : elles sont aujourd’hui introuvables. Mais outre 4 eps ou singles, le groupe est surtout responsable de deux albums incontournables : « On Avery Island » en 1996 et « In the aeroplane over the sea » en 1998. Sans oublier la multitude d’apparitions sur les compilations les plus diverses. Plusieurs bouquins se sont même intéressés à ce phénomène. Mais NMH, c’est avant tout Jeff Mangum. Il s’était enfin décidé à fonder un véritable groupe peu de temps avant la sortie de son premier opus. Engageant pour la circonstance Jeremy Barnes aux drums, Scott Spillane aux cuivres, Julian Koster au banjo et le multi-instrumentiste Robert Schneider (NDR : producteur par ailleurs !) Avant de se lancer dans cette aventure, Jeff militait chez Olivia Tremor Control ; un combo avec lequel il ne coupera jamais le cordon ombilical, revenant régulièrement leur filer un coup de main. Dernièrement, le label Orange Twin a laissé sous-entendre qu’une reformation était dans l’air. Mangum s’est empressé de démentir cette information. En fait l’artiste semble fuir tout ce qui lui semble conventionnel, privilégiant l’expérimentation. Il lui arrive même de se produire sous un pseudonyme. Ce qui ne l’empêche pas de multiplier les collaborations. Il a ainsi joué en compagnie de Chris Knox des Tall Dwarfs. N’hésitant pas à se rendre en Nouvelle-Zélande pour lui apporter son concours lors d’un show. Chris Knox et Jeff Mangum semblent d’ailleurs beaucoup s’apprécier. Ce qui n’est finalement pas trop étonnant, car la démarche créative des deux comparses semble assez proche… Mais venons-en à ce « In the aeroplane over the sea ». Un disque sombre, mélancolique, parfois même douloureux. A l’instar des compositions les plus dépouillées (« Two-headed boy », « Oh comely » et « Two-headed boy pt. Too ») que Jeff chante en s’accompagnant d’une sèche. De son timbre de crécelle, il dispense des lyrics cryptiques, parfois incompréhensibles, sur la mort ou le sexe. Parfois autobiographiques, parfois empruntés à l’histoire. A l’instar de « Holland 1945 », qui relate l’épisode le plus pénible de la vie d’Anne Frank. Mais le plus intéressant procède de son approche du psychédélisme ou de la noisy. A cause du recours aux cuivres. Une rencontre qu’on peut franchement décrire comme novatrice. Sans pour autant négliger le sens mélodique, qui peut même se révéler contagieux (« The king of carrot flowers pt.one »). Des cuivres qui se muent en fanfare sur le funèbre « The fool » (NDR : Jeff a quand même vécu toute sa jeunesse - 26 ans ! - en Louisiane). En outre, la trompette apporte très souvent un vent de fraîcheur à des compositions pourtant complexes, mais tellement agréables…