L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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In the aeroplane over the sea

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Formation particulièrement énigmatique, Neutral Milk Hotel constitue une référence de choix dans l’univers du néo-psychédélisme. Disparue vers 1999, elle a quand même laissé une discographie fort intéressante. Pas la peine de vous mettre à la recherche des quelques démos immortalisées sur l’une ou l’autre cassette : elles sont aujourd’hui introuvables. Mais outre 4 eps ou singles, le groupe est surtout responsable de deux albums incontournables : « On Avery Island » en 1996 et « In the aeroplane over the sea » en 1998. Sans oublier la multitude d’apparitions sur les compilations les plus diverses. Plusieurs bouquins se sont même intéressés à ce phénomène. Mais NMH, c’est avant tout Jeff Mangum. Il s’était enfin décidé à fonder un véritable groupe peu de temps avant la sortie de son premier opus. Engageant pour la circonstance Jeremy Barnes aux drums, Scott Spillane aux cuivres, Julian Koster au banjo et le multi-instrumentiste Robert Schneider (NDR : producteur par ailleurs !) Avant de se lancer dans cette aventure, Jeff militait chez Olivia Tremor Control ; un combo avec lequel il ne coupera jamais le cordon ombilical, revenant régulièrement leur filer un coup de main. Dernièrement, le label Orange Twin a laissé sous-entendre qu’une reformation était dans l’air. Mangum s’est empressé de démentir cette information. En fait l’artiste semble fuir tout ce qui lui semble conventionnel, privilégiant l’expérimentation. Il lui arrive même de se produire sous un pseudonyme. Ce qui ne l’empêche pas de multiplier les collaborations. Il a ainsi joué en compagnie de Chris Knox des Tall Dwarfs. N’hésitant pas à se rendre en Nouvelle-Zélande pour lui apporter son concours lors d’un show. Chris Knox et Jeff Mangum semblent d’ailleurs beaucoup s’apprécier. Ce qui n’est finalement pas trop étonnant, car la démarche créative des deux comparses semble assez proche… Mais venons-en à ce « In the aeroplane over the sea ». Un disque sombre, mélancolique, parfois même douloureux. A l’instar des compositions les plus dépouillées (« Two-headed boy », « Oh comely » et « Two-headed boy pt. Too ») que Jeff chante en s’accompagnant d’une sèche. De son timbre de crécelle, il dispense des lyrics cryptiques, parfois incompréhensibles, sur la mort ou le sexe. Parfois autobiographiques, parfois empruntés à l’histoire. A l’instar de « Holland 1945 », qui relate l’épisode le plus pénible de la vie d’Anne Frank. Mais le plus intéressant procède de son approche du psychédélisme ou de la noisy. A cause du recours aux cuivres. Une rencontre qu’on peut franchement décrire comme novatrice. Sans pour autant négliger le sens mélodique, qui peut même se révéler contagieux (« The king of carrot flowers pt.one »). Des cuivres qui se muent en fanfare sur le funèbre « The fool » (NDR : Jeff a quand même vécu toute sa jeunesse - 26 ans ! - en Louisiane). En outre, la trompette apporte très souvent un vent de fraîcheur à des compositions pourtant complexes, mais tellement agréables…

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