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Oneida

Happy new year

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Les défricheurs du nouveau son (TV On The Radio, Battles) voient débouler à leurs cotés un allié de choc. Oneida, trio de Brooklyn, huit albums au compteur, vient de passer à la vitesse supérieure. Leur petit dernier, une oeuvre poétique constituée d’envolées en vrille et de phrases musicales en boucle, laisse sans voix. Touches électro, rythmique ébouriffante, superposition des voix contribuent à générer un mantra monastique du plus bel effet. Partout, le travail de guitare est minimaliste. Pas de riffs, plutôt des éclairs d’électricité déchirant un ciel obscur. Mis en orbite par un gospel du nouveau millénaire sur la nature passagère de la beauté, le disque impressionne d’emblée. « Up with People » sept minutes d’énergie jazzy-funk que ne renierait pas !!!, est foudroyant d’efficacité. Plus loin, « History’s Great Navigators », piano martelé, sitar imbibé, plaque au mur et coupe le souffle. « You Can Never Tell » qui louvoie du côté des Liars, batterie tribale à souhait et chant vaudou terrorisera les petites filles. « The Misfit » a la bossa-nova dans l’âme mais le post-punk dans le froc. Dernier assaut vers le cervelet, « Thank Your Parents », hypnotique en diable assure la fin du voyage avant d’ouvrir les yeux et de se demander où viennent de passer ces dernières 45 minutes. Un travail incroyable de cohérence. Oneida expérimente, certes ; mais n’oublie jamais d’écrire des chansons. Les fêtes avant l’heure. Happy New Year !

Oneida

The Wedding

De ce septième album du trio de Brooklyn, on retiendra surtout l’étrange variété : de la pop aérienne, du krautrock, de l’acid folk, du post-punk, du stoner et du psychédélisme. Voilà donc un groupe inventif et pas con, qui pioche dans le dico du rock sans regarder l’index. La grande nouveauté, c’est qu’Oneida s’essaie cette fois à de vraies mélodies – celles qui restent dans la tête et peuvent même s’écouter entre amis. L’intro, « The Eiger », charme ainsi le quidam par ses belles rouflaquettes estampillées sixties, avant que « Lavender » et ses boucles ne l’emmènent dans l’espace, pour un voyage interstellaire. Drogues, cerveau, musique : au jeu des trois erreurs, il n’y en a pas. Tout fonctionne à l’envers à l’endroit, c’est sans dessus dessous, sauf que maintenant sur certains titres l’écriture est concise. Et ouais, et même qu’il y a du banjo, du xylo et du Black Sabbath (« Did I Die ») ! « The Wedding » aurait pu donc, dans le meilleur des mondes, faire parler de lui, et même plaire à un nombre plus grand. Le marketing sauvage en a décidé autrement. Le mieux c’est de s’en taper, évidemment, et d’écouter ces mantras en pleine indifférence : pour cela, se farcir le tiercé de fin de disque (« Heavenly Choir », « Leaves », et « The Beginning Is Nigh »), en expirant bien fort. Ca dégage les bronches, comme du Vicks à sniffer sous la douche. Attention : rien ne dit qu’écouter Oneida est une menace pour la santé mentale. Il s’agit simplement d’une musique hors-concours, mais qui reste accessible à qui veut bien l’entendre.

Oneida

Secret Wars

« Secret Wars » est déjà le sixième album de ce trio de Brooklyn et le premier pour Rough Trade. Ce mur de guitares crispantes, auquel se cogne une batterie sans frein et des synthés spasmodiques, rappelle le meilleur de la no-wave du début des années 80, des Flying Lizards à DNA… Et pourtant, Oneida n’est pas de ces groupes à la mode qui adoucissent leur son pour faire la couverture des magazines : même si « Secret Wars » est moins jusqu’au-boutiste que ses prédécesseurs, il n’en reste pas moins d’une puissance de frappe ahurissante, et d’un étourdissement des plus cathartiques. En clair, ça tape, sans jamais faiblir. Pris dans cette tourmente post punk apocalyptique, l’auditeur n’a pas 10.000 alternatives : soit il saute à pieds joints dans l’œil du cyclone et s’abandonne à ces coups de butoir électriques, soit il subit ces boucles entêtantes et vacille dans un coma des nerfs et des sens. Les deux sont également possibles, à condition d’avoir une santé de fer. C’est qu’il faut savoir garder la tête froide à l’écoute des furieux « Capt. Bo Dignifies The Allegations with a Response » et « $50 Tea », et même quand on croit avoir la paix deux minutes (« The Last Act, Every Time » et son banjo curieusement pop), ça repart pour un quart d’heure de mantra punkoïde (« Changes in the City »). Ouf, c’est la fin : ça fait du bien. Au prochain tour, on prévoira quelques calmants et des serviettes humides, pour éviter tout basculement dans la folie.