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The Wedding

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De ce septième album du trio de Brooklyn, on retiendra surtout l’étrange variété : de la pop aérienne, du krautrock, de l’acid folk, du post-punk, du stoner et du psychédélisme. Voilà donc un groupe inventif et pas con, qui pioche dans le dico du rock sans regarder l’index. La grande nouveauté, c’est qu’Oneida s’essaie cette fois à de vraies mélodies – celles qui restent dans la tête et peuvent même s’écouter entre amis. L’intro, « The Eiger », charme ainsi le quidam par ses belles rouflaquettes estampillées sixties, avant que « Lavender » et ses boucles ne l’emmènent dans l’espace, pour un voyage interstellaire. Drogues, cerveau, musique : au jeu des trois erreurs, il n’y en a pas. Tout fonctionne à l’envers à l’endroit, c’est sans dessus dessous, sauf que maintenant sur certains titres l’écriture est concise. Et ouais, et même qu’il y a du banjo, du xylo et du Black Sabbath (« Did I Die ») ! « The Wedding » aurait pu donc, dans le meilleur des mondes, faire parler de lui, et même plaire à un nombre plus grand. Le marketing sauvage en a décidé autrement. Le mieux c’est de s’en taper, évidemment, et d’écouter ces mantras en pleine indifférence : pour cela, se farcir le tiercé de fin de disque (« Heavenly Choir », « Leaves », et « The Beginning Is Nigh »), en expirant bien fort. Ca dégage les bronches, comme du Vicks à sniffer sous la douche. Attention : rien ne dit qu’écouter Oneida est une menace pour la santé mentale. Il s’agit simplement d’une musique hors-concours, mais qui reste accessible à qui veut bien l’entendre.

Informations supplémentaires

  • Band Name: Oneida
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: Jagjaguwar / Konkurrent
  • Date: 2006-01-30
  • Rating: 0
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