Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Ozzy Osbourne

Patient number 9

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Ozzy n’est pas en très bonne santé. Les dernières photos prises au vol ou même publiques le montrent tel un vieillard voûté agrippé à sa canne, portant le poids de sa maladie de Parkinson et des diverses opérations du dos qu’il a dû subir au cours des derniers mois, dans un climat covidien anxiogène qui a vraisemblablement dû décupler d’autres traumatismes dans le psychisme déjà hypocondriaque et torturé du Prince des Ténèbres.

Après une intro inquiétante parsemée de cris et de râles en tout genre, le titre maître –qui bénéficie d'une mise en forme parfaite, comme tous les autres d'ailleurs– commence sur un tempo quelque peu allègre, à la limite dansant, pour rebondir sur un refrain vraiment accrocheur porté par la voix lancinante d'Ozzy et la guitare efficace de Jeff Beck. Ce virtuose de la sixcordes participe à deux plages et Eric Clapton à une. Il n’y manque plus que Jimmy Page et les trois plus célèbres gratteurs à avoir sévi chez les Yardbirds étaient de la partie.

Parmi les autres collaborateurs, on épinglera, notamment, le concours de Zakk Wylde (sur 4 morceaux), Tony Iommi (son fidèle comparse du Sabbath pour 2 pistes) et Mike McCready (Pearl Jam).

‘Je ne mourrai jamais, car je suis immortel’, clame Ozzy Osbourne sur la deuxième piste, le très percutant « Immortal », qui s’autorise une petite intro inspirée d’« Immigrant Song » du Led Zep.

Ce n'est pas la dernière fois que le patient numéro 9 évoque la supercherie de la mort : ‘Je sors de ma tombe... tu vas voir mon visage’, s’exclame-t-il sur « No Escape From Now », tandis que « One Of These Days » le pousse au suicide ; mais il ne mourra jamais. On pourrait affirmer que cette situation est normale et dérive des sornettes surnaturelles imaginées Ozzy Osbourne depuis les prémisses de Black Sabbath…

« Patient Number 9 » est un elpee qui est parsemé de voix d'hommes adultes malveillantes que l’on rencontre habituellement dans les films d'épouvante. Une autre compo traitant de la décomposition s’achève par les mots ‘J'aime les vers’, dans un fort accent de Birmingham.

Osbourne a donc tout organisé pour mettre un terme final à sa carrière : une tournée d'adieu, un album de retrouvailles en compagnie de Black Sabbath, motivé par la conclusion de sa carrière au sein de la formation, et dans la foulée une tournée baptisée ‘The End’. Pourtant, tout le monde imaginait que le précédent elpee solo d'Osbourne, « Ordinary Man », paru en 2020, serait son dernier. Mais deux ans plus tard, il rappelle le producteur de cet LP, Andrew Watt, qui manifestement prend son pied en studio en s’autorisant des effets vocaux à la « Planet Caravan » pendant « No Escape From Now » et en permettant à Eric Clapton de s’illustrer sur « One Of These ». Dans un style (cette pédale wah-wah !) bien plus proche de son travail pour The Cream que de son œuvre solo.

Indiscutablement, le maître du néant a toujours une voix bien timbrée et imposante. Et la force des mélodies ici développées est impressionnante.

Epique, le titre maître est un long single de plus de sept minutes. Du métal léché mais juste et équilibré qui respecte la tradition en invitant Jeff Beck le temps d’un solo. Le tout ponctué de quelques discrets arrangements ainsi que d’explorations contemporaines et post-psychédéliques signés Andrew Watt. Andrew, c'est le nouvel exécuteur des (basses) œuvres du Maître, ici véritable directeur artistique, multi-instrumentiste, guitariste et surtout producteur de ce treizième album. Malgré tous ses problèmes, Ozzy conserve la première fraîcheur de sa voix qui n’a pas changé malgré le poids des années. Il y a fort à parier que ce coup de maître (certes collectif...) figurera, quand on prendra davantage de recul, parmi les œuvres essentielles de l’excentrique anglais enfin revenu au premier plan au moment où la Reine d’Angleterre disparaissait…

Ozzy Osbourne

Black Rain

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Désormais clean et délivré des ses addictions multiples, l’ex chanteur de Black Sabbath ne nous avait guère convaincu lors de la sortie de son dernier album studio, en l’occurrence l’insipide « Down To Earth ». Un disque paru il y a six ans déjà. Le Madman allait-il réussir à se renouveler et à faire oublier cette erreur de parcours ? En quelque sorte oui. Sur les dix morceaux qui constituent « Black Rain », cinq sont excellents, les autres anecdotiques. Ozzy ne composera plus jamais un « Over the Mountain » ou un « Bark at the Moon ». Mais épaulé par son poulain Zakk Wylde, gratteux de génie, de l’ex Faith No More Mike Bordin derrière les fûts, et d’un producteur aussi talentueux que Kevin Churko, il aurait été impardonnable d’accoucher d’un navet.

D’entrée, « Not Going Away » au rythme bulldozer, enchaîné à « I Don’t wanna Stop », caractérisé par son riff tronçonneuse, confirme l’osmose qui règne entre les musiciens et l’homme en noir. La volonté est bien d’aller de l’avant en actualisant le son, en industrialisant la voix, en incorporant des éléments inattendus, comme ce didgeridoo et ces bruits de bottes sur la plage titulaire, authentique manifeste anti-guerre ! ‘Je vois les cadavres s’accumuler… God bless the almighty Dollar’. Ozzy s’engage, Ozzy se mouille d’une pluie noire comme le pétrole. Hélas on s’ennuie durant les deux fragments qui suivent ce nouvel hymne pacifiste. Heureusement, « 11 Silver » redressent la barre. Mike Bordin s’en donne à cœur joie sur le titre le plus rapide de l’album, tandis que Zakk Wylde balance un solo en forme de clin d’œil à Rhandy Rhoads.

Nous zappons à nouveau deux titres pour savourer le meilleur ! « Countdown’s Begun », dont l’intro ressemble comme deux gouttes de bourbon au « Hell’s Bells » d’AC/DC, est probablement le titre le plus classieux d’Ozzy depuis « No More Tears ». Une grosse machine de riffs bien lourds et une rythmique qui ferait headbanger notre rédacteur en chef en personne (ce dernier est pourtant loin d’être un inconditionnel de cette discipline si chère à Beavis and Butthead). « Trap Door » conclut l’opus en force, un autre morceau de bravoure une nouvelle fois éclaboussé d’un son époustouflant et de l’incroyable talent de l’Ozbourne’s Team. Un album inégal sans aucun doute, mais ponctué d’authentiques joyaux du heavy rock.

Ozzy Osbourne

Blizzard of Ozz (Réédition)

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Sorti de l’impasse Black Sabbath , Ozzy n’est alors plus que l’ombre de lui-même. Sa dépendance aux substances et les pressions néfastes du succès lui coûtent sa place en qualité de leader du plus grand groupe de l’histoire du heavy metal. Deux éléments déterminants contribueront à relancer la carrière du Madman ‘égorgeur de chauves-souris’, selon la légende. Tout d’abord sa rencontre avec Sharon, la fille du président du label de Sabbath, qu’il épouse et qui devient son manager. Ensuite un autre miracle se produit dans la vie du chanteur. Il s’acoquine de Randy Rhoads, le jeune prodige de la six cordes qui laissera une place si regrettée au sein du monde de la guitare. Osbourne le considérait comme son fils.  Le duo s’entoure de Bob Daisley et du batteur d’Uriah Heep pour former la première mouture de la grande carrière solo d’Ozzy. La plus solide, sans aucun doute. Musicalement, ce premier album respecte l’éthique apportée par Black Sabbath, mais évolue dans des ambiances plus détendues, presque fun.

On commence très fort par le classique « I don’t Know » et surtout « Crazy Train » qui demeure, pour bon nombre de fans le riff de guitare le plus efficace du hard rock des années 80. « Goodbye to Romance » lorgne vers la parodie des comédies musicales américaines. Sur « Suicide Solution » et « Mr Crowley » les soli du guitariste blondinet lui valent d’être comparé à Eddie Van Halen, dont on parle énormément à la même époque.

Remasterisée soigneusement, cette version 2011 est enrichie de deux titres inédits, une face B de single, une nouvelle version de « Goodbye to Romance » et une interview de Randy, l’homme au génie et au talent injustement détruit par un accident d’avion. Un nouveau coup dur pour Ozzy qui replongera dans la déprime avant de s’investir dans l’élaboration du sublime « Diary of a Madman ». Légendaire !

 

Ozzy Osbourne

Black Rain

Écrit par

Désormais clean et délivré des ses addictions multiples, l’ex chanteur de Black Sabbath ne nous avait guère convaincu lors de la sortie de son dernier album studio, en l’occurrence l’insipide « Down To Earth ». Un disque paru il y a six ans déjà. Le Madman allait-il réussir à se renouveler et à faire oublier cette erreur de parcours ? En quelque sorte oui. Sur les dix morceaux qui constituent « Black Rain », cinq sont excellents, les autres anecdotiques. Ozzy ne composera plus jamais un « Over the Mountain » ou un « Bark at the Moon ». Mais épaulé par son poulain Zakk Wylde, gratteux de génie, de l’ex Faith No More Mike Bordin derrière les fûts, et d’un producteur aussi talentueux que Kevin Churko, il aurait été impardonnable d’accoucher d’un navet.

D’entrée, « Not Going Away » au rythme bulldozer, enchaîné à « I Don’t wanna Stop », caractérisé par son riff tronçonneuse, confirme l’osmose qui règne entre les musiciens et l’homme en noir. La volonté est bien d’aller de l’avant en actualisant le son, en industrialisant la voix, en incorporant des éléments inattendus, comme ce didgeridoo et ces bruits de bottes sur la plage titulaire, authentique manifeste anti-guerre ! ‘Je vois les cadavres s’accumuler… God bless the almighty Dollar’. Ozzy s’engage, Ozzy se mouille d’une pluie noire comme le pétrole. Hélas on s’ennuie durant les deux fragments qui suivent ce nouvel hymne pacifiste. Heureusement, « 11 Silver » redressent la barre. Mike Bordin s’en donne à cœur joie sur le titre le plus rapide de l’album, tandis que Zakk Wylde balance un solo en forme de clin d’œil à Rhandy Rhoads.

Nous zappons à nouveau deux titres pour savourer le meilleur ! « Countdown’s Begun », dont l’intro ressemble comme deux gouttes de bourbon au « Hell’s Bells » d’AC/DC, est probablement le titre le plus classieux d’Ozzy depuis « No More Tears ». Une grosse machine de riffs bien lourds et une rythmique qui ferait headbanger notre rédacteur en chef en personne (ce dernier est pourtant loin d’être un inconditionnel de cette discipline si chère à Beavis and Butthead). « Trap Door » conclut l’opus en force, un autre morceau de bravoure une nouvelle fois éclaboussé d’un son époustouflant et de l’incroyable talent de l’Ozbourne’s Team. Un album inégal sans aucun doute, mais ponctué d’authentiques joyaux du heavy rock.

Ozzy Osbourne

Under Cover

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Après avoir présenté ses excuses aux fans pour ses pitreries dans la pitoyable série « La famille Osbourne » diffusée sur MTV, après s’être fait inviter à Buckingham Palace et accepter de se faire tirer le portrait en compagnie de Britney Spears, l’ex chanteur de Black Sabbath a enfin pris le temps de se faire plaisir. « Under Cover », comme son titre le souligne, n’est ni plus ni moins qu’un album de reprises, mais pas de n’importe quelles reprises ! Le Madman affirme qu’il s’agit là uniquement de titres qu’il considère comme des chefs d’œuvre. Le choix de ces covers est pour le moins étonnant, mais témoigne de l’honnêteté du papy du métal qui a évité de sombrer dans les clichés en rendant hommage à Deep Purple, Motorhead et Soundgarden. On déguste des hits de Joe Walsh, des Beatles, des Moody Blues, de John Lennon, de Bowie, des Stones et d’Arthur Brown ; mais aussi de Mountain et de King Crimson, deux fragments dont la légère touche hard n’altère guère l’esprit des titres repris ici par un Ozzy. Et pour cause, on n’aurait jamais pensé qu’il était capable d’autant de sagesse. Son album le plus soft à ce jour, sans l’ombre d’un doute. Passages en radio assurés.