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Paloma

Take Care of me

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Paloma n'est pas le patronyme d'une jeune fille en fleur mais bien le projet d'un Français qui répond au nom de Laurent Vaissière. Rédacteur pour un webzine, il est auteur/compositeur et chanteur à ses heures perdues. Dès les premières notes de cet elpee, l'ambiance particulière de Tindersticks et de Spain me vient à l'esprit. Les onze fragments de cet opus sont imprimés sur un tempo assez lent, parfois très lent ; à en devenir non pas énervant, mais épuisant. Tout au long de ces onze morceaux, les mélodies restent très sobres. Elles sont le fruit d'arrangements musicaux relativement dépouillés, au cours desquels l'instrumentation acoustique est traversée d'accès électroniques (" Safety Margins "). Et c'est justement cette approche technologique qui me paraît la plus intéressante. A première écoute, on n'entend que les guitares sèches ; mais en tendant l'oreille un peu plus attentivement, la toile sonore commence à s'étoffer de bruitages, de boîtes à rythmes, qui se fondent dans l'ensemble avant de le transformer (NDR : selon l'adage, le tout est plus que la somme des éléments). Si sur certaines chansons, on a l'impression que la voix s'éteint progressivement avant de disparaître complètement, elle demeure pourtant un atout. Bien moins mélancolique que celle du chanteur de Spain (NDR : franchement, il faut être bien dans sa peau, ne pas souffrir de tendances suicidaires ou ne pas avoir encaissé de mauvaises nouvelles dans la journée, pour ne pas broyer du noir en écoutant ce genre de truc), la voix de Laurent Vaissière allège ses compositions monotones. Elle ne tombe, cependant jamais dans l'allégresse (NDR : pas d'excès, quand même !) mais dynamisme quelque peu l'ambiance. Cette musique douce, non pas de chambre, mais de salon, s'écoute, de préférence, en toute intimité (NDR : qui a dit les doigts de pieds en éventail ?)