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Partchimp

Thriller

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Aujourd’hui, il existe probablement deux manières d’essayer de faire son trou dans le monde du rock. La première consiste à copier le style d’un artiste renommé en espérant que son succès fasse tâche d’huile. La seconde réclame le petit truc inédit qui rendra votre musique personnelle et indispensable au paysage musical actuel. Pour se différencier des autres, Partchimp a décidé de jouer très fort. Très très fort. Amplification et distorsion poussée au maximum sur un rock très noisy aux relents de stoner.

Cette originalité est elle suffisante pour rendre le groupe indispensable et le pousser vers un avenir radieux ? En tout cas, cette méthode semble fonctionner en Angleterre, où « Thriller », leur troisième galette, bénéficie de réactions dithyrambiques auprès de la presse spécialisée. C’est même à se demander si les Grand-Bretons ne sont pas un tantinet chauvins. Car, là où ils entendent la perfection sonique, des murs de guitares dévastateurs et le summum de la créativité, j’ai bien peur de n’entendre que le son de guitares grasses, désaccordées et amplifiées au maximum. Une enfilade de riffs lourds et sans grand intérêt. Le noise rock de Partchimp évoque un Melvins du pauvre ou du Monster Magnet (période « Spine Of God »), joué avec des moufles ; mais il pourrait encore s’en tirer plus ou moins honorablement, si il n’y avait pas ce chant. Alors de deux choses l’une : ou leur vocaliste n’est pas arrivé en temps et en heure lors des sessions d’enregistrement, et le groupe s’est vu forcé de recruter le premier pochetron rencontré dans les environs du studio pour le remplacer, et c’est pathétique ; ou ils on vraiment choisi un chanteur complètement naze, et c’est tout aussi pathétique. A lire nos confrères de la presse anglaise, la formule est travaillée et mûrement réfléchie. Un groupe dont les desseins sont sans doute trop subtils pour votre serviteur, probablement…