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Phantom Blues Band

Still cookin'

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Début des nineties, le Phantom Blues Band servait de backing group à Taj Mahal. La formation avait ainsi participé aux sessions d’enregistrement de l’album "Dancin' the blues", gravé en 1993. Le line up impliquait des musicos qui avaient collaboré avec des bluesmen confirmés comme BB King, Buddy Guy, Bonnie Raitt ou Robert Cray. Notamment. Malgré le temps, le combo n’a guère subi de bouleversement marquant. Il continue d’ailleurs de réunir la crème des musiciens de studio issus de Los Angeles ; en l’occurrence le batteur Tony Braunagel, le claviériste Mike Finnigan, le guitariste Johnny Lee Schell, le bassiste Larry Fulcher ainsi que Joe Sublett et Les Lovitt, préposés aux cuivres. Le précédent opus, "Inside out", remonte déjà à 2011.

Particulièrement homogène, "Still cookin'" est le fruit d’une nouvelle rencontre entre musiciens talentueux qui partagent le même plaisir de jouer ensemble. L’elpee s’ouvre par l’excellent "Don't fight it", un hit r&b du regretté Wilson Pickett, décroché en 1965. L’adaptation oscille entre blues et rock'n'roll, une compo que chante les trois vocalistes, Mike, Larry et Johnny, alors que Smokin' Jo Sublett s’autorise un envol au saxophone. Le PBB reprend aussi deux titres signés par feu le chanteur/pianiste louisianais David Egan. Tout d’abord, "Blues how they linger". Mike se consacre au micro tout au long de ce slow blues. Puis "Fess on up". Focalisé sur la slide de Schell, "Wingin' my way" est sculpté dans un funk réminiscent du Little Feat. Mike est toujours au lead vocal sur "Just in case", une plage imprimée sur un tempo allègre. En outre, il double piano et orgue face aux deux cuivres en effervescence. "Better but not good" baigne au sein d’un climat jazzy bien néo-orléanais, une piste caractérisée par la sortie à la trompette de Lovitt, mais qui surtout met en exergue la voix chaleureuse de Finnigan et la sortie à la trompette de Lovitt. On épinglera encore le “I’m Just Your Fool” du pianiste de jump blues, Buddy Johnson, une compo qui remonte à 1954. Johnny Lee Schell en profite pour sortir une dernière fois de sa réserve…

Phantom Blues Band

Out of the shadows

Écrit par

Le Phantom Blues Band est surtout connu comme backing band de Taj Mahal depuis 1993 ; c’est à dire depuis la sortie de l'album "Dancin' the blues". Leur premier elpee, "Limited edition", était paru en 2003. Les musiciens sont tous des vétérans du blues. Pour la plupart issus de la scène texane. Deux figures de proue : Johnny Lee Schell et Mike Finnigan. Ils se partagent le chant. Le premier est guitariste. Le second claviériste. Figurez-vous qu’ils avaient participé à l’enregistrement du célèbre album "Electric Ladyland" de Jimi Hendrix, mais aussi apporté leur collaboration à Crosby, Stills and Nash, Dr John et Carlos Santana. Le lin up du groupe implique Denny Freeman, un guitariste d’origine texane (NDR : il a sévi chez les Cobras en compagnie de Stevie Ray Vaughan), Larry Fulcher à la basse et Tony Braunagel aux drums (NDR : une assise rythmique particulièrement soudée), ainsi que d’une section de cuivres (NDR : plusieurs WC Handy Awards leur ont été décernés !) au sein de laquelle figurent le saxophoniste Joe Sublett et le trompettiste Darrell Leonard. Leur musique gravite autour du blues, du R&B, du jazz, du funk et de la soul, un melting-pot qui emprunte autant à New-Orléans, Memphis qu’à la West Coast.

"Do the dirt" ouvre les hostilités sur un mode funky. La section rythmique y démontre toute sa solidité. Soutenu par les chœurs de Mike et Larry Johnny, Lee chante de sa voix puissante. L’orgue hammond se fond parfaitement dans l’ensemble. Le "My aching back" de Lowell Fulsom est un blues saignant proche de BB King. Piano et orgue se superposent. Les cuivres entrent dans la danse. Les vocalistes semblent s'amuser! Marqué par la voix surpuissante de Finnigan, le tempo s'élève. Les deux cuivres ont le champ libre et participent aux échanges jazzyfiants entretenus par le piano, la section rythmique et les percussions de Lenny Castro. Taj Mahal (NDR : c’est le boss !) ne résiste pas à l’aubaine et vient souffler dans son harmo sur "I only have love", une plage très Memphis R&B. La production de John Porter est excellente. Les vocaux sont souvent mis en exergue. Et en particulier sur les magnifiques ballades "Rain down tears" et surtout "Let them talk", proche d’un Ray Charles. Ou encore de "I'm looking for a miracle", souligné d’arrangements gospel. Les rythmes spécifiques de la Nouvelle Orléans envahissent "Big boy Pete". L’exotisme jamaïcain parfume "Book of rules". Un traitement très latin a été administré au "Havana Moon" de Chuck Berry. Le "Think" de Jimmy McCracklin brille par sa simplicité et son instantanéité. Le "Mary Ann" de Ray Charles a subi un traitement dansant. Slow blues brûlant, "Part time love" est un plaisir pour les oreilles. D’autant plus que le gratteur Johnny Lee sort de sa réserve avec beaucoup de tact et de feeling. Il remet le couvert lors du bonus track. Un blues lancinant intitulé "Baby doll". Album captivant et varié, "Out of the shadows" mérite vraiment une écoute attentive. Une condition indispensable pour apprécier cet opus à sa juste valeur.