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Phil Bee

Memphis Moon

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Cette formation batave a été fondée en 2014, par l’ex-chanteur de King MO, Phil Bee. Elle implique également deux gratteurs. Tout d’abord Berland Rours. Et puis John F Klaver. Pas un musicien né de la dernière pluie, puisqu’il a remporté, à trois reprises, le National Blues Challenge aux Pays-Bas. Pascals Lanslots siège derrière les claviers. Il milite également au sein du backing group de Magic Frankie. Quant à la section rythmique, elle réunit le bassiste (c’est un Belge !) Carlo Van Belleghem (ex-Last Call, Roland, Boogie Boy) et le drummer Arie Verhaar, qui a remplacé Marcus Weymaere, depuis 2015 (c’était l’autre Belge). Premier elpee, "Caught Live" était paru en 2014. Et "Memphis Moon" constitue donc le second opus de la formation.

Le titre maître ouvre la plaque. Un titre judicieux ; car la musique lorgne manifestement vers Memphis. Du southern à coloration funk dominé par l’orgue de Lanslots. Quand il ne se consacre pas au piano électrique. Naturellement puissante, la voix de Phil Bee passe bien la rampe.

Michael Mattison signe "Down don’t bother me", une plage imprimée sur un mid tempo. Klaver l’introduit à la slide. Chaleureux, le timbre de Phil rappelle celui de Joe Cocker. John F Klaver opère une superbe sortie face au Hammond. Un Joe Cocker qui hante de nouveau l’indolent "Sunday morning". Mais le billet de sortie aux cordes est, cette fois, accordé à Berland Rours. Les deux gratteurs tirent leur épingle du jeu –chacun dans leur style– sur "Too much ain’t enough". Impressionnant de panache ! Excellent Memphis blues, "I gotta fly" se distingue par le solo aux intonations jazz, accordé par Klaver, et celui à l’orgue, de Lanslots. Il faut avouer que Freedom est au sommet de son art sur les morceaux les plus lents et les plus tendres. A l’instar de l’impeccable "One last kiss", caractérisé par une sortie de Rours. Et elle est saturée de feeling ! "Ain’t that loving you baby" est une compo signée Clyde Otis et Ivory Joe Hunter. Elle figurait au répertoire d’Elvis Presley. Elle est interprétée ici dans l’esprit d’un autre seigneur de Memphis, BB King. Et les duels échangés par les deux gratteurs sur le lent "Once in this lifetime" ainsi que la reprise du "Got to go better in a little while" d’Eric Clapton (époque Derek and the Dominos) sont brillants.