Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

logo_musiczine

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (3 Items)

Pierce Brothers

Into The Great Unknown

Écrit par

Issu de Brisbane, en Australie, Pierce Brothers est un duo réunissant des frères jumeaux.

Jack se consacre aux perçus (tom basse, tambour africain, cymbales), au didgeridoo (instrument à vent aborigène) ainsi qu’à l’harmonica. Patrick se réserve la sèche, la semi-acoustique et l’électrique.

La musique de ce tandem aussie oscille (?!?!?) entre indie-folk, americana, blues et roots, dans l’esprit des Lumineers voire de Mumford and Sons.

Les musicos se sont retirés pendant la pandémie, six semaines de suite, pour concocter ce deuxième elpee baptisé « Into The Great Unknown », un disque entièrement autofinancé.

Découpé en 12 plages, il recèle les quatre singles parus avant la sortie de cet opus. Soit « Kanko », « Dentist », « It's Alright » et « Brother », des compos riches en harmoniques et en exploration sonore. La panoplie d'instruments tant acoustiques qu’électroniques, la réverbération profonde, les crescendos passionnés, le rythme puissant et les voix conjuguées en harmonie traduisent un besoin de connexion, d'espace, d'ouverture et de liberté.

Pierce Brothers est une formation à voir absolument en ‘live’. En 2018, votre serviteur avait eu le bonheur de pouvoir les applaudir au Reflektor de Liège. Le compte-rendu est à lire ou à relire ici

 

Tracklist : « White Caps », « Dentist », « Brother », « It's Alright », « La Montagne », « Lights Of London », « Réflecteur », « Trouble », « Waves Of Winter », « Kanko », « Petty », « One ». 

Pierce Brothers

Un esprit pas aussi fatigué qu’ils ne le prétendent…

Écrit par

La fratrie Pierce réunit Patrick et Jack. Originaires de Brisbane, ces multi-instrumentistes ont pris de la bouteille, en se produisant dans la rue, à Melbourne. Ce qui explique sans doute leur sens inné du ‘live’, prestations au cours desquelles ils libèrent une énergie capable de faire bouger le public de salles entières, mais également de festivals, à travers le monde. Ce jeudi 4 octobre, les frangins sont programmés au Reflektor à Liège, une salle conviviale qui peut accueillir un peu moins de 600 âmes. Et ce soir, elle est sold out.

Soham De a été invité à assurer le supporting act des Pierce Brothers, pour cette tournée, annoncée à guichets fermés. Agé de 21 printemps, il est originaire de Durham, en Angleterre. Depuis la sortie de son premier single, « Confession », paru en mars dernier, sa popularité est montée en flèche. Et son premier Ep 4 titres, « The Next Nowhere », ne fait qu’accentuer cette notoriété. La presse insulaire le compare déjà à Isaac Gracie, Newton Faulkner voire même Daniel Docherty. C’est la toute première fois qu’il se produit en Belgique.

Soham grimpe sur l’estrade, armé de sa gratte semi-acoustique. Il ouvre son set par le délicat « Foreign Tree ». Déjà son toucher de cordes en picking est impressionnant. Légèrement graveleuse, sa voix est chargée d’intensité et quand elle prend son envol, on en attrape des frissons partout. Malheureusement, pas de trace d’ivoires ou de violons sur la ballade lumineuse « I Don’t Want This To Be Over », ni d’extrait de son nouvel Ep. Dommage ! N’empêche, il serait intéressant de le revoir, en format électrique, car ce gars est bourré de talent…

Setlist : « Foreign Tree », « I Don't Want This To Be Over », « Sidelines », « I'll Give You A Chance To Prove Me Wrong », « Brave », « The End »

Ce soir, The Pierce Brothers va nous présenter de larges extraits de son dernier elpee, « My Tired Mind » (Trad : mon estprit fatigué) , gravé l’an dernier, ainsi que quelques titres du futur opus, « Atlas Shoulders », dont la sortie est prévue pour fin de ce mois d’octobre …

Jack se consacre aux percus (tom basse, tambour africain, cymbales), mais aussi au didgeridoo (instrument à vent aborigène) ainsi qu’à l’harmonica. Pat se réserve la guitare, qu’elle soit sèche, électrique ou semi-acoustique. Et imprime le tempo à l’aide d’une grosse caisse, en appuyant sur une pédale, posée devant son pied gauche.

Jack est en forme, il salue le public en s’exprimant dans un parfait français. « Amsterdam » est la ville ou le succès de la paire a débuté, en Europe. Et c’est par cette chanson que le concert s’ouvre. Dès le début du show, Jack ne tient pas en place, et frappe ses baguettes sur tout ce qui peut servir de percus. Même sur le sol et les baffles. Les ‘oh’ fusent dans l’auditoire. Pat se concentre sur sa gratte semi-acoustique. Ce titre met déjà le feu dans la fosse au sein de laquelle les spectateurs se mettent à danser. Jack se charge des présentations et signale que son frère recherche une fiancée. Ce qui déclenche l’hilarité dans l’auditoire. « Black Dog » embraie, une compo qui nous entraîne de l’autre côté de l’Atlantique. Dans les grandes plaines, plus précisément. Jack souffle dans son harmonica alors que Pat balise de ses cordes ce titre aux accents country/americana. D’abord plus paisible, sa fin de parcours est cependant dynamisée par les percus. Et chaque fois qu’elles montent en puissance, la température monte d’un cran. Régulièrement, Jack sollicite la foule pour reprendre les refrains ou frapper dans les mains. Il a empoigné une six cordes électrique avant d’attaquer « Keep In Mind », un morceau qui se distingue par les harmonies vocales à deux voix. Titre le plus populaire du band, « It’s My Faut » met le feu dans la fosse. Jack souffle dans son didgeridoo alors que son frère continue sur sa gratte dont il triture les cordes presque à la rupture. « Follow Me Into The Dark » prône le calme avant la tempête. Qui s’abat tout au long d’« Overdose », un morceau au cours duquel Jack cumule micro et percussions. Il tapote à nouveau ses baguettes sur le bord de la gratte de son frère. Energique, ce morceau de folk adopte un profil davantage yankee (NDR : pensez au boss !) qu’antipodal. Et dans la foulée, « Juno » est de la même veine. « Golden Times » constitue le sommet du spectacle. Pat est à la sèche. Jack empoigne son didgeridoo et colle l'harmo devant la bouche de son frère. Tonnerre d'applaudissements dans l’auditoire ! Jack martèle encore le plancher à l’aide de ses baguettes. Et avant de souffler derechef dans son didgeridoo, il replace l’harmo devant les lèvres de Pat. « Brother » achève le set. Si les harmonies vocales sont savoureuses, la compo vous incite surtout à esquisser un pas de danse.

En rappel, le tandem va nous accorder deux titres, « Self Portrait » et « Flying Home ». Une belle prestation de 100 minutes accordée par deux artistes attachants, et dont l’esprit n’est pas aussi fatigué qu’ils ne le prétendent…

Setlist : « Amsterdam », « Black Dog », « Keep In Mind » , « It’s My Fault », «  Follow Me Into The Dark », « Overdose », « Trip Lovers », «  Juno », « The Records Were Ours », « Tallest Teepee In Town », « Blind Boys Run », « Take A Shot », « Genevieve », « Golden Times », « Brother ».

Rappel : « Self Portrait », « Flying Home ».

(Organisation : Reflektor)

Pierce Brothers

Un kangourou poursuivi par un cow-boy…

Écrit par

Soirée ‘kangourou’ à l’AB, ce mercredi 7 juin. Au programme, en supporting act, Coby Grant ; et en tête d’affiche, les jumeaux Pierce. Les frères Pierce sont issus de Brisbane, mais c’est à Melbourne qu’ils ont fait leurs débuts artistiques. Dans la rue. Ils reconnaissent pour influences majeures John Butler Trio et Mumford and Sons. Ces multi-instrumentistes privilégient, en outre, le DIY. Ce qui ne les a pas empêché de vendre plus de 50 000 copies de leur premier Ep, sur une structure indépendante. Depuis, ils ont signé sur un label major…

Le supporting act est assuré par une plantureuse blonde aux cheveux longs. Simplement vêtue d'une robe à fleurs, Coby Grant est armée d’une gratte semi-acoustique. Elle est seule en grimpant sur l’estrade. Suave et sucrée, sa voix évoque celle d’Alanis Morissette. Sa musique nous entraîne au cœur du grand bush australien. Elle va puiser au sein de ses deux elpees, « I Was Young », paru en 2014, et « Is In Full Colour », en 2012, pour opérer ce périple. Pas de nouvelles compos prévues dans sa set list. Coby signale qu'elle va interpréter quelques chansons d'amour. Elles seront tendres et agréables à l’écoute. D’ailleurs, en une demi-heure, elle va charmer la foule –qui enfle, au fil des minutes– recueillant de chaleureux applaudissements…

Place ensuite aux Pierce Brothers. Jack se consacre aux percus (tom basse, tambour africain, cymbales), mais aussi au didgeridoo (instrument à vent aborigène) ainsi qu’à l’harmonica. Pat se réserve la guitare, qu’elle soit sèche, électrique ou semi-acoustique. Et imprime le tempo à l’aide d’une grosse caisse, en appuyant sur une pédale, posée devant son pied gauche. Le tandem va nous présenter de larges extraits de « The Records Were Ours », un Ep huit titres sorti en mai dernier.

Dès son entrée en scène, la fratrie est vivement acclamée. Faut dire que la diaspora australienne a débarqué en nombre. Et elle va mettre de l’ambiance, pendant ce concert. En 2015, le tandem avait assuré le supporting act d’autres compatriotes, The Cat Empire, dans la grande salle de l’AB. Et il avait fait belle impression, malgré la bronchite de Jack. Qui se soir, confesse avoir une petite extinction de voix. Décidément !

Jack salue le public, en français, en anglais et en néerlandais. Le set s’ouvre par « It's My Fault ». Pat excelle à la sèche. Jack le soutient aux backing vocaux et frappe ses mains sur les bords de la guitare. Il est vraiment hanté par les percus, mais nous balance déjà un aperçu de ses aptitudes à l’harmo. Il souffle ensuite dans son didgeridoo. Tiens, Marcus Mumford assiste au spectacle, dans la salle. Et paradoxalement, à cet instant, la musique des frangins me fait plutôt penser à celle de… Mumford and Sons voire de The Lumineers… Jack cogne ses baguettes, tour à tour sur son tom basse ou sur la caisse en bois de la guitare de son frangin.

Après ces 4 minutes de folie pure, le duo attaque « Amsterdam », une compo écrite en hommage à cette ville où il est particulièrement populaire. Les percus sont généreuses, la gratte est incisive. « Follow Me Into The Dark » vous pénètre en douceur et en profondeur (NDR : comme le signalerait si bien Arno). Le public reprend en chœur les onomatopées du  refrain…

« Black Dog » nous entraîne de l’autre côté de l’Atlantique. Dans les grandes plaines, plus précisément. Jack souffle dans son harmonica alors que Pat se concentre sur sa gratte lors de ce titre aux accents country/americana. Chaque fois que Jack met la gomme aux percus, l’intensité et la température montent d’un cran. Alors, chaud boulette, le public frappe des pieds et dans les mains. Pendant « Overdose », Jack cumule micro et percussions. Il tapote à nouveau ses baguettes sur le bord de la gratte de son frère. Mais énergique, ce morceau de folk adopte un profil davantage yankee (NDR : pensez au boss !) qu’antipodal. Jack pique la sèche de son frère pour aborder le plus paisible « Blind Boy Run ». Ce dernier n’a plus qu’une alternative : récupérer une six cordes électrique. A cet instant, l’expression sonore baigne au sein d’un americana classieux. Véritable bête de scène, Jack s’approche du bord de l’estrade et tape du pied, pour mettre l’ambiance. Tout le public réagit au quart de tour. Jack vient se mêler au public et il martèle les baffles en bord d’estrade.

Pat a conservé sa gratte électrique pour « Take A Shot ». Jack reprend son harmonica. Pour aborder « Self Portrait », Pat s’assied afin de se focaliser sur la semi-acoustique. Jack ne tient plus en place. Et ses interventions au didgeridoo font mouche. Il passe ensuite aux percus africaines et vient ensuite aider son frère en appliquant ses doigts sur le manche de sa gratte. A cet instant, on a l’impression de voir un kangourou poursuivi par un cow-boy. Et « Genevieve » (NDR : c’est leur frangine) est du même style. Si les harmonies vocales sont savoureuses, la compo vous incite surtout à esquisser un pas de danse.

« Golden Times » constitue le sommet du spectacle. Pat est à la sèche. Jack empoigne son didgeridoo et colle l'harmo devant la bouche de son frère. Tonnerre d'applaudissements dans l’auditoire ! Jack martèle le plancher à l’aide de ses baguettes. Et avant de souffler derechef dans son didgeridoo, il replace l’harmo devant les lèvres de Pat. Le show se termine par « Brother ».

Pas la peine d’insister, il y aura un rappel. Au cours duquel le duo va nous réserver « The Records Were Ours », le titre maître du nouvel Ep. Et puis en final, « Flying Home ». Sculpté dans la country, il nous invite à retraverser les grandes plaines de l’Ouest…

Pierce Brothers se produira en concert ce 6 août à Floreffe, dans le cadre du festival Esperanzah, et le lendemain, à Bruxelles, dans celui du BSF.

(Organisation: Ancienne Belgique)