Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Pineapple Thief

Ten Stories down

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« Ten Stories down » constitue enfin le très attendu successeur du mémorable 'Variations on a dream'. Il démarre en trombe par une plage accrocheuse, énergique, contrastée et très lancinante évoquant Porcupine Tree. Un peu troublant vu les déclarations de Bruce Soord visant à démentir toute filiation à cet autre PT. Même si on peut difficilement nier que les deux groupes appartiennent à une même mouvance, la suite de l'album nous rappelle que le voleur d'ananas a depuis toujours sa propre marque de fabrique. La belle voix de Bruce y contribue. Elle retrouve ici plus de naturel, même si elle se complaît encore souvent dans un registre plaintif, vaporeux, et apparaît parfois trafiquée ('My own Oblivion'). Autre touche personnelle : les très fins arpèges de guitare sèche, toujours bien présents. Le groupe convie également quelques sonorités classiques et garde toujours son piano électrique sous le bras. Sans parler d'influences, les repères s'avèrent fort variés : Pineapple Thief peut être aussi oblique que Radiohead et aussi pop que Coldplay, tout en évoquant un peu Muse dans ses (rares) moments les plus énervés. Sans oublier de décocher un bref clin d'œil à Beck ('From where you're standing'). Et on n'est parfois pas très loin de ce que propose depuis peu un groupe comme Anathema. L'album ne recèle aucune plage atypique à la beauté simple et frémissante, comme l'était par exemple 'We subside' sur le précédent. Il est globalement plus construit, plus 'produit' et standardisé. Mais sur la plupart des titres on retrouve avec bonheur ce pop-prog fait de perles et de dentelles, volontiers mélancolique, toujours très séduisant dès la première écoute et aux longues résonances, auquel le groupe nous a habitués. Il mérite vraiment une carrière honorable. Si vous êtes assez rapide à l'achat, vous recevrez l'édition double CD, soit en prime huit plages plus expérimentales mais souvent intéressantes.

 

 

Pineapple Thief

Variations on a Dream

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Troisième opus pour le groupe emmené par Bruce Soord et son frère. Et le constat est immédiat: il n'a rien perdu de son incroyable facilité à pondre de superbes mélodies immédiatement attachantes. 'We subside', plage d'ouverture, n'est que la première d'une longue série d'authentiques perles pop-prog. Tout en finesse, nuance et sensibilité, cette compo s’achève en beauté. Aucune surenchère, aucun artifice, juste des mélodies en béton et une production transparente et attentive aux plus petits détails. La guitare sèche domine toujours le propos, mais invite à sa suite mille et une sonorités, les unes synthétiques, les autres traditionnelles, à l’instar de ce subtil hautbois qui scande discrètement la rythmique de 'We subside'. Une foule de petits détails décorent ainsi le paysage sonore esquissé par les cordes classiques et les claviers, balisé par une rythmique souvent discrète mais efficace et s'ébrouant à bon escient, tandis que la guitare électrique, plutôt rare, se réserve quelques soli bien enlevés. Par rapport à '137', son prédécesseur, cet elpee est globalement plus grave et mélancolique. Par exemple le chant, perdant son beau naturel, se fait plus systématiquement plaintif ; et cette stéréotypie peut lasser à la longue. Mais c'est bien le seul reproche que l'on puisse formuler. On ne pense plus que rarement à Oasis ('Part Zero'). Par contre, tout en préservant son identité, Pineapple Thief évoque bien plus souvent Porcupine Tree. En conclusion, un très bel album, plein de délicatesse et au haut pouvoir de séduction. Espérons qu'il sortira le groupe de son quasi- anonymat.

Pineapple Thief

137

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Une question s'impose : pourquoi ce groupe, qui n'en est pas à son coup d'essai, souffre-t-il d'un si parfait anonymat? Pineapple Thief ballade sa pop nonchalante et optimiste tout au long d'un album aimable et savoureux. Dès la première plage, on pénètre un univers personnalisé mais accueillant. Chaque pièce en est une petite perle. La plupart des plages sont emmenées par la guitare sèche, mais intègrent des sonorités très variées, notamment grâce à des samples. Plusieurs pourraient faire des hits FM tant elles sont accrocheuses et facilement mémorisables ('Lay on the Tracks', 'Incubate', 'Preserve'). D'autres prennent bien le temps de se développer ('Kid Chameleon') ou enfilent une parure progressive à la faveur d'un break ('Doppler'). Mais hormis la plage titulaire, un peu plus torturée, et 'pvs', plus longuement développées, toutes imposent leur beauté sereine. On pense parfois furtivement à Oasis (sans la morgue) ou à Coldplay (en moins dépouillé). Mais le nom qui revient le plus souvent en tête est Porcupine Tree ('pvs'), encore que les figures de style soient ici bien moins systématiques, ce qui confère à l'ensemble une fluidité naturelle et une fraîcheur juvénile du plus bel effet. La voix de Bruce Soord, adolescente et sensuelle, colore les mélodies de teintes chaleureuses. Le seul petit reproche va à la production, qui manque de clarté. Ce qui n'empêche pas ce '137' d'être une belle réussite !