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Immaterial Possession

La miséricorde d’Immaterial Possession…

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Immaterial Possession a été créé par Cooper Holmes et Madeline Polites. Originaires d'Atlanta, ils partagent une histoire commune avec la scène musicale, théâtrale et artistique underground DIY d'Atlanta. Le duo s'est installé à Athens et a rapidement élargi son line up en engageant le batteur chevronné John Spiegel, puis Jeremy Kiran Fernandes, clarinettiste, claviériste et flûtiste qui a notamment milité au sein d’Olivia Tremor Control.

« Mercy Of The Crane Folk » constitue le deuxième elpee d’Immaterial Possession. Il sortira ce 5 mai 2023.

Il s'agit d'un voyage obsédant et immersif dans la psyché intérieure de ces devins nomades ; une soirée dansante sous acide dans un monde souterrain à demi-éclairé ; un séjour salubre qui ne ressemble à rien d'autre. Empreint de douceur et de sérénité, « Mercy Of The Crane Folk » évoque un lieu folklorique fantaisiste où, sans aucun doute, le mystérieux Crane Folk prospère.

Issu de ce futur album, « To the fete » est disponible sous forme de clip

 

 

Possession

Incarnation

Écrit par

Sous-titré "The songs of Robert Johnson", cet opus rend un nouvel hommage à l'œuvre du mythique guitariste. Et pour cause, les quinze plages sont issues de sa plume. Le line up de Possession implique six musiciens : Tucker Smallwood au chant, Arlen Roth aux guitares, Pat Conte à la guitare acoustique, T.C James aux claviers, Jerry Jemmott à la basse et Herb Lovelle à la batterie. L'enregistrement date de 1995. Il s’est déroulé à New York City. Il vient d'être remixé en 2008. Et c’est Fred James, un musicien notoire issu de Nashville qui s'est chargé de la production de ces bandes.

Smallwood s’est surtout illustré comme auteur et acteur. Notamment pour la télévision. Il est aussi musicien et chanteur intéressant à ses heures. Arlen Roth est un guitariste renommé. Respecté par ses pairs, il compte déjà une carrière de 35 années à son actif. Et huit albums. Dont le dernier, "Toolin' around Woodstock", a bénéficié de la participation d’invités tels que Levon Helm, Sonny Landreth et Bill Kirchen. Il vient d’ailleurs de sortir.

Possession débute par le populaire "Walking blues". La version est assez amplifiée. La voix passe bien la rampe, la guitare et la basse sont bien mises en évidence, mais le son synthétique du clavier gâche toutes les bonnes dispositions en présence. Je préfère nettement le traitement plus acoustique de "Stones in my passway" ; un traitement opéré par Roth au dobro dont la sonorité est très métallique. Cette ambiance traditionnelle est reproduite sur "If I had possession over judgement day" et "Crossroads blues". A l’instar de la plage qui ouvre l’elpee, la version plus électrique de "Terraplane blues" est loin d’être irrésistible. Seule la slide lumineuse de Roth sauve les meubles. Le timbre de Smallwood est assez puissant. Il me fait souvent penser à celui de Jack Bruce. Cette voix guide "Travelling riverside blues" avant de céder le relais aux cordes créatives d'Arlen. Il faut quand même reconnaître que le style de Possession est très personnel, et évolue manifestement à des années-lumière des Anglais Eric Clapton et Peter Green. Même à travers les hommages rendus au maître Johnson. On est ainsi souvent déconcertés, mais aussi déçus. Tout dépend de sa propre sensibilité. Et la manière d'aborder "Sweet home Chicago", quoique très originale, en est une nouvelle illustration. Personnellement, ce sont les adaptations les plus classiques qui me bottent le mieux. A l’instar des blues lents "Mean black spider" ou "When you got a good friend". Le traitement appliqué à "32-20" est plus jazz, quasi manouche ; alors que dynamisé par le piano honky tonk de T C James (autrefois leader du Fist-O-Funk Orchestra), "Phonograph blues" baigne au sein d’un jazz traditionnel. L’adaptation très dépouillée de "Me and the devil blues" nous plonge dans l'atmosphère très cool des cabarets de nuit. Au détour du chemin, une chanson de Robert Johnson est susceptible de se transformer en ballade à la mélodie accrocheuse. Et je pense tout particulièrement à "From fur until late" et "Love in vain", proches de l'ambiance New Orleans de Little Feat.