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Public Enemy

Ce n'est qu'un début, continuons le combat...

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Deux ans après son dernier passage en Belgique (NDR : Couleur Café en 2012), Public Enemy signe enfin son retour sur les terres belges. L’un des pionniers du Hip-Hop se produisait dans le cadre de l’Openlucht Theater Rivierenhof d’Anvers, ce 14 juillet. Affichant 33 ans carrière à son actif et malgré plusieurs départs au sein du line up, le binôme principal Chuck D et Flavor Flav est toujours bel et bien au poste. Un cadre superbe sous forme d’amphithéâtre situé en plein cœur du parc de Rivierenhof combiné à un temps radieux, il n’en fallait pas plus pour profiter pleinement du retour de P.E..

DJ Dysfunkshunal ouvre la soirée. Originaire de Louvain, il colle parfaitement au thème de la soirée en ne mixant que des classiques du Hip-Hop américain. Une ambiance très ‘old school’ au cours de laquelle il enchaînera pendant une demi-heure les scratches et les mixes des plus grands artistes Hip-Hop US comme Dr Dre, Notorious Big, Wu-Tang, Snoop Dog, Sugar Hill Gang et Tupac, pour ne citer qu’eux. Une première partie très réussie et une chouette découverte que ce DJ belge.

C’est à la fin du supporting act que l’Openlucht Theater commence véritablement à se remplir ; et il est quasi ‘full’ avant que la tête d’affiche ne monte sur le podium. Il est un peu plus de 21h30 quand DJ Lord prend place derrière ses platines à droite de la scène, accompagné d’un batteur sur la gauche et d’un bassiste entre les deux. Au milieu trône l’emblématique logo du collectif dessiné d’ailleurs par Chuck D, un logo représentant une personne de couleur noire ciblée dans le viseur d’un policier. Deux ‘danseurs’ habillés en militaire viennent compléter la troupe. « Lost at Birth » ouvre les hostilités. Seul, Chuck D aligne quelques titres en solo.

Il ne faudra pas attendre très longtemps avant de voir débarquer sur l’estrade l’excentrique Flavor Flav. Soit dès « 911 is a joke », titre très critique sur la qualité des services d’urgences aux Etats-Unis notamment lorsqu’on appartient à la communauté afro-américaine. Les deux MC’s sont à présent réunis et l’ambiance va clairement monter d’un cran. Un concert basé sur leurs plus grands classiques essentiellement issus de leurs premiers elpees. L’auditoire entre progressivement dans le bain et atteindra son point d’ébullition lors de « Bring The Noise », au cours duquel les jumps se multiplient lors des refrains. Une ambiance survoltée qui ne va pas redescendre, puisque le groupe enchaîne par « Don’t Believe The Hype » (titre revendiquant l’égalité et prônant la révolution) suivi de « Can’t Truss It ».

La formation nous propose même quelques nouveautés comme « Man Plans God Laughs », titre éponyme de l’LP sorti le lendemain du concert, mais aussi « Honky Tonk Rules » suivi de « Fight The Power » qui symbolise certainement le mieux le combat et les revendications de Public Enemy. Malgré un solo de scratches et de mixes très impressionnant exécuté par DJ Lord et Flavor Flav, le climat va légèrement retomber en fin de set… Le crew en profite pour remercier le public, immortaliser la soirée tout en continuant à revendiquer le droit à l’égalité pour tous. Un combat entamé au début des eighties.

Pendant presque deux heurs, Public Enemy est resté fidèle à son image. Chuck D, mais surtout Flavor Flav, ont été plus qu’omniprésents tout au long du show. L’excentricité de Flavor y est aussi pour beaucoup et c’est ce qui fait également le charme d’un concert de Public Enemy. N’hésitant pas à se multiplier sur les planches, que ce soit à la basse, à la batterie, en jumpant ou en serrant les mains des premiers rangs, on sent que Flavor Flav est plus qu’apprécié par le public.

Public Enemy a accordé une excellente représentation, face à un auditoire très réceptif dont la moyenne d’âge variait entre 40 et 50 ans. Malgré la notoriété mondiale du band, les textes engagés sont, hélas, encore d’actualité après plus de trois décennies… Ils ont même malheureusement, encore plus que jamais, de sens aujourd’hui…

Organisation : OLT Rivierenhof (Arenbergschouwburg , Anvers)

(Voir aussi la section photos ici)

 

 

 

Public Enemy

How You Sell Soul to a Soulless People Who Sold Their Soul ? ? ?

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Public Enemy roule sa bosse depuis 20 ans. Une éternité dans le monde du hip hop. Le clan de Chuck D est d’une intégrité qui force l’admiration. Presque dix ans après avoir tourné le dos aux grandes corporations du disque, la formation de New York est toujours férocement underground et indépendante. Pour fêter cet événement, ils sortent ce brûlot funky et abrasif qui fait mordre la poussière à la plupart des albums de rap entendus cette année. Un mélange entre l’humour corrosif et déjanté de Flavor Flav et le flow vengeur de Chuck D, le tout soutenu par les beats archi efficaces de Gary G Wiz. Côté invités, Krs-One vient lâcher quelques rimes sur « Sex, Drugs and Violence » et Redman produit le beat ultra funky de « Can You Hear Now ? »

Un dvd accompagne l’album. Il contient un documentaire intéressant sur une tournée de Public Enemy accomplie en 1998. Le groupe opère son retour sur scène après 3 ans d’absence. Il croise des artistes comme Busta Rhymes et des tous jeunes Black Eyed Peas pas encore méga stars. Un autre docu témoigne des prestations scéniques actuelles de PE entrecoupé d’intermèdes au cours desquels les danseurs du crew préparent leurs chorégraphies guerrières. Quelques clips sont aussi inclus (dont le très bon « Unga Bunga Bunga » de Flavor Flav). On peut y voir quelques poulains du label Slamjamz (fondé par Chuck D) parmi lesquels on épinglera le métal jazz furieux de The Banned. Bring the noise, baby !!