Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Quasi

Mole City

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Certains groupes ne courent pas spécialement après le succès, mais dans cette catégorie, Quasi sert certainement de modèle. Malgré 20 années d’existence, les Américains ont toujours envie d’expérimenter, de s’autoriser des délires ou de s’égarer dans des dissonances sonores, malgré d’évidentes qualités mélodiques. Découpé en 24 pistes, « Mole City », leur 8ème  album, ne déroge pas à la règle…

Archétype du groupe de rock US indie intègre, la bande menée par les ex-conjoints Sam Cooms et Janet Weiss débute sa dernière livraison par « You Can Stay but You Gotta Go », une salve quasi grunge. En chemin, elle nous invite à pénétrer dans leur cabaret rock (« Headshrinker »), affronte des éléments tourmentés (« The Goat ») ou encore se fraie un chemin au cœur de la country alternative (« Bedbug Town »). Le duo parvient même à nourrir ses brèves mélodies pop de cordes de guitare fuzz. Et quand il se convertit du power rock, c’est dans l’esprit de Big Star. Cependant, les références sont tellement nombreuses, qu’on ne parvient pas toujours à bien les cerner. Todd Rundgren, Pearl Jam, Mudhoney et Dinosaur Jr. figurent sur la liste. Mais elle est loin d’être exhaustive. Si vous espériez que ces éternels sales gosses de Portland allait se racheter une ligne de conduite, vous vous êtes flanqués le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Parce qu’ils tirent sur tout ce qui bouge… Pourtant, si vous êtes patient, vous serez alors récompensés, par deux petites pépites ; en l’occurrence « An Ice Cube in the Sun » et « The Dying Man »,  hantés par les Flaming Lips ! A mon avis, on ne les changera plus. C’est une Quasi certitude

 

Quasi

American Gong

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Quasi 17 ans que le couple –marié, puis divorcé– sévit sur la scène alternative de Portland. Quasi réunit ( ?!?!) Sam Coomes (guitare, batterie) et Janet Weiss. Et la paire peut se targuer d’avoir collaboré à des tas de projets impliquant de grosses pointures de la scène indie américaine. Dont Elliot Smith, Bright Eyes ou encore Pink Moutain.

Vu les problèmes financiers rencontrés par Touch & Go (NDR : le label avait décrété qu’il n’allait plus publier de nouveaux albums, mais se concentrer sur son back catalogue ; depuis, il s’est ravisé, déclarant même qu’il allait reprendre ses activités normales, après restructuration), Quasi a décidé d’émigrer chez Kill Rock Stars. En outre, le line up s’est enrichi d’un troisième membre : Joanna Bolme ; bassiste, elle milite également chez Stevens Malkmus & The Licks.

Bonne nouvelle, « American Gong » privilégie le rock percutant ; parfois même dans l’esprit de Pavement. Et franchement, j’apprécie. Bien crade, la guitare domine le sujet, délaissant des claviers, un peu trop présents à mon goût, sur les disques précédents. Coomes s’autorise même quelques délires bruitistes. A l’instar de l’excellent « Bye Bye Blackbirds », plage au cours de laquelle on se demande comment il se débrouille pour retrouver le fil conducteur du morceau. Mais si Quasi adore faire cracher les décibels, il réserve également quelques excellentes ballades à « American Gong ». Dont l’acoustique « The Jig Is Up » et « Everything & Nothing At All ». Mon coup de cœur ira néanmoins à « Black Dogs & Bubbles », plus Neil Young que nature. A contrario, leur version du classique ‘cajun’ « Laissez les bon Temps Rouler » est plus que dispensable. Il y a encore bien l’une ou l’autre compo un peu moins réussie, mais en général, ce disque flaire bon le rock alternatif, excitant et jouissif de la seconde moitié des 90’s. Que du bonheur !

 

Quasi

When The Going Gets Dark

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Nous connaissons très mal Portland. Certes, nous vivons une relation intense, presque amoureuse, depuis plus d’une décennie en compagnie des Dandy Warhols. Et, suite à la découverte des riffs cinglants de 31Knots, nous sautons quotidiennement sur nos murs, tête la première. Ensuite ? Ensuite, il y a Quasi, un duo amateur de folles échappées psychédéliques. « When The Going Gets Dark », septième album de la paire composée de Sam Coomes (chant, guitare, claviers) et Janet Weiss (batterie), célèbre le mariage d’un clavier déjanté et d’une batterie martiale. Au cours de cette histoire, la guitare tient le rôle de l’amante parfaite. Mariés et divorcés, les deux ex-tourtereaux n’en sont pas moins restés volatiles. De son côté, Sam Coomes aime à déstructurer ses chansons décomplexées. Et, pour sa part, Janet Weiss (derrière la batterie de « Dig Me Out », le grand classique de Sleater-Kinney) n’a rien à envier à ses collègues masculins. Taper sur les fûts, c’est son truc. Restés en couple malgré la disparition des alliances, Sam et Janet font toujours bon ménage. Meilleures preuves de l’adéquation de leur union : « I Don’t Know You Anymore », « Peace and Love » et « Death Culture Blues ». Ces titres invitent tant d’univers contradictoires qu’il convient de les explorer encore et encore. Pour chercher et trouver les liens subtils rapprochant Quasi de Pavement, Elliot Smith, Sebadoh, Sonic Youth et des Meat Puppets. « When The Going Gets Dark » constitue une excellente porte d’entrée vers la discographie du groupe. Ne reste plus qu’à franchir le pas...

Quasi

Hot Shit

Sûr que Quasi ne va pas révolutionner le monde de la pop : ses mélodies un peu branques, sans cesse sur le point de se prendre une gamelle, n'ont pas l'ambition de devenir de gros tubes à siffloter sous la douche. Encore faudrait-il parvenir à les chantonner, tant leur structure part en couilles au moindre semblant de couplet-refrain… A cet égard, Quasi porte bien son nom : c'est quasi de la pop, mais c'est trop désaccordé pour concourir à ce genre d'étiquette. Et quand on entend la voix de Sam Coomes, c'est quasi comme si on se trouvait à côté de Wayne Coyne… Quasi : les Flaming Lips du pauvre ? " Seven Years Gone ", " White Devil Dreams " et " Lullaby Pt.2 " en donnent l'impression fugace. Cet univers dissonant mais sympathique, ces mélodies mineures mais sincères, ces instrumentations foireuses mais généreuses : voilà ce qui rapproche Quasi de la joyeuse bande à Wayne. Quasi. Parce qu'évidemment, Quasi restera toujours un groupe de série B, alors que les Flaming Lips, malgré leur attirail de série Z (costumes, peluches et confettis), font aujourd'hui partie de la cour des grands. Quasi, à côté, c'est un peu du pipeau. C'est chouette, mais sans conséquences. Genre Quasi-Modo de la pop indie. D'accord, c'est un peu méchant de l'écrire… Enfin… Quasi.