Pour Bodega, tout est à l’intérieur de l’aquarium

Prévu le 9 octobre chez Chrysalis Records, « All Inside Aquarium » marque un changement de cap pour BODEGA. Après trois opus nourris par l’héritage post-punk de Talking Heads, Sonic Youth ou des B-52s, le quintette new-yorkais privilégie un rock plus…

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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Radio Moscow

Live ! In California

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Radio Moscow est une formation issue de l’Iowa qui compte déjà une dizaine d’années d’existence. Elle pratique une forme de psyché/blues. A sa tête, un remarquable gratteur, Parker Griggs. Il se sert d’une Fender Stratocaster et voue tout naturellement un culte à Jimi Hendrix. Mais si ses interventions sont expérimentales, il n’hésite pas à asséner des riffs écrasants, réminiscents de Black Sabbath. Et ce cocktail semble avoir charmé les oreilles de Dan Auerbach (Black Keys), puisqu’il a mis en boîte le premier elpee du band. Eponyme, il est paru en 2006. Le combo va alors embrayer par "Brain Cycles", en 2009, "The Great Escape of Leslie Magnafuzz", en 2011, et enfin "Magical Dirt", en 2014 ; ces trois disques sur le label Alive. Depuis, le band s’est installé du côté de San Diego ; et il nous propose son premier essai en ‘live’. Baptisé "Live in California", il a été immortalisé au Satellite de Los Angeles, en décembre 2015. Parker Griggs s’y appuie sur sa solide section rythmique constituée du bassiste Anthony Meier et du drummer Paul Marrone. L’essentiel du tracklisting est issu de deux long playings de référence, "Brain Cycles" et "Magical dirt".

Dès les premiers accords dispensés sur "I just don’t know", le fantôme de Jimi Hendrix rôde. Mais si la voix a davantage de pêche, ses interventions à la gratte sont aussi déjantées qu’impressionnantes. Il les maîtrise, même lorsqu’elles sont truffées d’effets larsen. "Death of a queen" reproduit la même formule. Indolent, "Broke down" véhicule des accents bluesy. Amorcée par des riffs lourds ‘Sabbathiques’, elle glisse progressivement dans une jam aux relents psychédéliques. "I don’t need nobody" appuie sur l’accélérateur ; il s’agit de la seule plage issue de "The great escape of Leslie Magnafuzz". La section rythmique, et tout particulièrement la ligne de basse, balise les digressions dont s’autorise le soliste dans un climat fiévreux. "250 miles" marque une pause. Mais dès l’instrumental "Brain cycles", l’aventure ressemble à une fureur de vivre ! "Before it burns" nous entraîne dans un univers ravagé par le psychédélisme. Délirant ! Les cordes subissent les derniers outrages et cherchent désespérément "The escape", une piste qui aurait pu figurer au répertoire des Groundhogs, un groupe insulaire qui s’était illustré lors du post blues boom. "City lights" adopte un format davantage delta blues. A cause de la slide. Et puis des interventions vocales caverneuses, tellement proches de celles de Tony McPhee. Une voix très mâle qui s’impose sur "Change of fate", un titre dont l’orgie sonore évoque l’incontournable Blue Cheer. Blues primaire, âpre, "Deep blue sea" (NDR : un extrait de "Radio Moscow") rappelle carrément le "Red house" du maître Hendrix. Et notre gratteur s’autorise un dernier délire, à travers "No good woman", un blues qui s’enfonce profondément dans un trip hallucinogène. L’opus recèle encore trois titres issus de "Magical dirt" ; trois morceaux qui s’inscrivent parfaitement dans l’esprit de ce concert particulièrement énergique, dynamique et quand même un peu fêlé… 

 

Radio Moscow

Magical Dirt

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Trois ans déjà que la bande à Parker Griggs n’avait plus enregistré d’album studio. Il avait bien publié « 3 & 3 Quarters », en 2012, mais il s’agissait d’une sélection de démos concoctées par le leader, avant que la véritable aventure du groupe ne débute. Encore que depuis 2013, le line up implique une nouvelle section rythmique. Soit Anthony Meier à la basse et Paul Marrone aux drums.

Ce qui n’empêche pas Radio Moscow de continuer à puiser ses sources au sein du psychédélisme des 60’s et des 70’s. Parker voue un véritable culte à Jimi Hendrix et son jeu de guitare en est la plus belle illustration.

Après avoir gravé un opus éponyme en 2007, « Brain Cycles », en 2009 et le brillant « The Great Escape of Leslie Magnafuzz », en 2011, le combo nous propose donc ce « Magical dirt ».  

Prodige de la six cordes, Parker est un fervent adepte de la pédale wah wah. Il est hanté par le Jimi Hendrix Experience, mais pas seulement. Au rayon des spectres, on pourrait ajouter The Cream, Blue Cheer et Humble Pie.

« So Alone » nous plonge instantanément dans le bain. Les compos sont émaillées de breaks et de changements de rythme. Puissant, « Rancho Tehama Airport » rappelle le hard rock de la fin des 60’s voire du début des 70’s. Caractérisé par ses excellentes sorties de guitare, ce titre me fait penser à Ritchie Blackmore (Deep Purple) au sommet de son art. Prélude à l’album, « Death Of a Queen » est paru en single. Et finalement, cette compo n’aurait pas fait tâche d’huile, 40 ans plus tôt, dans le répertoire d’un dinosaure de l’époque. Groovy, « These Days » est également sorti en single. La voix s’y révèle autoritaire. 

« Bridges » et « Got The Time » trempent au sein d’un hard/blues/psyché que le trio dispense généralement en live. Une seule cover : le « Gypsy Fast Woman » de Rick Handle (Brain Police). Un morceau qui remonte à 1968 ! Le band parvient à préserver sa spécificité, tout en lui insufflant une touche de modernisme. La pédale de distorsion lamine brillamment et judicieusement « Before It Burns ». « Seet Lil Thing » et « Stinging » macère dans un blues, réminiscent du Delta. « Stinging » adopte un profil plus acoustique. Bref, dans le style, c’est un excellent album…


Radio Moscow

Disjoncteurs capricieux…

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Une soirée psychédélique était bien calée au Vaartkapoen (Vk*) de Molenbeek, ce jeudi 28 mai, en compagnie de Moaning Cities et de Radio Moscow. Pas étonnant que les mélomanes se soient déplacés en nombre. Chargée de promesses, la première formation est issue de Bruxelles. Originalité, à l’instar de The Narcotic Daffodils, le line up implique un musicien qui joue du sitar. Pas courant sur la scène belge. Le quintet assure la première partie du combo étasunien Radio Moscow. Un trio réunissant de jeunes chevelus. Qui ce soir va être confronté à de multiples problèmes d’alimentation en électricité. Mais ‘it was rock'n'roll time'.

Fondé en automne 2011, Moaning puise essentiellement ses racines dans le blues et le psychédélisme né entre les années 60 et 70, et tout particulièrement chez les Doors, le Velvet Underground, 13th Floor Elevator et Silver Apples. Woodstock, c’est leur Nirvana. Mais leurs références sont également contemporaines, et peuvent s’inscrire dans l’esprit de Black Rebel Motorcycle Club, The Black Angels, Dead Meadow, Goat, Wooden Ships, Night Beats, Conershop ou Tape Impala. Et si les guitares rock’n’roll sont souvent puissantes, adoptant même parfois un ton stoner, ce sont les interventions du sitar qui font vraiment la différence. Aux commandes du navire, le chanteur/guitariste Valérian Meunier. Le line up est complété par la chanteuse/bassiste Juliette Meunier (NDR : sa frangine !), le drummer Grégory Noël et deux sixcordistes, en l’occurrence Bertrand Gascard ainsi que Timothée Sinagra. C’est ce dernier qui est également préposé au sitar. Il écoute beaucoup de musique orientale. Il a appris à jouer de cet instrument en Inde. C’est un grand maître qui l’a initié lors d’un séjour de plusieurs semaines.

Leur premier Ep est paru en septembre 2012. Et il est éponyme. Limité à 300 exemplaires sous la forme du vinyle, il est actuellement épuisé. Le single « Jjah Ming Dee » est sorti en avril 2012. Il a également fait l’objet d’un clip. En août 2013, le quintet enregistre son premier long playing. Intitulé « Pathways Through The Sail », il est bien accueilli par la critique musicale. Il a même été présenté le 15 février 2014, lors d'une release party ‘sold ou’t à la Rotonde du Botanique. 

Les artistes montent sur les planches du Vk*. Les trois guitaristes sont alignés en front d’estrade. Le drummer campe juste derrière Valérian. Juliette s’est installée, en retrait, à droite. Et ses interventions appliquées sont vrombissantes. Grégory frappe frénétiquement ses fûts. Tim se met à l'aise et retire chaussures et chaussettes. Peu courant ! Valérian chante dans un micro classique ou un cornet de téléphone trafiqué.

« Breat And Games » nous plonge immédiatement dans les sixties et les seventies. « Jah Ming Dee » est un titre qui ne figure pas sur l'album. C’est une plus ancienne compo, et elle nous invite à prendre le chemin de l’Orient. Mais un petit détour par Woodstock s’impose via « House For Sail ». La seconde étape du voyage s’intitule « Breat And Games » et elle interpelle l’auditoire. Un duel oppose le drumming et la ligne de basse. « Witches And Dames » monte en puissance. Tim, yogi dans l'âme, s'accroupit. Et on se délecte des sonorités qui émanent de son sitar sur « Shipbreaker ». Le concorde atterrit au Taj Mahal après un « Peaking Slow ». Le voyage est terminé, « Panic In The Dark » nous ramène à Molenbeek. « Please To Loose » nous renvoie une dernière fois vers les seventies. Le set s’achève en beauté par « Vandal In The Run », une nouvelle composition. Les spectateurs sont enchantés par le set et en redemandent. D’ailleurs, à l’issue de la soirée, pas mal de spectateurs vont acheter leur album, au stand merchandising. Et perso, je pense que Moaning Cities a le potentiel pour s’exporter. C’est en tout cas, tout le mal qu’on leur souhaite…

Place maintenant à la tête d’affiche. Les musicos se chargent de débarrasser et d’installer le matériel eux-mêmes. Radio Moscow est un groupe de rock/blues psychédélique américain formé en 2004, dans l'état d'Iowa. Parker Griggs en est le guitariste, le chanteur et le principal compositeur. Avant de se lancer dans cette nouvelle aventure, il sévissait chez Duck and Cover, comme lyriciste et drummer. Et quand il quitte le bateau, c’est pour monter un projet qu’il baptise Garbage Composal. Que le bassiste, Serana Andersen, viendra rejoindre plus tard. Avant de changer de patronyme, pour adopter celui de Radio Moscow. Le duo travaille d’arrache pied, et se produit en ‘live’ sans batteur. Pour pallier cette lacune, Parker pré-enregistre les parties de drums et les amplifie lors des concerts. Et lorsque le tandem tourne dans le Colorado, il n’a toujours pas dégoté la pièce manquante. Dan Auerbach, le leader des Black Keys les remarque et leur propose de produire le second album et de le sortir sur leur label Alive/Bomb Records. Malheureusement, Parker ne parvient pas à conserver suffisamment longtemps le moindre drummer pour mener à bien sa barque, et la proposition tombe provisoirement à l’eau. Et quand il peut enfin entrer en studio, le bassiste Luke McDuff qu’il venait de recruter le laisse tomber, pour retourner aux études. Finalement, le premier elpee est mis en boîte en 2007. Zach Anderson se charge alors de la basse et Paul Marrone des drums. Le trio part alors en tournée de 2009 à 2010. Mais au bout du périple, Paul Marrone décide de mettre la clef sous le paillasson afin de se focaliser sur son side-project baptisé Cosmic Wheels. Il cède alors la place à Cory Berry qui avait suppléé Keith Rich pendant quelques mois. Radio Moscow publie « Brain Cycles » en 2009, « The Great Escape Of Leslie Magnafuzz » en 2011 et « 3 And 3 Quarter » en 2012. En attendant la sortie du dernier opus intitulé « Magical Dirt », prévue pour le 17 juin, et passé en revue ce soir, le combo avait gravé un Ep en 2013, « Rancho Tehama ».

Ce soir, le line up de Radio Moscow réunit Parker, le bassiste Anthony Meier et –surprise– Paul Marrone aux drums. Apparemment, ce dernier revient participer régulièrement aux tournées du groupe. La setlist revisite d’abord « Brain Cycles » alignant « Broke Down », « I Just Don't Know », « The Escape », « Brain Cycles » et « Hold On Me ». Les riffs dispensés par Parker sont précis et harmonieux. La ligne de basse est ronflante, dans l’esprit de Chas Chandler, à l’époque du Jimi Hendrix Experience. Le trio nous réserve quelques titres de leur prochain long playing. Caractérisé par ses envolées de guitare psychédéliques, « Death Of A Queen » est magistral. Mais à partir de « Before It Burns », un sérieux problème technique va handicaper le bon déroulement du set. Six pannes de courant ! Le batteur va bien tenter de meubler ces interruptions de solos habiles et kilométriques. Mais l’ambiance retombe d’un cran. Le set reprend par « Before It Burns ». Cependant, au cours de « 250 Miles », Parker pète une corde de sa gratte et doit la remplacer. Heureusement, les musicos sont persévérants et talentueux. La monté en puissance est de plus en plus perceptible. La foule commence à s’exciter et même à pogoter. On aura même droit à du crowdsurfing. Vu l’animation qui règne devant l’estrade, et le concert qui prend une forme plus métallique, votre serviteur bat en retraite, et s’installe derrière la table de mixage, placée au milieu de la salle. Mais l’histoire n’est pas terminée, car si le concert a pu se poursuivre, il a quand même été à nouveau perturbé, par de nouvelles coupures de courant…

Setlist de Radio Moscow :

Broke Down
Death Of A Queen
I Just Don’t Know
The Escape
Before It Burns
250  Miles
Brain Cycles
Hold On Me
These Days
Mistreating  Queen
No Time
Rancho
Tehama Airport

Rappel :

Intro
No Good Woman.

(Organisation Vk* Concerts)