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Rob Lutes

Walk in the dark

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Chanteur/compositeur, Rob Lutes est issu de Montréal. Son style musical, qui oscille entre le folk et le blues, est considéré aujourd’hui, comme de l’américana! Son premier elpee, "Gravity", est paru en 2000. Et "Walk in the dark" constitue son septième. Pour la circonstance, il a reçu le concours de musiciens locaux. La prise de son s'est déroulée à Montréal. Sur les treize plages, le Canadien en signe douze, s’autorisant en outre, une reprise du chanteur folk américain, John Prine.

Roots song, "A little room" bénéficie d’une jolie mélodie. Grave et un tantinet éraillée, la voix de Rob émerge d’un ensemble, au cours duquel la basse se révèle très présente, alors que piano électrique, orgue, cordes acoustiques et électriques tissent la structure instrumentale. Abordé sous la forme d’une ballade, "There's no way to tell you that tonight" rend un très bel hommage au bluesman James Cotton. Le ton reste solennel. La voix monte facilement en puissance, alors que la guitare de Rob MacDonald se réserve un bel envol, relayé par l'harmonica de son compatriote –un pote– Guy Bélanger. Excellent! Et "Spence", au regretté guitariste bahaméen Joseph Spence, disparu voici plus de trente ans. Caractérisé par sa conjugaison de cordes acoustiques et électriques, "I am the blues" est un blues cool. Et on a même parfois que Rob chante juste en face de nous. Le titre maître est aussi le meilleur. Grâce à son sens mélodique et à sa construction harmonieuse. Mais également aux interventions d’orgue et de piano que se réserve Bob Stagg. Un véritable régal ! Le long playing recèle plusieurs ballades roots, dont le "Rocky Mountain time" de John Prine est certainement la plus intéressante. Caractérisé par la guitare quasi-manouche, "Believe in something" est souligné par l'harmonica de Guy Bélanger. Et ce dernier brille encore sur "Better past", une plage dynamisée par la basse acoustique. Deux titres qui achèvent le long playing et ne manquent certainement pas de swing.