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Rocket Science

Eternal Holiday

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Quand les kangourous quittent leurs troupeaux (ben oui, ces animaux vivent en troupeaux !) et rentrent au garage, ils en ressortent chargé de très bons disques : « Stranded » de The Saints (NDR : vieux et dé-canonisés depuis leurs glorieuses seventies) et « Radios Appear » de Radio Birdman demeurent à cet égard de pertinentes illustrations de la dextérité sonore de nos amis les marsupiaux. Et, s’il vous plaît, que personne ne nous parle des Vines ! Parce qu’il y a rire et rire mais pisser dans le dos de sa grand-mère et soutenir qu’elle transpire, décidément ça ne nous fait plus rire ! Car soyons clairs : depuis le fabuleux « Highly Evolved », Craig Nicholls et sa bande de ficus humanisés sont morts et enterrés. Evaporés, fous et certainement dissous. Mais nous ne sommes pas ici pour assister à l’enterrement des Vines mais bien pour apercevoir le décollage de Rocket Science, quatuor australien à double guitares acérées. A première vue, Eternal Holiday, leur nouvel album, porte drôlement bien son nom : les onze morceaux proposés ont tous été enregistrés entre octobre et novembre 2003 (?). Ainsi, le groupe semble avoir prolongé les vacances de son enregistrement. Les disques australiens mettent un temps dingue à débarquer sur notre continent, on s’en souviendra… Et cet album, alors ? Un brin consensuel, une pop déguisée sous des airs de rock, on se souviendra également que Rocket Science n’a pas inventé l’eau chaude. Les prétendus hymnes s’intitulent « Eternal Holiday », « Sex Call » et « Dressed To Kill » : ils forment un triptyque, une solide rampe de lancement pour cette Rocket scientifique. Ne reste plus qu’à la charger de dynamite…