Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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Saxon

C’est dans les vieilles casseroles qu’on fait la meilleure soupe…

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C'est la première fois que je mets les pieds au Splendid de Lille. J'espérais y entraîner mon fidèle pote métalleux dans l’aventure, mais il a décliné l’invitation pour raisons familiales. S'il croit que je vais me laisser démonter par sa défection, il rêve. Je parviens à embrigader Guillaume, un de mes jeunes collègues qui n'a jamais assisté à un concert de métal. Je pense que pour une première, il ne sera pas déçu par les mythiques Britons…

La salle devait servir de cinéma, il y a quelques années. Derrière la console son, on y retrouve d’ailleurs toujours des sièges. Elle est déjà bien peuplée lorsque la formation batave Vanderbuyst monte sur les planches. Et tout au long de leur set évalué à une trentaine de minutes, elle va se remplir. Le combo pratique un heavy metal old school de très bonne facture caractérisé par ses jolis soli de guitare et ses titres chantés à deux voix. Une guitare, une basse et une batterie : tout ce qu'il faut pour concocter du heavy de qualité quand on a le feu sacré ; et manifestement ces gaillards l'ont. Un reproche ? Un air de déjà entendu ; mais bon, quand on se réclame du metal old school, difficile de ne pas marcher sur les traces de ses maîtres…

Place ensuite à Crimes of Passion. On est carrément replongé dans les 80’s. Même le look du chanteur, dont la crinière blonde est retenue par un bandana, nous le rappelle. Leur set est destiné à présenter leur dernier album. Leur tracklisting alterne sympathiques ballades heavy et morceaux plus lourds et rapides à la fois. Quarante minutes de prestation ponctuée par un bel hommage à Ronnie James Dio. Le public ne s'y trompe pas et quelques chevelus commencent à s'agiter le bocal, autour de nous.

Il fait chaud. Dans la salle, une moiteur commence à envahir l’atmosphère et elle baignera la foule jusque la fin du concert de Saxon. Si le métal était une religion, je proposerais Biff comme pape, tant le bonhomme et ses comparses incarnent l'essence même du métal depuis ses premières heures. Leur tournée, baptisée ‘Call To Arms World Tour 2011’, effectue une halte lilloise le lendemain d'un concert accordé à Paris, et quatre jours avant de conquérir le Trix d'Anvers. Et c'est à un véritable best of, parsemé de quelques nouveaux titres qu'on a droit ce soir. D'entrée de jeu, le ton est donné : "Hammer Of The Gods", "Heavy Metal Thunder" et "Never Surrender" accompagnent ma séance de shooting photos. Des titres les plus divers sont présentés ce soir, parmi lesquels le nouveau "Call To Arms" au milieu de classiques comme "Dallas 1PM" et "Eagle Has Landed". C'est au moins la troisième fois en trois ans que votre serviteur assiste à un de leurs sets et celui-ci est certainement le plus énergique. Mon jeune collègue se prend une de ces claques. Il a d’ailleurs bien du mal à revenir sur terre. Les têtes de mes voisins de salle s'agitent en tous sens. Biff, s'il n'a plus la fougue de ses jeunes années, semble cependant s'éclater comme un gamin sur les planches. Douglas Scaratt gratte son manche tout en discrétion et efficacité. Dès que Biff a terminé de nous conter les aventures de Sweeny Todd, Nigel Glockler, caché derrière ses fûts hauts perchés, nous balance un de ses soli de batterie pas possible. Les guitares et la basse nous réserveront encore également chacun un solo, celui de Tim Carter se révélant le plus dispensable, bien qu'énergique à souhait. Comment ce gars a-t-il encore des doigts alors qu'il pince ses cordes comme un malade à mains nues ? Mystère. Notre ami Paul Quinn semble de nouveau vouloir cacher sa calvitie en début de parcours, mais bien vite, il laisse tomber le foulard et exhibe son crâne lisse comme un oeuf. Les envolées de Biff et les duels de grattes se succèdent à un rythme effréné.

Quand les lumières s'éteignent, une chape de plomb s'abat sur la salle. Les Anglais nous gratifient de deux rappels, au cours desquels Biff fait encore monter la pression comme s'il voulait que les fans présents ce soir s'arrachent les cordes vocales. Il se donne tellement que Guillaume se demande si le groupe ne va pas remonter sur les planches pour recommencer un set complet. Malheureusement ce n'est pas le cas, et au terme de "Crusader" et "747 Strangers" en premier rappel et "Strong Arm" puis "Wheels Of Steel", lors du second, la bande à Biff s'en retourne définitivement dans sa loge. Nous, on quitte le Splendid le sourire aux lèvres. On vient de se prendre une bonne claque. Que demander de plus ?

(Voir également notre section photos)

Organisation Diva Productions

 

 

 

Saxon Shore

It Doesn’t Matter

Écrit par

Quatre années se sont écoulées depuis la sortie du dernier album de Saxon Shore (« The Exquisite Death »), un groupe responsable d’un post-rock flirtant allègrement avec le shoegazing des Explosions In The Sky, Mono ou encore Mogwai. Durant toute cette période, la formation a notamment accompli une tournée au pays du soleil levant. Les différents membres ont aussi déménagé aux quatre coins des Etats-Unis : Philadelphie, Baltimore et même New York. Enfin le line-up du combo s’est enrichi de deux nouveaux membres : le bassiste William Stichter et le guitariste/claviériste Oliver Chapoy. Suivant son habitude, Saxon Shore (NDR : le drummer de Fleet Foxes, Josh Tillmann, y a milité à une certaine époque) a décidé de se charger de la distribution ainsi que de la promo de son nouvel elpee. Ce qui ne l’a pas empêché de faire appel au producteur le plus prisé pour l’instant, Dave Fridmann (MGMT, Clap Your Hands Say Yeah, Flaming Lips, …), pour le mettre en forme.

Première constatation, sur ce « It Doesn’t Matter », Matthew Doty (NDR : c’est le membre fondateur, mais également le principal compositeur) a voulu ajouter des parties de chant. Tout au long de « This Place ». Et le résultat est plutôt réussi. Une plage au cours de laquelle la vocaliste japonaise Caroline Lufkin vient poser son timbre suave, un peu comme à la plus belle époque de Cocteau Twins voire de My Bloody Valentine. Une sensation accentuée par ces cordes de guitare distordues, mais distantes, canalisées ici par des accords de piano délicat.

Seconde constatation, Doty a voulu expérimenter des arrangements de cordes. Sur « Small Steps ». Mais si le concours de violons rend la solution sonore homogène, le résultat final n’est quand même pas exceptionnel.

Le reste de l’elpee est partagé entre titres atmosphériques réminiscents de Mogwai et  morceaux plus rythmés, susceptibles de rappeler les Norvégiens de Jaga Jazzist, à l’instar de l’excellent « Sustained Combustion » ou encore de « Japan 412am ».

Bref, si une partie de l’œuvre emprunte une forme largement explorée, Saxon Shore a quand même eu le bon goût de tenter l’une ou l’autre expérience intéressante. Aussi, je conseillerai cet elpee uniquement aux adeptes du genre. Et il est vrai que de nombreux aficionados aiment toujours planer à l’écoute de ces envolées sonores, traversées d’accès de larsen (im)prévisibles. Et tant mieux s’ils y prennent leur pied !

 

Saxon

Metalhead

Écrit par

Avec Def Leppard et Iron Maiden, Saxon demeure l'unique survivant le la vague British métal du début des années 80, scène dont il était un des plus dignes représentants. Des monuments tels que " Wheels of steel " ou " Crusader " avaient permis au groupe de s’imposer comme leader du genre, avant de commettre quelques erreurs discographiques incontestables. En chute de vitesse depuis l'avènement du grunge, Saxon revient aujourd'hui avec un Metalhead empreint de nostalgie eighties, mais au son résolument moderne, dégageant une énergie telle qu'on aurait presque tendance à croire que Biff Byford et compères sortent tout droit d'un cure de jouvence. Taillé pour les amateurs d'un métal pure souche aux refrains accrocheurs, les onze nouvelles compositions sonnent finalement bien moins datées que certaines productions actuelles.