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Sealight

Dead Letters

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Arpèges de guitares couchés sur lit de nuages cotonneux et filets de voix vaporeuses en sauce spleen, tel est le menu de cet album de Sealight.

Aux fourneaux, Dave Oliffe, croisé au sein d’Heligoland (voir par ailleurs la chronique de « All Your Ships Are White »), cherche à titiller nos papilles auditives.

Aux casseroles, pour faire prendre la sauce, on retrouve le grand chef Robin Guthrie, qui repasse les plats.

Si son travail de production reste irréprochable, force est de constater que l’ex-Cocteau Twins ne se démarque pas vraiment de la veine qui a fait sa réputation.

Au final, la paire nous sert un plat un peu tiède et qui sent le réchauffé. La voix de Sandra Rossini en fait trop et devient rapidement irritante ; et si les ambiances sont belles et bien présentes, nous baignant dans un doucereux climat d’abandon, il n’en reste pas moins qu’on s’ennuie vite, comble pour un disque qui au final ne dure que vingt-trois minutes et quelques secondes.

Reposant sur un concept fumeux (l’échange de courrier entre les membres du groupe et certains proches), ce « Dead Letters » est appelé à rester… lettre morte.