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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Sean Lennon

Chez les Lennon, après John, Sean s'est fait un prénom...

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Le problème des 'fils de' qui suivent les traces d'un illustre parent, c'est qu'ils doivent subir la comparaison pratiquement tout au long de leur carrière. Pourtant, il suffit d'écouter son dernier album, "Friendly Fire", pour constater que Sean Ono Lennon s'est fait un prénom. On retrouve certes des échos de son père dans la voix (heureusement pas celle de sa mère, diront certains) et certaines mélodies, mais il s'est forgé son propre style et ne cherche aucunement à vivre sur son héritage paternel. Il le prouve également sur scène, en formation standard guitare/basse/batterie/clavier, se contentant même du rôle de second guitariste, le long d'une tournée européenne des clubs et petites salles sympas.

 C'est donc le Théâtre Lino Ventura de Nice, plein comme un œuf, qui accueillait ce spectacle. Il y avait même une première partie, à laquelle je n'ai pu assister pour des raisons personnelles. Un concert à l'image de l'album. Sean a d'ailleurs repris la plupart des titres de ce disque (non, il n'y a pas eu de chanson des Beatles ni de John Lennon). Intelligente, fouillée mais sans excès, sa musique pop-rock recèle quelques très belles mélodies (sa voix fait merveille sur le refrain de l'envoûtant "Parachute"). Il s'exprime dans un français presque parfait entre chaque chanson, créant ainsi une ambiance conviviale parfaitement appropriée à ce type de concert. On notera sa tentative de recours au verlan pour nous expliquer qu'il préfère sa guitare électrique à l'acoustique ('plus roman... marrant à l'envers, roman, ça se dit chez vous ?')

 Le seul reproche que l'on pourrait adresser à ce concert concerne la constance du tempo d'une chanson à l'autre. On aurait bien aimé que le groupe se lâche un peu plus (et sans inciter à la consommation de breuvages alcoolisés, je me suis dit que le verre de jus de tomate, sis au pied du guitariste, était symptomatique). Sean Lennon ose une chanson écrite 'la semaine dernière', explique-t-il, "Smoke and mirrors", puis les watts montent enfin sur "Headlights", dans une version nettement plus énergique que celle de l'album. Pour clore le set, "Would I be the one", reprise de Marc Bolan (elle figure également sur l'album) s'étire sur un instrumental très mélodique (décidément le monsieur est doué pour cet exercice ce style), solo de guitare à la clé.

 Au début des rappels, il nous concède un petit bijou : "Tomorrow", qu'il interprète seul à la sèche. Pendant que le reste du groupe le rejoint, Sean nous annonce que son frère Julian est présent dans la salle (est-ce un scoop ou raconte-t-il toujours la même histoire à chaque concert). Puis la prestation s'achève en beauté par "Mystery Juice", extrait d' "Into the sun", son premier album. A cet instant, se libère une intensité qu'on aurait aimé vivre un peu plus souvent au cours de la soirée.

 En conclusion, cet excellent concert a laissé un goût de trop peu. On en redemande !

 

Sean Lennon

B.O. film Rosencrantz and Guildenstern are Undead

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Le fils de l’immense John nous pond ici une ‘œuvre’ inqualifiable. Néo-classique, progressiste ? Impossible à dire. Une chose est sûre, musicalement, la pilule est difficile à avaler. Après quelques minutes, on frôle l’indigestion ; et il faut une sacrée dose de courage pour aller au bout de l’épreuve. Essayez. C’est surprenant !

De temps en temps, on a l’impression d’entendre un ‘ersatz’ du grand bleu. Sinon, rien à ajouter. En un seul mot : bizarre ! Ah oui, j’oubliais, Sean Lennon signe ici la BO du film du même titre. Mais sans les images comme support, ce Cd n’a aucun intérêt…

 

Sean Lennon

Sean d'antan et Sean d'aujourd'hui

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Le ticket punaisé depuis des semaines sur le mur tapissé de liège semblait me narguer. Il était le sésame qui offrirait, selon mes espoirs, une soirée inoubliable. Et ce sera le cas ; ce carré de papier présageant bien au-delà de mes espérances, un moment privilégié vécu à l'Orangerie du Botanique. Un moment qui se rapprochait à grand pas, lorsque le premier mars à 19h30, je réalisais qu'il ne me restait que 30 minutes pour traverser la ville et atteindre la 'grotte', lieu où l'intimité moite ravirait mes sens. Le casse-tête pour trouver une place de parking achevé, une bière consommée et un cachet énorme estampillé  sur la main, me voilà armé, prêt à savourer ce moment tant attendu.

Le supporting act nous est venu d'Italie : les Joujoux d'Antan. Et manifestement, son patronyme n'indique pas son origine. En 45 minutes, le quintet a enchaîné mélodies douces et déstructurées comme supports à la voix bucolique du chanteur. On sent que les membres du groupe prennent plaisir à jouer sur les planches. Et il est toujours très agréable de commencer une soirée sur ce genre de note. Même si le style plus rock de cette première partie n'est pas dans le registre de l'homme de la soirée, on imagine qu'eux aussi vivent au sein d'un monde à part, très riche et généreux. Parfois, ils me font penser à Blonde Redhead. Ils ont même l'audace et pour nous la joie, d'inviter Sean himself à les rejoindre, sur le podium, pour chanter une chanson en italien, la dernière de leur répertoire pour ce soir. L'artiste hirsute et barbu ne semble néanmoins pas trop à l'aise lors de cet exercice. Il salue le public en lui donnant rendez-vous quelques instants plus tard.

Démontage du matos pour le premier groupe, montage de celui du second : les roadies s'attèlent à transformer le terrain de jeu en plaine calme et apaisante. 21h10. Entrée en scène de l'autre quintet. A sa tête, le fils de l'autre, l'heureux créateur de « Friendly Fire », son dernier né. Sean Lenon se présente amicalement et humblement en s'exprimant dans un français parfait. Il porte une cravate et une veste bien taillée. C'est dans la liesse générale que la formation ouvre le « Spectacle »…, puis embraie par « Dead Meat », « Parachute », « Wait for Me »… Un petit mot dans la langue de Molière entre chaque chanson accentue la confidence échangée entre le combo et l'auditoire. A un tel point que des questions aussi idiotes que déplacées commencent à fuser du public : 'Sean, où as-tu appris le français ?' Questions auxquelles il répondra très sympathiquement : 'Je ne suis pas là pour une interview, je suis là pour la musique' ; mais en souriant du coin des lèvres, il finira par avouer une réponse toute en harmonie avec son album : 'C'est une femme qui m'a appris le français, ce sont toujours les femmes'. Notre joie s'intensifie encore lorsque nous devenons l'auditeur et le spectateur d'un morceau encore inconnu : « Smoke & Mirrors », mise en bouche, sans doute, d'un nouvel opus en préparation. Les musiciens prennent leur pied. Leur attitude bien sage perd en crédibilité. Les traits d'humour fleurissent. L'ambiance est plus que détendue. Le reste de l'album est interprété très posément et tout en finesse par la troupe. « Friendly Fire », « Headlights », « Would I Be The One ». Cette dernière sonne la pause et incite le public à réclamer un rappel. Il lui sera accordé… « Tomorrow » étanche cette soif d''encore' et crée un climat de plus en plus 'cosy'. Le concert s'achève cependant par le retour sur scène des Joujoux d'Antan. Histoire de leur rendre la politesse. Cette invitation débouche sur un grand bazar bien sympa, à 10 sur scène. 'Le groupe s'appelle Sean d'Antan' plaisante l'hôte, et rigole à l'avance du résultat.

Cette fin symbolise bien le climat entretenu tout au long du spectacle : qualité, humour, ouverture d'esprit et générosité. 22h35, les lumières sont rallumées, on se presse vers la sortie et le bar. On est même surpris de croiser le guitariste perdu dans les couloirs, signant des autographes. Vraiment une agréable soirée qui restera longtemps dans les mémoires. Celle où j'ai fait la rencontre d'un homme propriétaire d'un lourd héritage familial, mais qui n'influence en rien sa véritable qualité artistique. 

Sean Lennon

Friendly Fire

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Même si huit années nous séparent du premier disque de Sean Lennon, le fils de John est loin d’avoir chômé. Il a collaboré avec une multitude d’artistes : Yoko Ono (logique), Thurston Moore ou encore Handsome Boy Modeling School. Il signe ici un album sentimental et feutré, mélancolique et romantique, hanté par la mort et légèrement psychédélique. Au risque d’enfoncer des portes ouvertes, les chansons de « Friendly Fire » rappellent fortement les Beatles période « Abbey Road » et, en particulier, celles composées par Lennon père pour le compte des scarabées. Les plus douces, bien sûr ! Mais Sean Lennon possède assez de talent pour ne pas se contenter de singer ses illustres aînés. Les chansons proposées vont droit au cœur grâce à des mélodies imparables, des arrangements classieux et le soin tout particulier consacré à la sonorité des instruments. Le disque audio est, en outre, enrichi d’un dvd : un film ambitieux illustrant les chansons de « Friendly Fire ». Réalisé par Michele Civetta, il représente de manière rêveuse ces histoires d’amour contrarié, où notre ami Sean Lennon ballade sa bouille de clown triste au sein de décors psychédéliques. Chaudement conseillé !

Sean Lennon

Into the sun

Sean, c’est le fils de Yoko Ono. Et de John Lennon, bien sûr. Il est âgé de 22 ans et est bourré de talent. Pour enregistrer son premier effort solo, il a reçu le concours de sa girlfriend, Yuka Honda, membre de la formation américano-japonaise, Cibo Matto. C’est vrai que Sean a tout pour réussir. Une voix dont le timbre est fort proche de son père. Mais a contrario de son demi frère, il affiche un style franchement original. Il n’hésite d’ailleurs pas, malgré son jeune âge, à s’aventurer dans le jazz, la bossa nova ou même la prog rock, comme sur " Sean’s theme " que ne désavouerait pas un certain Robert Wyatt. On a même droit à un instrumental, enregistré live avec un orchestre jazz, " Photosynthesis ". Mais tout ce ceci sous un format pop. Pop, dans l’esprit contemporain, avec samples, collages, arrangements soignés et harmonies vocales irréprochables. Si les treize compositions méritent d’être épinglées, d’un point de vue strictement personnel, en sus des deux titres susmentionnés, ce sont le pixiesque " Spaceship ", l’acoustique " One night ", le ‘brianwilsonesque’ " Queue " et le titre maître qui nous ont le mieux bottés…