La manille pour bébé de Panic Shack

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Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

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Sebadoh

Act surprised

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« Act surprised » constitue le 9eme elpee de Sebadoh et fait suite à « Defend yourself », gravé en 2013. Sur cet opus découpé en 15 plages, le trio est en toute grande forme. L’écriture et le chant sont équitablement partagés entre Lou Barlow et Jason Loewestein, des lyrics qui abordent des sujets aussi divers que l’angoisse face à l’évolution de la société, la dépendance aux drogues dures, l’humanisme et le regret quand ils ne tentent pas d’apporter une réponse aux véritables tourments causés par la politique dans le monde.

Musicalement, la formation affiche une remarquable cohésion pour nous livrer des titres qui oscillent entre la pop, le pop/rock, le rock et le grunge. Un grunge revitalisé, comme sur l’épatant et ténébreux « Vacation », malgré une petite envolée crazyhorsienne, « Get surprised », l’entraînant « Stunned » ou encore « Battery ». Pop, à l’instar de l’allègre « See-saw », de l’hymnique « Fool », de l’élégant « Sunshine » ou encore de « Belief », une chanson qui semble tourmentée par l’esprit du « Blowin’ in the wind » de Dylan. Mais surtout chargés d’intensité, comme sur les morceaux grunge, mais également lors de l’entrée en matière « Phantom », une plage punchy, chargée de groove, au cours de laquelle le batteur, Bob d’Ammico étale toute l’amplitude de son drumming. Puis bien sûr tout au long de « Leap year », dont le titre est répété inlassablement comme un slogan, alors que les éclats de gratte libèrent toute leur acidité. Des cordes qui scintillent de mille feux pendant l’incisif « Follow the breath ». Le long playing nous réserve deux ballades mid tempo plus complexes. Tout d’abord « Celebrate the void », un titre caractérisé par des changements de tempo, puis « Reykjavik », dont la voix rappelle quelque part, celle de Peter Gabriel. Bref un chouette album qui devrait plaire aux mélomanes raffolant de pop/rock bien électrique et mélodique…

Sebadoh

Defend Yourself

Écrit par

Quatorze longues années que Sebadoh n’avait plus enregistré d’album. Début 2013, il avait bien publié un Ep, mais pas de véritable long playing. Bien sûr, Lou Barlow n’a pas chômé depuis. Outre ses projets Sebadoh, Sentridoh et Folk Implosion, il est également revenu chez Dinosaur Jr. En compagnie duquel, il a participé à la dernière tournée. Sans oublier ses expériences en solitaire ou ses multiples collaborations.

En lisant les nombreux articles consacrés à son dernier opus, j’ai cru comprendre que ce disque ne valait pas un clou. Comme d’hab’ votre serviteur va marcher à contre-courant. Ben oui, quand l’œuvre d’un artiste confirmé est encensée par condescendance, j’ai tendance à tirer à boulets rouge sur le produit de consommation. Mais quand elle est injustement critiquée, je cherche tout simplement à remettre les pendules à l’heure.

Bref, vous l’avez compris, « Defend Yourself », le nouvel elpee de Sebadoh tient parfaitement la route. Et il est même excellent. On est loin du long playing éponyme datant de 1999, sans grande consistance. Faut croire qu’après une rupture de couple, Barlow se sent pousser des ailes. Les lyrics de cet opus traitent d’ailleurs de son divorce, mais également du nouvel élan qu’il a donné à sa vie, en compagnie d’une autre petite amie. Des sentiments de chagrin, de colère, de douceur et d’espérance, qu’il reflète à travers sa musique. Une musique lo fi bruitiste, vibrante, énergique, à la fois déstructurée et mélodieuse qui revient aux racines de Sebadoh. Même la production est DIY. Parmi les 13 pistes de cet album, j’épinglerai « Beat », attaqué dans l’esprit de Guided By Voices, l’enlevé et exotique « Inquiries », sorte de Led Zeppelin minimaliste, le rafraîchissant « State of mine », caractérisé par son rythme galopant, le mid tempo « Listen », une compo empreinte de tendresse et surtout le plus acoustique et bouleversant, « Let it out ». Probablement le sommet de l’opus. Encore que les puristes préféreront les plages les plus discordantes, joyeuses et bruyantes. A l’instar d’« Oxygen » ou du final « Separate ».

Si Lowenstein a repris son rôle à la basse, les drums sont assurés par l’ex-Fiery Furnaces, Bob d’Amico. C’est le quatrième musico à se charger des fûts, depuis la naissance de Sebadoh.

Sans quoi, « Defend Yourself » figurera certainement dans mon Top 20 de l’année.

 

Sebadoh

Harmacy

A l'instar de Cell, Afghan Whigs et autre American Music Club, ce trio bostonien explore la face la plus sombre du rock alternatif. Mais il le parcourt d'une manière différente. Développant une texture mélodique franchement rampante, capricieuse, instable, responsable d'un véritable spleen. Sur son nouvel opus, Sebadoh alterne pop songs aussi contagieuses que celles issues du répertoire de REM voire de Go-Betweens, aussi intensément électriques que chez Hüsker Dü, Nova Mob et même Pixies, et titres expérimentaux, beaucoup trop décousus pour véritablement accrocher...

Sebadoh

Bakesale

Tout comme Cell, Afghan Whigs et American Music Club, Sebadoh appartient à cette lame de fond américaine dont les groupes explorent la face la plus sombre du rock alternatif. Dans des styles différents, il faut le souligner. Le trio bostonien, par exemple, utilise une texture mélodique plus rampante, plus capricieuse, plus instable pour communiquer son spleen. La voix légèrement plaintive de Lou Barlow se chargeant de canaliser tout cet épanchement émotionnel. Pour enregistrer "Bakesale", Lou et Jason Loewestein ont pratiquement écrit toutes les chansons. Faut dire qu'Eric Gaffoney n'a plus qu'une présence symbolique sur ce disque, puisque après deux fugues successives, il a été définitivement et logiquement remplacé par le drummer qui avait assuré avec fruit l'intérim, Bob Fey.

 

Sebadoh

III

Écrit par

Sebadoh est passé à un trio lorsqu’il enregistre cet album : le drummer et multi-instrumentiste Jason Loewenstein vient de rejoindre Eric Gaffey et Lou Barlow. Nous sommes alors en 1991. Bien que les premières prises aient été opérées dans un garage à l’aide d’un quatre pistes à cassettes, la formation bénéficie de structures un peu plus professionnelles pour concocter cet elpee. 23 plages au cours desquelles les trois acolytes changent constamment d’instruments et se réservent le songwriting à tour de rôle. Si ce disque n’est pas le chef d’œuvre de Sebadoh, il est probablement celui qui a le plus influencé la scène lo-fi américaine. Le son est brut et cru. Les compos minimalistes, parfois bancales, en général mélodiques, oscillent entre folk, power pop, punk, psychédélisme (celui de Syd Barrett !), country, et blues ; épisodiquement le hardcore. Et bonne nouvelle, cet album culte vient de ressortir. Non seulement les 23 morceaux ont été remasterisés, mais l’opus a été enrichi d’un deuxième compact disc réunissant inédits issus des sessions d’enregistrements de ce « III », quelques démos de Barlow, ainsi que du fameux « Gimmie indie rock » compo iconoclaste et ironique qui figurait sur l’Ep, devenu aujourd’hui introuvable.