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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Serge Teyssot-Gay & Khaled AlJaramani

Teyssot-Gay Serge & Al Jaramani Khaled

Après deux albums solos (dont l’un tentait vaillamment de mettre en musique l’incroyable récit concentrationnaire de Georges Hyvernaud, « La Peau et les Os »), le guitariste de (feu ?) Noir Désir tente l’aventure orientale, le trip désertique comme exorcisme salvateur. Bertrand Cantat sous les verrous, il n’était pas possible pour ses amis de rester sans rien faire. La musique, pour cela, reste un remède puissant. Sur ce disque, Teyssot-Gay s’est adjoint les services du Syrien Khaled Al Jaramani, un joueur d’oud au toucher virtuose. A deux ils croisent le fer, sans jamais tirer à eux la couverture : c’est un échange, et ça s’entend. Teyssot-Gay tricote des riffs au cordeau sur les accords glissants de l’oud, et vice-versa, pour un résultat hypnotique et prenant. Parfois s’extirpe la voix d’Al Jaramani, telle une incantation… Peut-être s’adresse-t-elle, l’expiatoire, à Cantat, ou bien est-ce une prière ? De la transe, en tout cas, comme chez les musiciens de Joujouka (cfr la compile de Brian Jones). On (s’) y retourne tel un derviche tourneur, en appelant de ses mains que le ciel soit clément.

Serge Teyssot-Gay

Silence Radio

Premier album solo pour le guitariste de Noir Desir. En fait, Serge Teyssot-Gay a profité du break de huit mois, décrété par le groupe girondin, pour se lancer dans cette expérience individuelle. Pour enregistrer "Silence radio", il joue l'homme orchestre. Assurant à la fois la composition, le chant (dans la langue de Shakespeare!), l'interprétation, le mixing et la production. Travail qu'il a effectué dans son propre studio huit pistes. Avec pour unique compagnon sa guitare. Sauf pour le final "Waiting" où il fait usage d'un ‘métalophone’. Les interventions ponctuelles du violon et des claviers relevant uniquement de collages... Apres, écorchés, sauvages, minimalistes, les sept titres de ce mini album sont déchirés entre l'hostilité morbide du métal, la fièvre malsaine du chaos et les émanations nauséeuses d'un univers gangrené...