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Shane Dwight

This house

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Shane Dwight est né en Californie. Depuis 2009, ce chanteur, compositeur et guitariste partage son temps entre Nashville et son ranch californien. Sa discographie est conséquente ; il a ainsi publié huit cd et 2dvd live. Paru en 2011, son dernier elpee, "A hundred white lies", avait été fort bien reçu par la critique. Il a signé un contrat chez Eclecto Groove, la branche rock du label blues californien Delta Groove. Il a conservé le même producteur, Kevin McKendree. La crème des musiciens de studio de la Music City de Nashville a participé aux sessions d’enregistrement : Doug Lancio à la guitare rythmique et Kenneth Blevins à la batterie (NDR : ce sont des membres du backing group de John Hiatt), Steve MacKey à la basse et Lynn Williams aux drums (NDR : il milite, lui auprès de celui de Delbert McClinton). Kevin McKendree, qui a longtemps soutenu McClinton, se charge des claviers.

Le titre maître ouvre l’opus. Une plage accrocheuse, caractérisée par une mélodie soul subtile. La voix de Dwight est solide et chaleureuse. Les sonorités dispensées par l’orgue Hammond de McKendree son feutrées. Une bonne rythmique communique un feeling funk à "We can do this", une piste toujours dominée par la voix, avant que Dwight ne s’autorise un billet de sortie sur sa gratte nerveuse et bien sentie. "Fool" baigne au sein d’un climat serein, presque indolent, une ballade réminiscente du Band, au cours de laquelle Shane nous réserve un solo tout en sensibilité. "Sing for me (Search for Sierra)" lorgne vers le Chicago Southside, mais sous un format contemporain. Une compo qui fleure bon le Sud. Parcouru par une mandoline et enrichie de chœurs gospel, elle exhale un charme discret et repose sur une trame mélodique ambitieuse. De sa voix accrocheuse et chargée de passion, Bekka Bramlett, la fille de Bonnie & Delaney, est venue chanter "It's gonna be beautiful", dans un climat country made in Nashville. Le style adopté tout au long de cet elpee s’avère, en général, plutôt homogène. "Devil's noose" est un blues aux accents roots americana. Directe, harmonieuse, la six cordes se fraie un chemin devant l'orgue Hammond. "Stepping stone " nous entraîne au cœur d’un Memphis blues bien saignant, une compo calquée sur le motif rythmique de "Green onions". Les changements de tempo sont parfaitement intégrés. Omniprésente, la guitare est impeccablement maîtrisée. Manifestement une des meilleurs plages du long playing. Shane a trouvé sa vitesse de croisière. Son blues est bien rythmé. Il n’a plus trop envie de changer de trajectoire. "Never before" est entraînant. La voix de Dwight est intransigeante pour aborder "I'm a bad man". Elle est aussi convaincante que celle du géant texan, Freddie King. Et la guitare laisse s’envoler de savoureux chapelets de notes, dès qu’elle en a l’opportunité, pour épouser le chant ! Ballade presque pop, "Losing ground" est tramé sur une ligne mélodique simple. Les sonorités de l’orgue sont lumineuses. Les interventions de cordes dignes de Clapton. Soutenu par un riff blues/rock, "Bad for you" concède des vocaux hip hop que traduisent les réponses animées de Lady Bekka. De bonne facture, cet elpee s’achève par "Crazy today", une piste qui baigne dans l'ambiance country/gospel de la Music City.

 

Shane Dwight

Come see me

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Shane Dwight vient de commettre trois albums en très peu de temps : "Blues Band", "Boogie king" et "Come see me". Un jeune bluesman californien (NDR : il n’a pas trente ans), qui vient de décider d’élargir son horizon sonore en ne se limitant plus à sa seule guitare slide.
 
Dès l'entrée, Shane prouve qu'il est bien chez lui en Californie. De sa voix un peu frêle il chante le bon jump, "Hot little mama". Sa guitare répond instantanément aux vocaux. Le saxophone de Danny Hull est bien planté dans le décor. Sa voix montre bien plus d'aplomb pour aborder le classique "Pretty woman". Son timbre est proche de l'Anglais Mick Clarke. Lorsqu’il veut injecter de la puissance, il se met à crier, un peu comme Johnny Winter. Il remet le couvert pour "High time", une composition pour laquelle il est rejoint par Gregg "Tumbleweed" Mooney à l'harmonica. Il affectionne tout particulièrement ce tempo qu'il emprunte à Elmore James ou à J.B Hutto,… Armé de son bottleneck acoustique, il accorde un "Can't be satisfied" caressé par la basse discrète de Paul Logan. Rock blues énergique, le titre maître repose sur un solide riff électrique, probablement issu de la guitare de Robby Z. Shane est de nouveau très proche de Mick Clarke. Ce titre doit vraisemblablement faire un malheur sur scène. Mr Dwight est perspicace pour choisir son répertoire. "Empty arms" est imprimé sur un tempo élevé. Sa sortie de guitare est impériale. Il n’accorde pas une note de trop. Son phrasé me rappelle parfois celui que Peter Green exécutait à l'époque de "Mr Wonderful". L'harmonica et le piano de Tommy Thompson sont bien présents tout au long du Chicago shuffle bien enlevé, "You've gonna want it". R&B funky, "Sideman" marque un changement de style. Il s'attaque d’emblée au West Coast jump à travers le fabuleux "Rock this house", un fragment immortalisé par l'extraordinaire Hollywood Fats, il y a plus de vingt ans. Shane Dwight n'a pas à rougir de sa performance. Il revient à nouveau à Chicago pour reprendre un autre titre de Muddy Waters : "Catfish blues". Son interprétation est empreinte de beaucoup de respect. Shane Dwight achève cet opus de bonne facture armé de sa slide bien électrique pour attaquer "She's so sweet". Tumbleweed Mooney souffle tout en puissance avant de laisser la slide de Shane exploser…

Shane Dwight

Boogie King

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Shane Dwight est un chanteur/guitariste/compositeur californien. Flanqué de son blues band, il nous propose son premier elpee. Un disque coproduit par Dave Wellhausen, un spécialiste du genre. Pour concocter ce premier album, Shane ne s'est pas contenté de favoriser une production personnelle, mais s'est lancé dans la reprise des canons du Chicago Blues.

C'est une slide assez méchante qui introduit le riff du célèbre "Sweet home Chicago". Dave Wellhausen vient souffler avec puissance sur ce fragment au cours duquel Shane montre beaucoup de cœur à l'ouvrage. Plutôt saignant le Dave ! Mr Dwight ne se débrouille pas trop mal pour reprendre le "Snatch it back & hold it" de Junior Wells. La section rythmique est assurée par la basse de Cuck Fike et les percussions de Jerome Kimsey. Une base de lancement idéale pour la six cordes, Robby Z complétant le tableau à la guitare rythmique. De sa voix nasillarde, un rien faible mais juste, Shane poursuit son périple. Mais, heureusement, sa guitare est très inspirée. A l'instar du "I need U so bad" de Magic Sam. Vous l'aurez deviné, la plage titulaire flirte avec le boogie. Pour ce titre issu de la plume du leader, Shane a battu le rappel de ses potes. : Little John Chrisley à l'harmo, Warren Davis à l'orgue et le brillant Steve Lucky au piano. Le reste de l'album aligne des reprises : "Just a little bit" et "Baby what you want me to do", tout d'abord. Le très tonique "You were young" de Freddie King, ensuite. Très Chicago Southside le "That's alright de Jimmy Rodgers ralentit la cadence. Wellhausen y participe activement. La guitare de Dwight a bien assimilé le style de Rodgers ; et en particulier dans la rythmique. Shane monte en puissance. Sur "Yonder's wall", le solo tiré de ses cordes est particulièrement réussi. Les covers se succèdent : "Gangster of love" de Johnny Guitar Watson, "Please love me" de BB King. Elles véhiculent un de ces sons ! En réalisant une sortie parfaite, ce jeune musicien prouve une nouvelle fois qu'il possède les qualités pour assimiler le style des grands. Et il le démontre à nouveau sur "Hideaway", l'impeccable "It takes time" d'Otis Rush et enfin en finale, "Backstroke" d'Albert Collins, rehaussé par la présence de Don Boraka au saxophone. Après avoir écouté cet elpee enregistré en 2001, il ne fait aucun doute que cet artiste prometteur mérite d'être suivi à la trace...

 

Shane Dwight

Ep

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Cet Ep a été enregistré 'live' à Hayward, en Californie. Le 28 avril 2002, très exactement. Découpé en 5 fragments, il nous présente un SDBB plus proche de nous, plus personnel aussi, car il ne réunit que des compositions de Dwight. Hormis la participation de l'harmoniciste Greg "Tumbleweed" Mooney, le line up du combo n'a pas changé.

La plaque s'ouvre par "Please", une compo puissante, imprimée sur un tempo rapide et toujours aussi inspirée par le son Chicago des années 50 et 60. Sa guitare semble plus assurée. La production restitue bien le son souhaité par Shane. La section rythmique entretient ce son volontiers sale. A l'instar de "You're gonna want me". Dwight force quelque peu sa voix sur cette plage qui déménage allègrement. Elle passe ainsi beaucoup mieux la rampe. Clairement funky, "Sideman" permet à la guitare d'exulter en explorant ces champs rythmés… Le virus atteint l'harmoniciste qui fonce tête baissée dans "She's so sweet". La finale est consacrée à "Boogie king", une adaptation du titre maître de son premier album ; mais sous une version plus dépouillée, brute, sans les claviers.