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Shining (Norway)

Black Jazz

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Il ne doit pas vraiment être simple pour Indie Recordings d’héberger deux groupes différents qui portent le même patronyme. Le Shining qui nous intéresse aujourd’hui est norvégien et s’est inventé un style musical bien à lui qu’il a choisi de baptiser ‘black jazz’. Il ne faudrait surtout pas le confondre avec l’autre Shining, suédois celui-là, et pourvoyeur d’un black métal suicidaire et provocateur. Non contents de porter le même nom et d’être signés sur le même label, les deux combos scandinaves ont pour autre point commun d’être très extrêmes dans leurs genres respectifs. Et, si le Shining norvégien ne pratique pas vraiment le métal, son côté violent et excessif pourrait très bien attirer plus d’un amateur de musique infernale. Leurs compatriotes vikings d’Enslaved l’ont d’ailleurs bien compris en les emmenant dans leurs bagages lors de leur tournée de 2007.

Shining existe depuis 1999 et compte déjà quelques albums à son actif. La musique gravée sur l’album « Black Jazz », aussi étrange et virulente que le look des quatre instrumentistes qui la jouent, est tout à fait indescriptible. Technique et d’une violence extrême, elle est caractérisée par des vocaux schizophréniques hurlés, des guitares sauvages et les interventions complètement folles, au saxophone, de Jørgen Munkeby. Aux expérimentations déjantées de ce multi-instrumentiste viennent se greffer les claviers et les samples industriels de Moen ainsi que la batterie technique de Lofthus et la basse de Kreken. Le résultat est surprenant, déroutant et cependant hautement jouissif. Il navigue quelque part entre les délires jazz rock de Frank Zappa, la violence industrielle de Ministry et les expérimentations progressives de King Crimson. Shining semble d’ailleurs vouer une certaine admiration au groupe de Robert Fripp puisqu’il se fend d’une reprise très personnelle et très réussie du classique « 21st Century Schizoid Man ».

Autant le dire tout de suite, le « Black Jazz » n’est pas destiné à toutes les oreilles et il faut même en avoir une sérieuse paire pour oser s’y frotter. Amateurs de sonorités extrêmes et avant-gardistes, ruez-vous sur ce disque, il est fait pour vous !