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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Six By Seven

The way I feel today

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Depuis la sortie de leur dernier elpee, "The closer you get", paru en 2000, le line up du groupe a été réduit à un quatuor. Ce qui n'a pas changé grand chose au style musical pratiqué par la formation de Notthingham. Etonnant, lorsqu'on sait que le musicien qui a quitté le groupe était un des deux préposés à la six cordes. En l'occurrence, Sam Hempton, un des membres fondateurs. Non content d'assumer le chant, Chris Olley se réserve donc maintenant toutes les parties de guitare. Faudrait voir quand même comment ils vont pourvoir se débrouiller sur scène sous cette nouvelle formule. Première constatation, le climat de leur nouvel opus est beaucoup moins ténébreux. Le malveillant et hypnotique " Anyway " constituant l'exception qui confirme la règle. Il y a même une ballade mélancolique, hymnique, intitulée " All my new best friends ", chanson qui aurait pu relever du répertoire de Coldplay. Mais dans l'ensemble, l'opus libère une intensité dévastatrice, impitoyable, féroce, qui frôle le nucléaire. " Cafetaria rats ", " Flypapers for freaks " et " Speed is in, speed is out ", épousent même la sauvagerie tribale des Stooges! Et si le reste se révèle plus britpop, surtout à cause du sens mélodique hyper contagieux et du timbre vocal falsetto de Chris, la tempête sonore ne se lève pratiquement jamais, tout au long des 11 fragments de ce disque. Un souffle sonique entretenu, de manière quasi permanente par la guitare et les claviers. Une tempête chargée de colère existentielle, manifestée par le groupe à l'égard du monde contemporain. Les lyrics venimeux, caustiques, cyniques, semblent même avoir été nourris au punk ! L'opus recèle cependant un fragment assez curieux, " Karen O " ; un morceau dont le tempo est imprimé par une boîte à rythmes, la mélodie réminiscente d'Oasis circa " Definitely maybe ", et le mur de guitare(s) construit à la manière d'un Band of Susans. Un superbe album !

 

Six By Seven

The closer you get

Taxé dès ses débuts de pâle copie de Radiohead, Six By Seven s'est progressivement débarrassé de cette allégorie, en embrassant un style plus sauvage, plus viscéral, propice à des excursions soniques aussi élaborées que chez Quickspace voire Mogwai. Dispensant une intensité aussi malveillante et sensuelle qu'un Afghan Whigs et libérant un groove implacable et hypnotique digne de Spacemen 3, sa musique manifeste aujourd'hui une virginité émotionnelle très personnelle. Le timbre vocal de Chris Olley, qui oscille du falsetto au cri primal, y est sans doute pour quelque chose. Mais également la causticité et l'inventivité des accords de guitares. Des riffs qui peuvent à tout instant exploser dans une cacophonie lacérante de distorsion et de feedback, avant de retomber sur le fil mélodique. On a même droit, avec " England and a broken radio " à un détour par la cold wave ; alors que nappé de claviers hammond, " Another love song " aurait pu relever du répertoire des Charlatans. Et pourquoi pas même faire l'objet d'un single. Et, en finale, Six By Seven nous réserve une dernière surprise, sous la forme d'une ballade psychédélique et mélancolique : " 100 something foxhall road ". Encore qu'on imagine plus facilement un Smashing Pumpkins, atteint d'un coup de cafard, épancher ce type de spleen...

 

Six By Seven

The things we make

En septembre 97, Six By Seven commet son premier single : " European me ". Un pressage limité à 500 exemplaires qui épuise son stock en moins d’une semaine. Et pour cause, ce titre est tout bonnement remarquable. Une composition dont le tempo à la fois riche, syncopé et hypnotique rappelle instantanément le My Bloody Valentine au sommet de son art. Une chanson que l’on retrouve bien sûr sur le premier opus de ce quintette de Nottingham, " The things we make ". Tout comme les deux autres singles, c’est à dire le très atmosphérique, dans l’esprit de Portishead, " 88-92-96 ", et " Candlelight " caractérisé par un groove incendiaire, irrésistible, réminiscence de la house mancunienne. Et le reste ne manque pas d’allure. Notamment " A strange shape ", incantation teintée d’exotisme, " Brilliantly cute ", découpé, suivant la recette noisecore de Sonic Youth, dans des cordes de guitare plaquées, écorchées ; le ‘fallien’ " Something wild ", ainsi que " Spy song ", psychédélique, à l’instar de Spacemen 3, dans le sens le plus obsessionnel du terme. Une excellente surprise !